Faire du vélo en ville

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C’est Isabelle qui pose la question.

Comment savoir si une ville est cyclable ou pas?

Si l’on est amené à se poser la question, c’est bien en fait
parce que le vélo en ville, ça ne « prend » pas!

Avec une fréquentation lilliputienne de 2 à 3% de cyclistes en
ville, force est de reconnaître que les promoteurs du vélo en ville
sont loin d’avoir la partie gagnée.

Le plus étonnant, c’est de constater que les cyclistes
« routiers », cyclotouristes et autres vététistes du dimanche, tous
potentiellement « préparés » à affronter la ville à vélo sont aussi
les moins enclins à le faire!…

Pourquoi?

Parce qu’ils savent bien que la ville est parsemée de
chausse-trapes qui feront tout pour les dissuader de prendre leur
bécane pour aller travailler ou pour faire leurs courses.

Et cela même avec le concours des pouvoirs publics qui
s’ingénient à construire des ouvrages tortueux et compliqués pour
les cyclistes.

C’est aussi parce que les cyclistes « du dimanche » savent bien
que le vélo demande adresse, équilibre, attention et réflexe qu’ils
évitent de se hasarder dans le magma urbain.

Les élus se montrent en effet très réticents à vider leur
hyper-centre des automobiles, car ils savent très bien que les
automobilistes sont aussi capables de pressions et réclament à cor
et à cri toujours plus de places pour se garer et toujours plus de
voies pour se déplacer.

Il reste donc tous les autres…

Les cyclistes urbains militants, sûrs de leur cause… et tout
ceux qui observent, incrédules, depuis la vitre de l’autobus ou à
leur volant ces curieux funambules sur deux roues qui défient la
rue.

Ceci étant, on peut toujours se livrer à des analyses
compliquées de cyclabilité et tenter d’améliorer les choses: le
vélo est toujours perçu majoritairement comme un moyen de
déplacement archaïque et rétrograde pour ceux qui ont gouté au
confort de la voiture climatisée et aseptisée.

La cause est donc entendue: la promotion du vélo en ville ne
peut être vécue que comme une régression en dehors du
vélo-loisir.

Pire, le vélo est même identifié comme un facteur de pauvreté
susceptible de tirer « vers le bas » la qualité de nos modes de
déplacement.

C’est que la conscience environnementale de nos citoyens a quand
même des limites, celle en particulier de ne pas devoir amputer
notre confort quotidien.

Tous les promoteurs et militants du vélo en ville ont donc de
beaux jours devant eux dès lors qu’ils subiront la raillerie du
monde politique et des marketeurs de Citroën avec sa C4!

 

Voyage dans le lodévois

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Le Caylar-Vélomaxou

Juste une escapade!

Histoire d’agrandir mon petit tableau de chasse de cols de la
Confrérie.

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Un temps bouché avec les nimbus accrochés sur le causse.

Il faudra naviguer entre les brumes pour se frayer un chemin
jusqu’au Caylar.

La montée en direction de Soulage vous met tout de suite en
condition avec 8 à 9 km d’ascension qui vous porte à 800m
d’altitude.P1050015.JPG

« Non aux éoliennes! »

Apparemment, les autochtones ne veulent pas de ces grands
oiseaux à trois ailes dans leur paysage.

Pourtant, j’en aperçois quand-même au loin.P1050003

Fait étrange et singulier, on découvre au détour d’un virage le
temple
bouddhiste de Lerab Ling
!

 

Chassons les cols!

La carte Michelin n’est pas d’une grande précision pour dénicher
ces cols dont la plupart des habitants ignorent l’existence.

Avec 4°C de température, il faut rester vif dans ses mouvements
pour résister aux vents d’ouest qui balaient le causse.

Enfin, mes cinq cols collectés, je mettrai le cap sur Le
Caylar.

P1050009.jpg

Le Caylar, porte d’entrée en Languedoc est vide.

Seuls quelques habitants endurcis au climat s’accrochent à cet
univers moyenâgeux, tant prisé l’été par les touristes.

Puis, je mettrai le cap sur Saint-Pierre
de la Fage
, à travers le causse désertique qui semble ne mener
nulle part…

A Saint-Pierre, je fondrai sur Lodève alors que la pluie me
surprend à 5km à peine de l’arrivée.

65km-1150m

Vallée du Salagou

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vallée du Salagou-vélomaxou

Voyage du coté de Clermont-l’Hérault.

Au départ de Clermont-l’Hérault, on rejoint facilement Liausson
qui domine le lac
du Salagou
et ses roches rouges dénommées ruffe,
chargées à la fois d’argile et de fer et dans lesquelles les
promeneurs prennent plaisir à inscrire leur prénom ou à déclarer
leur flamme à l’aide de petits cailloux blancs.

Construit dans les années 60, le barrage permet l’irrigation des
cultures et au tourisme de se développer alentour.

Il sert aussi occasionnellement aux avions « Canadair » à se
ravitailler en eau pour combattre les feux de l’arrière pays.

Plus loin, on aborde Salasc, puis Mérifons en remontant la
vallée du Salagou jusqu’au col de la Merquière.

Si l’on est courageux, on poursuit jusqu’à Dio
et Valquières
au pied des Cévennes dans un cadre exceptionnel
de vieilles pierres et de landes sauvages.

Plus au sud en traversant la D908 Clermont-Bédarieux, il ne faut
pas manquer le village médiéval de Pézènes-les-Mines…

Dommage, la nuit tombe et je ne peux m’y attarder!

A revoir…

La petite route qui mène à (Montesquieu) Mas-Rolland est
sauvage, à l’abri des grands axes, jusqu’à Vailhan où j’installerai
mes lumières pour rentrer jusqu’à Clermont l’Hérault.

Avec un vent d’ouest salutaire.

Les automobilistes languedociens ne sont pas réputés pour leur
prudence et ne sont guère prévenants pour les cyclistes.

Rouler la nuit est donc un exercice périlleux sur les grands
axes.

Heureusement mon gilet rétroréfléchissant attire
l’attention…les deux ou trois cyclistes croisés tous vêtus de
sombre ne semblent pas (encore) convaincus du bien-fondé d’être vus
à la nuit tombante et même de jour face à un soleil rasant.

82km

1250m