Étiquette : Schirm

Tour de vis

Cette vue là, on l’adore (Bitschwiller-lès-Thann)

Pourquoi tour de vis? parce que je voulais lutter contre ma flemme, alors je me suis infligé des pentes.

Les pentes, pour moi, c’est un exercice difficile; il me faut transporter ma personne et son vélo là-haut. J’admire ces jeunes hommes qui sprintent en grimpant. Je n’ai jamais su le faire, ni pu le faire. Heureusement le spectre du vélo est large, il y a de la place pour tout le monde.

Donc aujourd’hui, Amic puis Hundsrück, Schirm et Rammersmatt pour finir.

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Au milieu, le petit dernier

A quoi bon?

Bretten

C’est vrai que parfois je me demande à quoi bon? A quoi bon décrire une sortie qu’on accomplit pour la nième fois. Chacun connait ça, chacun sait le faire, avec des variantes. On tâte le terrain plus exactement le vent comme un navigateur à voile.

Quand j’ai vu Cernay arriver aussi vite sans encore avoir commencé mon pédalage, j’ai changé de parcours, j’ai pris un cap sud-ouest face au vent jusqu’à Bellemagny. Une succession de bosses où je profite des creux pour m’abriter du vent puissant.

Lachapelle-sous-Rougemont

A Bretten, j’ai rejoint Rougemont, puis j’ai pu mettre les pieds sur le guidon.

Golf de Rougemont

Le Schirm se monte avec réflexion dès lors qu’on n’a pas beaucoup de ressources comme c’est mon cas. On part de la cote 400 et on arrive à 600m au col en 3,5km à peine 6%. D’abord la ligne droite jusqu’à Houppach où l’on prend ses marques. Ne pas s’affoler, ça ne sert à rien. Dans Houppach, on respire et une fois à hauteur du garagiste, il faut négocier quatre courbes et des tronçons à pente variable jusqu’à l’embranchement de la colonie de vacances; une fois là, c’est gagné, il faut prendre un rythme de croisière pour les deux dernières rampes à pente régulière. Quand on voit le portique électrique, on est sauvé.

La relève est assurée (Bourbach)

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Faut-il tutoyer la montagne?

Mon parcours du jour

Depuis que je suis au pied des Vosges, on imagine que la montagne m’est devenue familière. Je vous rassure, je ne bénéficie d’aucune clémence quand j’aborde la pente près de chez moi. Elle ne me sera jamais assez familière pour que je la tutoie, au contraire, elle ne m’inspire pas confiance: face à elle, je suis toujours dans le doute. C’est certainement psychanalytique, mais la montagne reste pour moi un mystère, je ne l’explique pas, elle semble difficile et facile à la fois, je la prends avec conscience comme un défi qui met en jeu à la fois le mental et le physique.

C’est Maxou?…Oui!..Je suis connu et reconnu; ça me fait plaisir quand un cycliste sympa avec un beau vélo au guidon gainé de cuir m’aborde. On discute vélo, itinéraire,…bref de tout ce qui nous rend complice.

Le col est ouvert dans les deux sens, plus aucune trace de la neige.

Puis je reprends ma route, Bitschwiller-le Hundsruck. Je trouve cette grimpée là très physique avec un « pentomètre » qui passe à 14% avant le Plan Diebold-Scherrer. Je ne m’insurge pas car la montagne est insensible en dépit du revêtement tout neuf. J’arrive finalement en vue de la Fourmi en ayant utilisé toutes mes ressources. Je ne vais pas me mentir, c’est toujours aussi dur que l’année d’avant.

Le Schirm est une formalité; je croise des ACTF en nombre qui s’attendent en haut. Puis j’aborde la Seigneurie qui file vite avec le puissant vent d’est.

A Eteimbes, j’arbitre pour sauter d’une vallée à l’autre. Je zigue et je zague à l’estime jusqu’à Diefmatten. A Aspach-le-Bas, je ne trouve plus Matthias dans sa voiture. Il a du déménager une nouvelle fois.

