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Vosges: des chemins en commun

Ce matin, chantiers d’aménagement de chemins au-dessus de Uffholtz

A l’instigation de Arnaud Masson de l’antenne MBF Massif des Vosges et du président Christian Schott de la section du Club Vosgien de Cernay, vététistes et marcheurs étaient conviés à un entretien des chemins de randonnée à proximité du col de Herrenfluh.

Emplacement des travaux sur sentier CV rectangle rouge/blc/rouge

Au moins cinquante participants s’étaient réunis dès sept heures trente afin d’apporter leurs efforts à la consolidation d’un chemin reliant Wattwiller au sommet du Molkenrain…dont certains venus de Gérardmer et de Saverne.

On notait aussi une délégation du club VTT de Thann.

Les organisateurs ont été un peu surpris par le succès de participation au point que les cinq chantiers prévus ont été accomplis en moins de temps que prévu.

Des chantiers pourtant conséquents puisqu’il s’agissait de doubler les trajectoires circulaires afin que marcheurs et cyclistes disposent chacun de leur propre itinéraire.

Les municipalités de Wattwiller et Uffholtz s’étaient associées à la démarche en fournissant une logistique éprouvée… et notamment la pause café et l’apéritif de fin de travaux.

Les maires des deux localités, Matthieu Ermel et Rémi Duchêne, sont venus féliciter les participants à l’issue de la matinée.

La suite en images…

Distribution des rôles au col du Herrenfluh par Arnaud Masson et Christian Schott
Au moins 50 participants pressés d’en découdre
Découverte du chantier 1. Il s’agit de créer une trace dédiée aux VTT sur au moins quinze mètres de long et de restaurer des marches en parallèle
Une équipe de 10 participants se mettant à défricher
consolidation de la nouvelle emprise à l’aide de tronc
l’aménagement prend tournure, des cailloux calés le long des troncs doivent permettent l’écoulement des eaux de ruissellement sur le versant
concertation avant finition
Lle chantier 3 a fait appel à des moyens lourds. Des blocs ont été apportés sur une civière de chantier afin de structurer une courbe élargie
mise en place des blocs
Sous l’œil de la camera de FR3
les marcheurs vont disposer d’escaliers neufs
après le damage des blocs, ratissage de la terre de jointoiement
Une fois terminé, le travail rendu est du plus bel effet, à gauche les marches, à droite la piste à vélo

Essais

Rien n’a été oublié, la signalétique dédiée du chantier en atteste.

Une affaire de cœur

Au col du Herrenfluh, beau temps, le soleil est de la partie. La plaine d’Alsace est dans la brume
Avant de poursuivre la grimpée je me suis demandé si je n’allais pas rencontrer des arbres en travers de la route comme ici à l’embranchement de Wattwiller

Je suis monté au Vieil Armand en dépit de l’interdiction. Je m’attendais à voir les autorités chercher les délinquants à vélo. Non, elles n’étaient pas là. J’ai croisé deux cyclistes qui descendaient et deux voitures m’ont dépassé. L’une d’elles est revenue vers moi pour me dire qu’un gros arbre barrait la route et que j’aurais du mal à passer.

Je suis passé.

Vieil Armand, un seul arbre subsiste et barre la totalité de la route. Une volonté délibérée d’empêcher la circulation sauvage, sans doute.
A vélo et à pied ça passe

Cette montée là Uffholtz-Vieil Armand, je ne l’aime guère car elle est difficile pour moi avec une pente de 7 à 8% permanente….et comme je ne monte pas vite, fatalement ça dure plus longtemps.

Quand j’arrive au col du Herrenfluh, je souffle. Je pose le vélo et je grimpe dans la roche pour voir le paysage. Et je redescends avec peine vers mon vélo car mon entorse est toujours douloureuse, je ne souhaite pas me tordre à nouveau la cheville. C’est terrible la vieillesse!

Effectivement, après la nécropole, deux arbres en travers. Mais on passe à pied facilement. De part et d’autre la chaussée entre Uffholtz et Freundstein est dégagée sur des demi-largeurs sauf ici. Ce qui témoigne d’une volonté d’interrompre tout trafic automobile en dépit des barrières.

Je disais donc affaire de cœur pour moi que de monter le Vieil Armand puisque le cardio est sollicité pendant près de 50 minutes. Normalement je m’astreins à ne pas dépasser 150 bips, l’essentiel étant d’arriver.

Quand j’arrive à la nécropole, la fraîcheur est perceptible, il ne fait que 4°C et quand j’arrive à Freundstein, le soleil a disparu. Je descendrai donc dans la froidure, celle qui fait grelotter sur le vélo et rend les doigts blancs en dépit des gants.