Où est la place du vélo en ville?

Le vélo en ville. Jusqu’où?

Ce billet reprend la plupart des thèmes de l’émission de France Inter

Le débat de midi

Le vélo, petite reine ou dictateur du milieu urbain ?

Interlocuteurs en présence:

Isabelle Lesens, cyclologue

Olivier Schneider, secrétaire de la FUB

Mathieu Flonneau, maître de conférences en histoire contemporaine

Le vélo en ville est-il la petite reine tant attendue ou le méchant dictateur de nos mobilités?

A force de tourner en rond, on commence à se poser la question.

Quand je dis « on », je pense aux élus, aux décideurs et aux militants de la cause du vélo en ville…et aussi bien évidemment aux usagers du vélo eux-mêmes.

Du coté national, la cause semble entendue: on ne peut rien attendre d’un Plan Vélo vide de sens.

Isabelle Lesens dit regretter l’absence de rupture avec le passé tout en constatant des mesures floues d’accompagnement loin de conduire le vélo à une part modale de 15 à 20% en ville.

Il est vrai que la France patine depuis vingt ans au moins avec 3% de part modale dans la plupart de ses grandes villes, à l’exception de Strasbourg.

Du coté de la Fédération des Usagers (FUB) on continue d’espérer…et de vouloir accompagner les Collectivités pour la création de réseaux cohérents de pistes cyclables, en dotant les villes de moyens contre le vol de vélo, et en systématisant l’apprentissage du vélo dans les écoles.

Mais le nerf de la guerre des politiques publiques, c’est l’argent.

Bercy freine des quatre fers pour déverrouiller par exemple l’Indemnité Kilométrique Vélo (IKV) à ceux qui souhaitent aller au boulot à vélo plutôt qu’en voiture.

Pour Mathieu Flonneau, Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, si le vélo joue un rôle dans le bouquet des mobilités, il ne faut pas en attendre la panacée. Selon lui, la pédagogie repose depuis vingt ans sur un échec très large en France du report modal des mobilités en faveur du vélo.

Devant ce mur écologique, cette transition « mobilitaire », des tensions très larges apparaissent autour de ce bouquet de mobilités: la culture vélo a des limites qu’il ne faut pas nier.

Il y a des tensions, des inerties, des chemins de dépendances qui font que Strasbourg aura de la peine à atteindre 15% de part modale ajoute t-il.

Pour Olivier Schneider de la FUB, l’interrogation reste sans réponse: pourquoi, dit-il, 80% des gens veulent plus de pistes cyclables alors même que seulement 3% des usagers utilisent le vélo en ville? l’inconfort des ouvrages?… la dangerosité de l’environnement?…

La FUB revendique des efforts dans le domaine des comportements (?) et sur les infrastructures….comme par exemple imposer l’effort physique.

Agir sur les comportements n’est pas simple dès lors que l’automobile omniprésente n’a jamais autant eu le vent en poupe d’un point de vue culturel et que les démocraties libérales n’ont nullement l’intention de peser sur les choix économiques

L’automobile a t’elle été une intruse dans la ville? s’interroge Mathieu Flonneau

Non!

Au contraire, il y a eu co-construction de l’espace urbain en facilitant des trajets domicile-travail plus longs éloignant les populations des villes et transformant les modes de vie.

Ce qui parasite le débat, c’est que beaucoup de centre-ville ont changé d’affectation en devenant touristique. De ce fait les mobilités pour le vélo deviennent plus légitimes dans l’hyper-centre.

Mais le vélo perd rapidement sa légitimité dès lors que les agglomérations s’allongent.

La piste cyclable deviendrait alors plus utile dans les périphéries non conçues sur le mode « revanchard » de l’automobiliste.

Il ne faut donc pas essentialiser les comportements et nier l’intermodalité conclut-il.

Comme on le voit, les théoriciens du « tout-vélo » en ville sont loin de convaincre.

Les décisionnaires urbains sont aussi imprégnés de doutes.

On les comprend dès lors que la conception des inter-modalités est devenu un casse-tête insoluble où les enjeux divergents parasitent le débat.

 

 

Le cheval et le jockey

La fable était trop belle.

C’est l’histoire d’un jockey trop lourd qui fait perdre son cheval de course.

