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Les potins du lundi

Tchao Élisabeth!

Entre deux fêtes, il est de bon ton de mettre en sommeil les grands sujets, les passe d’armes de la politique, de l’économie, de la société. Mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est pour mieux rebondir dès 2021.

Cette année 2020 qui s’achève a été une nouvelle Annus horribilis pour l’Angleterre. Souvenons-nous, c’était en 1992 que la reine Elisabeth II prononçait ces mots pour qualifier les déboires de la famille royale. Même si Boris Johnson s’en défend, le Brexit risque de compliquer le grand marché qu’il compte développer avec l’Europe alors même qu’il en disposait déjà avec le marché commun. Comprenne qui pourra!

2020 pourrait être aussi la fin d’une certaine idée de l’Europe depuis que les Anglais ont choisi de rompre les amarres de leur île pour des cieux leur rappelant leur idéal colonial planétaire.

L’Europe du marché commun n’a rien à gagner de ce divorce dont les attendus rassemblent des milliers de pages. A ce jeu du chat et de la souris, on ne saura pas qui a gagné ou perdu avant plusieurs années.

Le dernier blocage de la frontière anglaise par la France pour freiner un variant du coronavirus nous a offert une traduction de ce que préfigure le rétablissement des barrières douanières avec l’Angleterre.

Corona, attendons la suite…

Comment va se comporter l’épidémie en janvier? on ne le sait pas encore. Mais ce dont on est sûr, c’est que le virus s’attaque à notre modèle de société. Au Moyen-Âge, lorsqu’une épidémie survenait, elle décimait la moitié des habitants de certaines villes. On n’avait pas le secours de la science pour tenter de comprendre, de se protéger efficacement.

Aujourd’hui, en dépit qu’on se protège avec des gestes barrières, le vaccin se fait attendre et l’on observe tout de même jusqu’à 300 morts par jour en France depuis plusieurs mois.

Le principe vaccinal est-il l’arme absolue?

La campagne vaccinale démarre en France et en Europe. De nombreuses inconnues subsistent:

  • quand serons-nous vaccinés?
  • combien de temps serons-nous immunisés?
  • le vaccin est-il efficace en cas de variants?
  • le taux de vaccination sera t-il suffisant pour faire régresser l’épidémie?

C’est un mal de société

Le virus est d’abord né d’un désordre environnemental qu’on évite d’évoquer dans les cercles politiques et économiques tant il met en question notre mode développement. Il vient d’Asie comme la peste d’antan, on en est à peu près sûr et il révèle des us et des coutumes avec le monde animal qui permettent aux zoonoses de se développer.

Ensuite c’est un mal lié au capitalisme mondialisé et son corollaire: des mégalopoles qui commercent entre-elles à l’échelle planétaire. Il est loin le serf qui exploitait son arpent de terre au fin fond de la vallée échappant ainsi aux contaminations. Il n’y a donc aucune raison que d’autres virus n’apparaissent pas et continuent d’affoler la planète.

Traduction de cette épidémie: la pandémie actuelle devrait coûter environ 10 000 milliards de dollars à l’économie mondiale. On comprend donc que les labos soient mis à contribution pour juguler le problème en urgence. Trump en bon capitaliste obtus avait imaginé l’eau de javel, le président du Turkménistan Gourbangouly Berdymoukhamedov pense régler le problème en suçant un bâton de réglisse. Il est clair que la campagne vaccinale a de sérieux handicaps devant elle vu le nombre d’oppositions qu’elle suscite. Particulièrement en France.

Le passeport vaccinal a de beaux jours en perspective si le monde capitalisme veut se prémunir contre le dérapage viral qui affecte son business. Le fameux stop and go qui consiste à confiner puis déconfiner les populations risque de se poursuivre en 2021 avec les conséquences que l’on connait au plan sanitaire, social et économique.

D’aucuns pensent que la troisième vague se prépare dès les fêtes terminées. On parle même sur la toile du 4 janvier pour reconfiner. Les grands perdants de ce genre d’exercice punitif sont d’ores et déjà inscrits sur les tables de la loi des faillites: restaurateurs, salles de spectacles, artistes, cinémas et compagnies aériennes. Hop! la filiale d’Air France cherche comment se débarrasser de 1000 employés dont 300 pilotes. On ne pourra indéfiniment tenir des zincs en état de voler sans passagers à transporter.

Les cyclos aussi

Confiner les sportifs, est-ce nécessaire?

