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Enfin de la fraîcheur!

Jogging décentralisé dans la fraîcheur matinale avec 16°C.

Le tour du lac ce matin. Une heure et quinze minutes en petite foulée me suffiront pour aujourd’hui. J’ai dépassé les 400 km. C’est une fierté même si j’ai croisé un septua en débardeur beaucoup plus fringant que moi.

Je suis parti d’Aspach, j’ai grimpé jusqu’au lac par la forêt. Puis j’ai fait le tour en commençant par la digue. Un kilomètre sans une âme à l’horizon. Puis je suis revenu par le sentier spongieux recouvert d’écorces fraîches. C’est trop mou, je longe la bordure. Puis je descends au collecteur et je remonte à l’autre bout de la digue. Retour par la digue et descente à Aspach.

Dix kilomètres tout rond. Content de mon tour. L’arthrose de mes genoux, j’évite d’en parler, j’essaie de vivre avec. Mais après dix bornes de jogging, évidemment la douleur est un peu plus aiguë derrière les rotules pour le reste de la journée. Les phalanges, c’est très supportable, mais les genoux c’est plus critique.

Il faut apprendre à vivre avec. Le toubib m’a prescrit du Diclofénac. Savoir que j’en ai, ça me rassure. Je ne sais pas s’il existe des clubs d’arthrosiques…

J’ai des amis cyclos qui ont des prothèses de hanches, ils ont du avoir autrement plus mal que moi.

Jeu de main

Ils sont là, à m’attendre, dans le garage.

Je commence à m’en persuader, je ne remonterai pas sur mes vélos avant la fin de l’année, ni même peut-être en début 2020.

La cause à cette paralysie de mon majeur droit qui me fait souffrir. La nuit et le jour. Sans parler des autres articulations, aux pieds, aux genoux, aux poignets.

Les deux séances anti-inflammatoires n’ont rien changé. Et la radio du doigt a confirmé une arthrose inter-phalangienne distale.

Oh les beaux osselets!

J’en suis là.

J’en suis à imaginer une orthèse bricolée pour immobiliser ce doigt la nuit.

Vous savez tout et pourquoi je ne peux plus alimenter mon blog de mes récits de randonnées.

Cycliste malgré tout

Cycliste enrhuBé

J’ai abandonné l’idée de manifester aujourd’hui contre la réforme des retraites. Je délègue mes pouvoirs de nuisance. Le Français est un rouspéteur, c’est pour ça qu’il manifeste dès que l’occasion se présente. Finalement, je prends la mesure pleine et entière de mon statut de retraité avec ses pathologies habituelles de vieux.

Remarquez qu’ici, en Alsace, on fait le gros dos face au mécontentement. On attend que l’orage passe. L’Alsacien n’est pas gaucho pour deux sous, même trois. Le désordre de rue, il aime pas, l’Alsacien. C’est un atavisme ancien auquel il s’accroche. Un vieux fonds de social-chrétienté l’anime; prendre des coups sur la tête depuis Paris? non, ça ne lui fait pas mal. Il ne sent rien. Sa retraite en miettes, façon puzzle, dans quarante ans, après avoir voltigé de gros boulots en petits boulots au nom de la flexibilité libérale? non, ça ne le dérange pas.

Moi, pour l’heure je traine ma carcasse d’un bout à l’autre de la ville, médecin, pharmacien, maison. Maison, pharmacien, boulanger, radiologue. Je n’ose pas sortir mon mulet de campagne.

Le vélo sert à tout. Même malade, je ferme les écoutilles qui enserrent mon cou, un bonnet d’âne sur la tête bien enfoncé et je roule. Oui, ça racle dans la pente. Gober de l’air froid, la trachée se plaint. Devant la pharmacie, une contorsion. Pour sortir mon gant de la main, le doigt arthrosé (je ne sais pas si ça se dit) n’est pas content quand on lui tire dessus. Je me tourne face au mur pour ne pas montrer mon rictus.

Le sirop, il n’est pas gratuit. Le collutoire non plus. Si c’est pas remboursé, c’est que c’est pas efficace, me dis-je…la pharmacienne hausse les épaules comme pour acquiescer.

Puis elle ajoute, je vous fais six pour cent de remise! Bon reconnaissons l’effort salvateur.

Oui parce que vous ne savez pas, en plus de ma crise d’arthrose qui me fait mal partout, j’ai attrapé une rhinopharyngite. Chez moi rien n’est simple. D’abord un mal à avaler puis rhinite abondante, puis toux et sensation de bronches enflammées…et après, tout en même temps! Tas de mouchoirs au pied du lit, quand y’en a marre, je me lève. La nuit est foutue.

Mais le vélo me transporte malgré tout. Celui de la ville. Quand j’aborde les bordures, je trace un segment bien droit et oblique, ce qui me permet de décramponner la main droite douloureuse du guidon. J’évite la puissance qui fait avaler de l’air froid comme un carbu de turbo. Autrement dit, je presse mou.

