Brexit, Elsaxit, à qui le tour?


Après les Britanniques, à qui le tour?

Après le Brexit, allons-nous avoir l’Elsaxit?

Le Brexit, c’est déjà un coin enfoncé dans le dispositif européen. Quoi qu’il se passe, No deal ou avec deal, l’Europe aura pris un coup de vieux. Revoter? En quoi un référendum nouveau serait plus légitime que le précédent? Les Britanniques sont face à l’abîme. La République d’Irlande sans filet avec l’Irlande du Nord? Bruxelles est contre et une frontière en dur va donc s’imposer naturellement. Dans les milieux financiers, ça bagarre dur pour donner une rallonge à Londres et les lobbys sont en action. Tout faire pour que le Brexit ne donne pas des idées aux autres peuples, c’est le mot d’ordre et Barnier s’y emploie.

Faut-il encore voter pour l’Europe?

Nous pouvons nous réjouir à quelques semaines des élections de voir ce machin bruxellois en émoi. Ceux qui demain vont briguer nos suffrages vont nous tenir le discours convenu « oui, l’Europe ce n’est pas la panacée, mais à coté, vous allez voir comme les Anglais vont souffrir » et on sera repartis pour un vote par défaut pour ceux qui iront voter…et pas de vote du tout pour ceux qui penseront que c’est du temps perdu. Le Brexit, qu’on le veuille ou non, montre la voie à beaucoup de peuples qui en ont assez du dumping social et du moins-disant sur les coûts salariaux. Moins de salaires, moins de pensions, moins de protections sociales et de la précarité comme en Allemagne avec les Minijobs sans sécu, sans retraites. Nous qui sommes en Alsace, on en voit les effets chaque jour avec les camionneurs venus de l’est qui prennent nos emplois et qui cassent nos statuts.

Une sorte de Mini-Brexit en Alsace

Comme un écho presque futile, l’Alsace s’est remise à espérer. A espérer qu’elle aussi allait pouvoir sortir du carcan du Grand Est imposé par Paris. Et pouvoir faire une sorte d’Elsaxit à l’image du Brexit. Le Conseil d’État vient de doucher ses espoirs en émettant des doutes sur la constitutionnalité de la Collectivité européenne d’Alsace portée par la ministre Jacqueline Gourault. On ne sort pas facilement des griffes jacobines.

3 réponses sur « Brexit, Elsaxit, à qui le tour? »

  1. C’est bien cela qui fout la zouille : le jacobinisme ; en France mais aussi au niveau européen et c’est cela qu’il faut changer absolument; le concept d’Europe n’est pas mauvais en soi (d’un point de vue géopolitique surtout) mais c’est une catastrophe, car mal pensé, trop injuste et mal organisé, au niveau économique et social : La France et donc M. Macron, devrait taper du poing sur la table ! Il faut harmoniser par le haut !
    Pour le Brexit, en fait, lors du référendum, les anglais se sont bien fait avoir par les lobbies pro-brexit et ont voté sans vraiment savoir : ce n’est pas le genre de décision que l’on peut faire prendre par le peuple qui n’y connait rien et donc ne voit pas les tenants et les aboutissants. Mais le peuple est versatile et je pense que la meilleure chose qui puisse arriver c’est que les anglais acceptent de rester en imposant de sérieuses modifications à ce traité européen actuellement scélérat.
    J’ai entendu par exemple ce matin, que la viande bovine consommée en France dans les collectivités était importée à 67% alors que la France est le plus grand producteur de viande bovine et de meilleure qualité; la faute semble-t-il aux critères de dépouillement des appels d’offre publics ! (il suffirait de les changer non? en faisant intervenir par exemple l’empreinte carbone générée…).

    1. « le concept d’Europe n’est pas mauvais en soi »

      L’Europe est le cheval de Troie de la mondialisation, c’est le nivellement par le bas, on ne sait où elle commence et où elle finit, personne n’ose d’ailleurs la définir, le simple fait qu’on puisse même imaginer y intégrer la Turquie et créer des partenariats poussés avec l’Afrique du Nord devrait faire prendre conscience aux Français de l’ampleur de la supercherie et du complot. L’Europe, c’est la défaite des Alliés et la victoire posthume d’Hitler.

  2. Bonjour,
    « Elsaxit » : sujet sensible s’il en est ! Maxou dit : « l’Alsace s’est remise à espérer. A espérer qu’elle aussi allait pouvoir sortir du carcan du Grand Est imposé par Paris ».
    Ayons un peu de mémoire quant à un certain référendum sur la création d’une collectivité unique en Alsace il y a quelques années, mal expliquée et communiquée, bien torpillée notamment par certains élus pour des considérations de « politique » bassement locale, loin de l’intérêt général ! On a les élus que l’on mérite, qui pour certains sont toujours là et qui n’ont pas fini de s’étriper sur le choix du siège de cette future collectivité européenne d’Alsace !!
    Tschuss

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