On aurait pu l’entendre hier soir sur la 2 de la part Xavier Fontanet dans l’émission de Pujadas « Des paroles et des actes ». Continuer à lire … « Le cheval et le jockey »

Radio France a t-il un avenir?

Que sont devenues les radios libres de 1977? elles ont toutes disparues, absorbées par des radios commerciales comme NRJ

Pendant qu’il pleut, que faire?

Chacun a ses occupations.

Du tricot, de la peinture et de sombres besognes ménagères qu’il faut bien accomplir après les avoir tant reportées.

Écouter la radio? Continuer à lire … « Radio France a t-il un avenir? »

Y’a t’i quelqu’un qui cause dans le poste?

France Inter, la radio du service public, est muette depuis bientôt deux semaines.

J’ai beau tapoter le poste, aucun crachotement!

Tous mes chroniqueurs du matin ont déserté.

Avec humour, France Inter a mis en place un programme musical.

Sur son site, on peut y lire…

Retrouvez la playlist de grève du jour!

Continuer à lire … « Y’a t’i quelqu’un qui cause dans le poste? »

Le jour le plus long

– Bonjour à tous et bonjour Caen.

7 heures, le journal de France Inter s’est installé sur un nouveau front médiatique, celui de l’artéfact militaire.

Vite, éteignons radio Caen. Continuer à lire … « Le jour le plus long »

France Inter…dit d’antenne

En raison d’un appel à la grève par plusieurs organisations syndicales portant sur des modifications de tableaux de service entrainant le redéploiement interne de quatre postes de techniciens de France Inter, nous ne sommes pas en mesure de diffuser l’intégralité de  nos programmes habituels.

Nous vous prions de nous en excuser.

Voila trois jours que la grande radio de service public qu’est France Inter a interrompu ses programmes.

En cause le déplacement de quatre agents.

J’ai bien dit quatre! Continuer à lire … « France Inter…dit d’antenne »

Qui veut du vélo de Bruno Gaccio?

Pas de dramaturgie, non.

Mais de la lucidité, oui!

J’ai rapporté hier la chronique de Bruno Gaccio sur France Inter dans l’émission « Comme on nous parle » de Pascale Clark.

Choquante à maints égards.

Je me suis fait rabrouer hier sur Vélotaf (le site des gens qui vont travailler à vélo) lorsque j’ai osé aborder cette chronique de Gaccio sous son angle politique et dire tout le mal que j’en ai pensé. C’est la règle dans les forums; quand on n’adopte pas le ton qui convient, on se fait expulser. Continuer à lire … « Qui veut du vélo de Bruno Gaccio? »

Cyclistes, je vous hais…

C’était la chronique de Bruno Gaccio ce matin dans Comme on nous parle, l’émission de Pascale Clark sur France Inter. Continuer à lire … « Cyclistes, je vous hais… »

Recycler les cycles

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Recycler les cycles

libre de droits

Un écologiste, l’autre jour, s’en prenait aux métaux nobles
comme le titane qui équipent nos bécanes en nous reprochant de
piller les ressources de la planète et de les faire fabriquer chez
les « esclaves » chinois.

On n’a pas fini d’affronter les foudres écologistes!

Le vélo jetable arrive…

Decathlon en propose déjà un à 79 euros. Dépouillé, certes, mais
avec un cadre, deux roues, un guidon, des pédales,…Bref, un vélo
de base!

Ceux qui rechignent à laver leur vélo au retour de balades
merdeuses vont pouvoir tout de suite le déposer à la benne
en rentrant…et ensuite se coltiner les prosélytes écolos qui vont
vous attendre devant la porte de la déchetterie.

Depuis que la philosophe Elisabeth Badinter est venue à
la radio France Inter ( le 11 février) dire tout le mal
qu’elle pensait des couches lavables et de l’allaitement maternel,
le monde écologiste est en émoi.

La féministe de la première heure ne craint pas de s’attaquer
aux écologistes accusés de faire régresser la cause des femmes et
de prôner un retour à l’ordre moral.

Il est vrai que sous certains aspects, l’écologie politique
rejoint des thèses conservatrices discutables…

Pendant que les écologistes sont aux prises avec les féministes,
profitons de nos demoiselles!