Bref je suis devenu une Gordini avec un moteur de deux chevaux sous le capot.

Je ne vous oublie pas.

Quand l’arthrose survient

On m’a dit c’est de l’arthrose. Qui est on? mon médecin.

L’arthrose est une maladie du cartilage.

Tout de suite. on a peur; on se voit déjà revendre ses vélos sur le Bon Coin.

J’ai des amis cyclistes qui ont souffert d’arthrose de la hanche et qui ont du recourir à une prothèse. Ils re-pédalent tous. Quand on est sportif, on est surpris d’être atteint par ce type d’affection. Comme n’importe quel quidam, on se sent puni injustement par le sort. Toute affection retentit fatalement sur le moral du sportif.

prothèse de hanche

L’articulation est délimitée par la membrane synoviale qui secrète un liquide (le liquide synovial) qui lubrifie l’articulation. Autour de l’articulation se trouvent les ligaments et les muscles amarrés sur les os grâce aux tendons. (voir ce site de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris qui répond à 100 questions sur l’arthrose)

Sans même s’y intéresser, mes douleurs dans les genoux, les chevilles, les phalanges lui ont suffi au diagnostic.

Vous avez quel âge? 68 ans. Alors c’est normal. L’arthrose touche près de 10% des hommes et 18% des femmes de plus de 60 ans selon le site Doctissimo.

Pourtant on peut lire ailleurs…

Le cartilage est un tissu vivant qui se renouvelle perpétuellement (même chez les personnes très âgées). La cause principale de l’arthrose n’est certainement pas l’âge.

Vous ressortez de chez le pharmacien avec une boite de chondroïtine sulfate sodique (non remboursé). Et c’est tout. La chondroïtine est efficace d’après la littérature du net (je parle du littérature du net car sur le net on trouve de tout, du vrai et du faux, ce qui rend le corps médical furieux), mais ne répond pas aux poussées inflammatoires.

Je ne prends pas d’automédication, je consulte pour avoir un avis de sachant.

Mais il est vrai que la médecine de ville est de moins en moins accessible. Idem dans les Urgences…

Le problème dans une arthrose diffuse, c’est le handicap car on a mal partout à la fois. Quand je marche, quand je pédale et avoir un seul doigt gonflé sous l’effet de l’inflammation vous prive de vos gestes quotidiens. Il faut ruser, serrer le pain ou la tasse avec les autres doigts…et donc leur infliger des efforts anormaux.

Une poussée congestive qui vous réveille en sursaut en pleine nuit. Quand c’est gonflé, mieux vaut laisser le membre au repos

Enfiler un gant, oui. Mais pour le retirer, la souffrance est là.

Mais le pire n’est pas atteint. Le pire c’est quand vous êtes réveillé en pleine nuit avec une douleur aiguë dans le doigt. C’est comme des coups d’épingles permanents. Aucune position de la main n’est satisfaisante. Impossible de se rendormir.

J’enduis mon doigt gonflé de Voltarène…rien ne se passe. Je prends du paracétamol et au bout de deux heures, j’arrive à me recoucher et à m’endormir. A propos du paracématol, la littérature du net dit qu’il n’est pas efficace…

Le médicament le plus efficace contre les douleurs liées à l’arthrose s’est avéré être l’anti-inflammatoire diclofenac (Voltarène, commercialisé par Novartis et génériques) à une dose de 150mg/jour, devant d’autres anti-inflammatoires tels que l’ ibuprofène, le naproxène ou le celecoxib. (doctissimo)

Inutile de dire qu’au petit matin on est déjà fatigué.

L’arthrose semble encore bénéficier d’une prise en charge hésitante…et le patient se demande si son cartilage ne va pas être bouffé définitivement.

Il reste à connaître les causes et les facteurs aggravants. L’hérédité est évoquée, le surpoids pour les genoux, l’alimentation « trop grasse, trop salée, trop sucrée » évoquée dans plein d’autres maladies.

Pour ma part je ne crois pas à l’homéopathie face à ce type d’affection. En revanche je crois aux anti-inflammatoires tout en ayant conscience de leurs toxicités.

100 questions sur l’arthrose

Arthrose du genou et plus si affinités

Voila ce que j’écrivais dans mes Potins du lundi le 15 juillet 2019…

je subodore que les années passant, on fait du vélo avec attention, je veux dire en faisant attention. Attention à ma tendinite des doigts qui se réveillent dans les longues descentes sur les freins, attention à cette douleur au-dessus du genou gauche qui atteste que j’ai tiré un trop grand braquet en grimpant le Vieil Armand, attention à la rhinite qui se réveille pour un oui, pour un non…bref il faut savoir ou apprendre à pédaler mou pour durer.

