Vroum Vroum, le retour


Pour maintenir l’opinion alsacienne en haleine en attendant l’édition 2012 du Rallye de France, Nicolas Deschaux, le fringant président de la Fédération Française de Sport Automobile (FFSA) a invité le gotha alsacien à Paris.

Pour le remercier de faire un si bon accueil au Rallye de France ainsi qu’à son champion franco-suisse Sébastien Loeb sur les terres alsaciennes et pour vanter les mérites de ce show médiatique soutenu à bout de bras par la banque Crédit Mutuel, ses journaux DNA et L’Alsace…et les subsides de nos impôts locaux.

En substance, le cher Deschaux ne peut que se féliciter: le Rallye de France aurait rapporté 18 millions au commerce alsacien et n’aurait généré que 3300 tonnes d’équivalent-CO2. Moins que la coupe du monde de foot-ball, c’est dire!

Donc, ça roule pour 2012. On peut continuer.

Pour ajouter au satisfecit de ce bilan 2011 du Rallye de France, la larme à l’oeil, nos représentants alsaciens n’ont pas manqué de charisme et de déclarer tout à tour dans de belles envolées lyriques:

le Rallye de France est « une formidable aventure humaine qui réunit toutes les générations » (Guy-Dominique Kennel, président du conseil général du Bas-Rhin), …il renforce « le lien quasi charnel qui existe entre le monde automobile et notre région » (Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin), …il permet « de faire de l’économie tout en faisant de l’écologie » (Claude Froehly, vice-président de la communauté urbaine de Strasbourg) ou encore « de mettre le sport de haut niveau à la portée de tous » (Eric Schweitzer, adjoint au sport de la Ville de Mulhouse) (journal L’Alsace du 27 janvier)…

…ce qui fait dire à juste titre à l’envoyée spéciale du journal L’Alsace, Sandrine Pays:

« vous aurez compris que le Rallye de France a encore de beaux jours devant lui en Alsace. »

En revanche, ce qu’on ne sait pas, c’est si ces belles déclarations unanimes ont été prononcées avant ou après le repas qu’on imagine copieux offert par la FFSA.

Fermez le ban!

Une réponse sur « Vroum Vroum, le retour »

  1. Vu la consommation, le prix d’achat, d’entretien de ces engins de haute précision ainsi que les engagements et déplacements des équipages, je n’imagine pas un électricien (au hasard un des prolos) avoir les moyens de se payer une saison de course. Il se contente de pouvoir faire des couses avec comme quo-pilote, bobonne au SUPER-HYPER du coin sans trop y laisser des plumes.

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