Les autres perdants du Corona, ce sont tous ces invisibles qui forment le monde associatif et sportif qui n’ont plus ni accès à leurs activités, ni même le droit de se déplacer et de faire des projets. Dans le monde du vélo, les calendriers de rencontres vont une fois de plus être menacés. Il est évident que des gens de ma génération vont sursoir à leurs projets soit parce qu’ils seront empêchés de voyager soit parce qu’il seront mis en garde des dangers encourus

L’Ardéchoise hésite sur sa page Facebook

Contrairement aux autres années, l’Ardéchoise n’a pas encore lancé sa campagne d’inscription pour sa prochaine édition. Elle devrait le faire au début de l’année prochaine, mais sa décision reste suspendue à l’évolution de la pandémie et à celle des mesures prises ou envisagées par le gouvernement.Les sept salariés et le comité directeur sont au travail avec pour objectif de ne léser aucun cycliste tout en assurant la pérennité de l’épreuve.

La Cyclomontagnarde des Vosges tient la route

Grimper le Petit-Ballon est toujours apprécié (Audax 2008)

Du coté de la Cyclomontagnarde des Vosges, les dates sont arrêtées, ce sera les 3 et 4 juillet 2021.

Le parcours des Deux Ballons semble à ma mesure. 110 km avec 2300m de dénivelée, je pourrais encore y arriver à une condition: pouvoir m’entraîner avant! (Eguisheim-Val du Pâtre-Bannstein-Amic-Grand Ballon-Markstein-Sondernach-Petit Ballon-

En cas d’annulation de l’évènement, pas d’inquiétude, vous serez totalement remboursé est-il indiqué sur la page d’inscription. C’est bien que la crainte existe encore actuellement de voir le programme 2021 bousculé.

Brexit, Elsaxit, à qui le tour?

Après les Britanniques, à qui le tour?

Après le Brexit, allons-nous avoir l’Elsaxit?

Le Brexit, c’est déjà un coin enfoncé dans le dispositif européen. Quoi qu’il se passe, No deal ou avec deal, l’Europe aura pris un coup de vieux. Revoter? En quoi un référendum nouveau serait plus légitime que le précédent? Les Britanniques sont face à l’abîme. La République d’Irlande sans filet avec l’Irlande du Nord? Bruxelles est contre et une frontière en dur va donc s’imposer naturellement. Dans les milieux financiers, ça bagarre dur pour donner une rallonge à Londres et les lobbys sont en action. Tout faire pour que le Brexit ne donne pas des idées aux autres peuples, c’est le mot d’ordre et Barnier s’y emploie.

Faut-il encore voter pour l’Europe?

Nous pouvons nous réjouir à quelques semaines des élections de voir ce machin bruxellois en émoi. Ceux qui demain vont briguer nos suffrages vont nous tenir le discours convenu « oui, l’Europe ce n’est pas la panacée, mais à coté, vous allez voir comme les Anglais vont souffrir » et on sera repartis pour un vote par défaut pour ceux qui iront voter…et pas de vote du tout pour ceux qui penseront que c’est du temps perdu. Le Brexit, qu’on le veuille ou non, montre la voie à beaucoup de peuples qui en ont assez du dumping social et du moins-disant sur les coûts salariaux. Moins de salaires, moins de pensions, moins de protections sociales et de la précarité comme en Allemagne avec les Minijobs sans sécu, sans retraites. Nous qui sommes en Alsace, on en voit les effets chaque jour avec les camionneurs venus de l’est qui prennent nos emplois et qui cassent nos statuts.

Une sorte de Mini-Brexit en Alsace

Comme un écho presque futile, l’Alsace s’est remise à espérer. A espérer qu’elle aussi allait pouvoir sortir du carcan du Grand Est imposé par Paris. Et pouvoir faire une sorte d’Elsaxit à l’image du Brexit. Le Conseil d’État vient de doucher ses espoirs en émettant des doutes sur la constitutionnalité de la Collectivité européenne d’Alsace portée par la ministre Jacqueline Gourault. On ne sort pas facilement des griffes jacobines.

Les potins du lundi

Rien de tel que Nabilla pour ranimer une campagne qui s’essouffle

Une campagne essoufflée.

Voila plus d’une semaine que la campagne présidentielle a perdu ses relents de sensationnalisme.

Maintenant que Fillon a rendu ses costumes, parlons d’autre chose.

La Presse ne trouve plus rien à dire; alors Valls est venu la ranimer en se désolidarisant avec fracas de son poulain Hamon. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Les petits potins du lundi

Boris Johnson, artisan du Brexit, a su jouer la carte populiste

Salauds d’Anglais!

Le Brexit s’est exprimé sans réserve.

L’Angleterre a clairement montré à l’Europe la voie qu’elle voulait prendre: quitter l’Union Européenne.

Au lendemain d’un tel score de défiance à l’Europe libérale, certains ont la gueule de bois. Poursuivre la lecture de « Les petits potins du lundi »