On a tous au début un capital. Petit ou gros selon notre chance. Puis on l’entame. Parfois sans s’en rendre compte. Jusqu’au jour où l’on n’a plus rien. Je veux parler de ce capital santé que chacun fait fructifier comme il peut, l’âge venant.

Le corps médical est formel, entretenir son corps, donc son capital physique passe par le sport. On parle même du sport-santé!

En réalité, il faut un jour déchanter. Vos gènes sont là et renferment le secret de fragilités qui un jour ou l’autre se réveillent et vous rappellent à l’ordre.

Le sport et l’âge ne font pas toujours bon ménage. D’un coté c’est bon pour le système cardio-vasculaire…et de l’autre les articulations du squelette n’aiment pas trop qu’on les sollicite exagérément.

Exemple avec les tendons et les cartilages qui se déclinent en tendinite et en arthrose lorsqu’ils sont malades.

Pas besoin d’être grand clerc pour savoir que quand vous vous levez le matin perclus de douleurs articulaires des doigts, de la hanche, des pieds ou du genou, c’est que vous avez de l’arthrose.

Mon médecin me l’a dit « à partir de 60 ans c’est naturel d’avoir de l’arthrose ». Pour la hanche, c’est parfois bien avant, douloureux et très invalidant. Il semble que le corps a une durabilité variable et que certaines pièces du puzzle s’usent plus vite que d’autres selon les individus.

De nombreuses articulations peuvent être touchées par l’arthrose. Les principales sont les cervicales et les lombaires (entre 70 et 75 %), le genou (40%), le pouce (30%), la hanche et la cheville (10%) et les épaules (2%). (Doctissimo)

Nous sommes 50 à 65 % après 65 ans à souffrir d’arthrose. Voila qui ne va pas arranger ceux qui vont bosser à l’avenir jusqu’à 70 ans!

L’arthrose du genou

J’ai regardé mon agenda…ma douleur du genou droit est intervenue le 9 juillet lors de la montée au Vieil Armand. Une douleur inhabituelle pour moi qui n’ai jamais rien connu de tel.

Depuis les deux genoux se sont mis de la partie, et aussi les doigts (mais j’avais déjà des signes précédemment) et aussi le pied droit. J’ai consulté les nombreuses pages du net. La pharmacopée est classique. Elle passe par les anti-inflammatoires, puis la chirurgie. Mais le mieux, à mon avis, est encore de prendre son mal en patience avant de recourir à la méthode forte.

Des montées et descentes d’escalier douloureuses qui cependant n’empêchent pas de faire du vélo. Une légère souffrance au pédalage et c’est tout. On y pense et on évite de trop presser sur les pédales. D’ailleurs le vélo n’est pas déconseillé. Contrairement à la course à pied.

Pédale douce

Rétrograde, rétropédalage, rétroscopie, rétroviseur, …aujourd’hui train rétro.

Pédale douce est un terme qui appartient au piano. Il s’agit de la pédale droite qui atténue le son et donne de la nuance au son.

Le monsieur m’a dit « attendez que la barrière soit entièrement levée! »

Le terme est galvaudé. On l’emploie pour demander de la modération en tout.

Et à vélo? pourquoi pas aussi! Aujourd’hui j’appuie en douceur sur les pédales car j’ai mal à un genou. Un truc qui frappe de nombreux cyclistes et qui à la longue devient rédhibitoire pour la poursuite du vélo.

On voit nettement le col sur l’horizon, il ne semble pas haut depuis Houppach

Alors je me modère. A mon avis, humble avis, c’est de l’arthrose, une dégradation du cartilage. Un truc de vieux, quoi!

J’ai croisé une dizaine de cyclistes dont la plupart semblait découvrir la grimpée du Hundsrück. Avec curiosité et émoi, deux comparses détonants.

C’est dommage de devoir se limiter en pleine saison d’été. Je fais contre mauvaise fortune bon cœur.

Mon attention est attirée par cette boite à livres. Le monsieur qui jardine tout près me demande si je lis…c’est lui qui a eu cette initiative. Trois ou quatre livres dont des livres de classe. Il a aussi installé une poubelle et emporte les ordures déposées à la ville. C’est son jardin empli de nains de jardin qui borde la Voie Verte en direction de Bitschwiller. Il nettoie aussi les rives de la Thur face à chez lui, la Renouée est tenace. Parfois, me dit-il, des voitures s’engagent sur la piste et un jour les Brigades Vertes ont arrêté un attelage avec une caravane. Le GPS en cause, selon lui.Attendons de voir combien de temps la boite à livres va garder son intégrité…

Là où je m’exprime le mieux, c’est dans les descentes, et encore! J’ai aussi trois ou quatre doigts qui souffrent du même mal sur les poignées de freins.

Bientôt l’hospice!