Liberté, égalité, fraternité

48266291_1075132769337632_371560618664132608_oLiberté, égalité, fraternité.

C’est la devise de notre République.

On s’en pare parfois comme pour mieux revendiquer notre vivre-ensemble.

Un vivre-ensemble chaque jour un peu plus malmené.

Ma liberté, dit-on, s’arrête là où commence celle des autres.

Vaste sujet bien difficile à démontrer lorsqu’on ampute un à un nos droits individuels comme par exemple quand le pouvoir vous défie de manifester ou vous prive de cette liberté d’aller et venir là où bon vous semble. Je pense en particulier à cette razzia opérée samedi dernier sur les Champs en contradiction avec le droit.

L’égalité est aussi chaque jour menacée puisque nos contentieux ne cessent d’invoquer ce manque de justice entre les puissants et les pauvres comme cette fameuse ISF qui focalise les rancœurs sur les ronds-points.

Enfin la fraternité.

Celle que nous avons rêvé est malheureusement mise à mal par cette société de plus en plus fractionnée et peuplée de gens devenus hermétiques à toute générosité humaine. Des indésirables « fabriqués » justement par notre République!

Vous avez dit « vivre-ensemble »?

Notre liberté de circuler

vélomaxou

Transports en
panne

On pourrait se contenter de dire que nos transports en commun
sont en complet décalage avec les enjeux environnementaux de notre
société: pannes à répétition, retards en tous genres, conflits
sociaux entre Directions et salariés mais aussi entre voyageurs et
employés,…sans compter les acteurs inattendus d’une fraction de
la population délinquante qui attaque bus et trains ainsi que, et
c’est plus grave, les contrôleurs de trains et les chauffeurs de
bus.

vélomaxou

Appelons les
pompiers!

Un ensemble de soubresauts et de déconvenues dans nos transports
en commun qui font qu’au total beaucoup en reviennent au postulat
qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même et
reprennent leurs voitures; voire leurs vélos, lorsqu’ils le
peuvent.

Mais le comble, c’est encore la SNCF qui, avec sa fililale
GEODIS, exploite une flotte de camions pour transporter son fret
après avoir fermé gares et dessertes secondaires!

Il semble donc que le maillon fort de nos transports
inter-modaux que sont les trains et les bus devienne en France peu
à peu un maillon faible du système capable de résoudre les
équations « train+ vélo » ou « bus+ marche à pied ».

Un maillon si faible et exsangue que la SNCF envisage de relever
ses tarifs de TGV de 25%…

Il est vrai que managers et employés ont tellement tiré sur la
corde de la discorde à la SNCF, aidés en cela par les hérésies
bruxelloises du tout concurrentiel, que tout plaide en faveur d’une
refondation de cette entreprise. Une fois le pourrissement
terminé.

Quant aux quartiers privés de bus caillassés, on ne peut quand
même pas y faire circuler des bus blindés et grillagés…il faudra
donc redécouvrir la marche à pied. En attendant mieux!…

Ne nous trompons-pas!

Tous ces soubresauts qui affectent nos transports en commun sont
les germes d’un mal sociétal plus profond qui met en lumière une
autre perspective, celle de la mise en cause de notre liberté
d’aller et venir là où nous voulons et quand on veut. Avec des
motifs plus ou moins obscurs qui ne disent par leur nom. Pas
encore…

Il va donc falloir une bonne dose d’imagination et
d’explications à tous les niveaux de la République pour remettre le
train sur les bons rails.

Pour l’heure, on reste circonspect devant les atermoiements de
décideurs qui ne décident rien.

 

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