Étiquette : hausse des carburants

Défense de circuler

B0, le premier panneau de circulation routière a été celui d’interdire la circulation. Étrange, non!

Le cycliste que je suis s’interroge.

Je n’ai pas toujours les réponses à mes questions, mais penser, dit-on, rend moins idiot.

Pourquoi le peuple de France s’offusque t-il tant face à cette hausse des carburants que tous les experts jugent ni plus ni moins élevée que nos pays voisins?

Selon Macron, taxer le carburant, c’est mieux que taxer le travail

Oui mais pour aller travailler il faut une voiture à beaucoup d’entre-nous…et taxer le carburant, c’est taxer indirectement le salaire et pas le patron.

Au surplus, on nous démontre à présent par A plus B que le litre d’essence n’est pas plus cher qu’il y a 40 ans si on le compare au revenu de l’heure de Smic.

Alors?

Alors ce qui irrite, c’est cette défiance de l’État qui entend restreindre nos capacités à nous déplacer en voiture en nous taxant toujours davantage.

Car, reconnaissons le, au prix du brut de pétrole s’ajoutent des rentrées fiscales vertigineuses; à un point tel que le gouvernement est incapable de modérer sa voracité.

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les taxes sur les carburants représentent à elles-seules plus de la moitié du prix et rapportent près de 30 milliards à l’Etat

En créant un chèque énergie, on va donc tenter de faire taire la contestation en instituant une charge supplémentaire aux autres citoyens puisqu’il n’est pas question de faire payer l’entreprise.

Il y a une injustice à cette fiscalité, on ne le dira jamais assez, elle pénalise ceux pour qui la voiture est la seule façon de se rendre au travail ou de travailler.

Les provinciaux des grandes banlieues qui ont à souffrir des carences du transport public observent ce mouvement des gilets jaunes avec circonspection, beaucoup ne le comprenant pas.

Lorsque le conflit des gilets rouges s’est ouvert en Bretagne contre l’Ecotaxe, les Alsaciens non plus n’ont pas compris, eux qui s’attendaient à voir enfin réduite la pollution de la plaine d’Alsace par les camions.

Reste le covoiturage, la mobylette ou le vélo…

Tous ces palliatifs mériteraient mieux que des encouragements et un grand travail d’explication qui jusqu’alors n’a pas eu lieu et tarde à venir.

La population n’est pas encore mûre pour comprendre la nécessité de restreindre la voiture dans nos usages…d’autant que les alternatives sont loin de convaincre.

 

 

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