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Cycliste malgré tout

Cycliste enrhuBé

J’ai abandonné l’idée de manifester aujourd’hui contre la réforme des retraites. Je délègue mes pouvoirs de nuisance. Le Français est un rouspéteur, c’est pour ça qu’il manifeste dès que l’occasion se présente. Finalement, je prends la mesure pleine et entière de mon statut de retraité avec ses pathologies habituelles de vieux.

Remarquez qu’ici, en Alsace, on fait le gros dos face au mécontentement. On attend que l’orage passe. L’Alsacien n’est pas gaucho pour deux sous, même trois. Le désordre de rue, il aime pas, l’Alsacien. C’est un atavisme ancien auquel il s’accroche. Un vieux fonds de social-chrétienté l’anime; prendre des coups sur la tête depuis Paris? non, ça ne lui fait pas mal. Il ne sent rien. Sa retraite en miettes, façon puzzle, dans quarante ans, après avoir voltigé de gros boulots en petits boulots au nom de la flexibilité libérale? non, ça ne le dérange pas.

Moi, pour l’heure je traine ma carcasse d’un bout à l’autre de la ville, médecin, pharmacien, maison. Maison, pharmacien, boulanger, radiologue. Je n’ose pas sortir mon mulet de campagne.

Le vélo sert à tout. Même malade, je ferme les écoutilles qui enserrent mon cou, un bonnet d’âne sur la tête bien enfoncé et je roule. Oui, ça racle dans la pente. Gober de l’air froid, la trachée se plaint. Devant la pharmacie, une contorsion. Pour sortir mon gant de la main, le doigt arthrosé (je ne sais pas si ça se dit) n’est pas content quand on lui tire dessus. Je me tourne face au mur pour ne pas montrer mon rictus.

Le sirop, il n’est pas gratuit. Le collutoire non plus. Si c’est pas remboursé, c’est que c’est pas efficace, me dis-je…la pharmacienne hausse les épaules comme pour acquiescer.

Puis elle ajoute, je vous fais six pour cent de remise! Bon reconnaissons l’effort salvateur.

Oui parce que vous ne savez pas, en plus de ma crise d’arthrose qui me fait mal partout, j’ai attrapé une rhinopharyngite. Chez moi rien n’est simple. D’abord un mal à avaler puis rhinite abondante, puis toux et sensation de bronches enflammées…et après, tout en même temps! Tas de mouchoirs au pied du lit, quand y’en a marre, je me lève. La nuit est foutue.

Mais le vélo me transporte malgré tout. Celui de la ville. Quand j’aborde les bordures, je trace un segment bien droit et oblique, ce qui me permet de décramponner la main droite douloureuse du guidon. J’évite la puissance qui fait avaler de l’air froid comme un carbu de turbo. Autrement dit, je presse mou.

Bref je suis devenu une Gordini avec un moteur de deux chevaux sous le capot.

Je ne vous oublie pas.

A vélo moins de bobos

Les salariés qui viennent au travail à vélo posent 15% d’arrêts maladies de moins que leurs collègues et voient leur risque de cancer divisé par deux, selon les experts en mobilité d’associations et de collectivités.

A lire sur France info.fr

Quoi de neuf?

Une convalescence qui traîne

Quoi de neuf, Vélomaxou?

C’est la plaisanterie qui me convient.

Je répondrai donc « du vieux! »

On en est tous plus ou moins là, lorsqu’on prend de l’âge.

J’admire ces forçats de la « musclette » qui sans regimber se font les biscottos été comme hiver dans des salles ou sur le tarmac. Poursuivre la lecture de « Quoi de neuf? »

Vélomaxou en vacance

carré 2012Ne pas s’inquiéter: ce blog est en vacance, en vacance de titulaire.

Il se trouve que je suis encore dans l’incapacité, ce n’est pas la première fois, de faire mon vélo.

Trop de toux scélérate qui m’épuise.

J’en suis réduis à me soigner comme les asthmatiques de plus en plus nombreux avec ces pollutions de l’air et à attendre…

…attendre des jours meilleurs.

Je ne vous oublie pas, je lis ça et là ceux qui sont d’insatiables bavards sur la toile cycliste et qui me font grand bien.

Bon appétit!

En cas d’insomnie, on a la nuit devant soi pour réfléchir.

Quoi le vin contient des sulfites?

Ce n’est pas nouveau.

Depuis 2005, la mention est obligatoire sur les bouteilles de vin.

Mais avant 2005, le vin contenait déjà ces fameuses sulfites, c’est à dire du soufre.

Le souffre est là pour interdire les micro-organismes indésirables de se développer.

En excès, le souffre donne le mal de tête. Poursuivre la lecture de « Bon appétit! »