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Cent soixante neuf

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Houppach

C’est quand je donne un rapide coup d’œil au cardio que je prends conscience de mon inconscience.

Stop!

Deux cyclos devant moi qui grimpaient le Schirm.

C’est dans mes gènes, je m’accroche derrière.

Au dernier kilomètre, j’ai levé le pied.

Trop fort pour moi.

Bon, je me tâte de partout, je suis toujours en vie.

C’est la peur rétrospective.

Je rétrograde. Je me suis toujours demandé comment ça fait, l’accident cardiaque.

On doit tomber part terre brutalement dans un sourd cliquetis de ferraille.

J’y pense et puis j’oublie.

Le col est là et je me laisse descendre à Bourbach.

Des cohortes de cyclos font la pause au carrefour.

Je grimpe le Hundsruck en douceur.

J’emprunte le beau tapis neuf jusqu’à Bitschwiller.

Pas de marquage.

Pour un peu, on se laisserait entraîner par dessus  la rambarde dans les virages serrés faute de ligne blanche annonciatrice de la courbure.

Je stoppe tout net avant d’atteindre la vallée.

La dame prend son compagnon en photo sur fond de coteau, chacun de part et d’autre de la chaussée.

Ils sont confus de cet excès de zèle.

Mais c’est tellement beau de voir des cyclos amoureux de la montagne.

Aujourd’hui, ils étaient nombreux à découvrir le beau bitume neuf.

169 pulsations, c’est évidemment trop pour moi.

Je déraisonne.

C’est pour ça que je porte ma ceinture, pour faire stop avant.

Cent Cols, la rencontre régionale Vosges

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Au col de Luttersberg

C’est aujourd’hui à Sentheim que les Cent Cols de l’Est s’étaient donnés rendez-vous pour leur rencontre régionale annuelle.

Nous étions une vingtaine ce matin à nous retrouver avec nos vélos de route ou VTT.

Besançon, Vesoul, Strasbourg,  Jussarupt, Roth Hambach, Haguenau,…certains avaient parfois fait un long voyage pour être présents à cette fête annuelle.
Parmi nous, honneur à Raymond n°734 et Jean Lou n° 769 inscrits depuis plus de trente ans à la Confrérie!

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A Lauw, des cyclos disciplinés

Pour ma part, j’étais le local de l’étape, étant venu seulement de Thann sur mon vélo.

C’était l’occasion pour ceux venus de loin de tâter du Hundsrück et du Schirm.

Et pour les vététistes de grimper deux nouveaux cols fraîchement homologués

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peu avant le col de Sickertbach, un peu de portage

  • le col de Sickertbach

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au col de Sickertbach

  • le col de Luttersberg

…tout en terminant par le col de Sattelboden et le col du Schirm (passé à la descente).

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col de Sattelboden

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attention à la descente!

Au Schirm, routiers et vététistes se retrouvent autour d’un pique-nique agrémenté de vin du pays.

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Au col du Schirm

Remerciements à Jean-Christophe et Arsène, les organisateurs de cette sympathique rencontre qui nous ont conçu un parcours mixte routier et chemin avec quelques passages pentus.

trace GPS

En 2017, nous étions réunis au col du Calvaire, une chaude journée éprouvante pour Jean et moi (voir mon billet)

Aller sur le site du Club des Cent Cols

 

 

Montagne

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Des panneaux pour cyclistes comme au Grand Ballon

La dame passe en tirant un braquet énorme.

Sans un mot.

Le sexe faible se distingue sans difficulté vis à vis de Maxou qui renâcle dans la pente. Poursuivre la lecture de « Montagne »

Tour rétro en noir et blanc

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Rammersmatt

J’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai mis sur le vélo.

Quatre degrés au départ et trois au retour.

Mais le temps était sec. Poursuivre la lecture de « Tour rétro en noir et blanc »