Au train où va l’écologie…


Orient-Express

Petit écologiste, oui je le suis.

Je fais du mieux que je peux comme beaucoup pour épargner la planète.

Sur mon vélo citadin avec quelques 2000km parcourus bon an, mal an.

Un investissement, si modeste soit-il, ne suffit pas à faire de soi un grand militant d’une cause qui se cherche encore.

L’écologie, après tout, n’est que la prise de conscience raisonnée de nos comportements vis à vis de notre environnement.

C’est quand l’écologie tente de devenir politique, un instrument de pouvoir, que ça se complique.

Les thèmes écolos sont devenus tellement dérangeants avec nos modes de vie, de travail, de déplacement qu’on les perçoit en période de crise davantage comme des antagonismes, des empêcheurs de tourner en rond.

Un peu comme l’immigrant, l’écologie est un bouc émissaire facile, un catalyseur facile de nos peurs.

Ainsi en est-il du monde paysan, comme en Bretagne actuellement, qui s’offusque lorsqu’on se penche sur son modèle économique vorace en énergie et en intrants.

L’autre sujet du moment, c’est la fiscalité des transports et son Ecotaxe, largement inspirée de l’écologie et du principe pollueur=payeur.

Mais ce que n’a pas vu arriver l’écologie, c’est l’atteinte de ses limites en terme d’acceptabilité des contraintes: comment se défaire du transport routier dès lors qu’il n’existe aucun autre transport modal capable de rivaliser avec les camions?

Idem pour l’automobile.

A quoi bon rendre la vie dure à l’automobiliste en rétrécissant les chaussées, en limitant les vitesses et les places de stationnement si en face on est incapable de penser et de concevoir des transports collectifs modernes et confortables?

Frédéric Denhez, écrivain et journaliste, estime dans l’hebdomadaire Marianne de cette semaine (n°863) qu’il faut offrir à l’automobiliste un confort au moins semblable pour qu’il daigne quitter son siège de voiture…

C’est un concept nouveau auquel les écologistes devraient réfléchir et qui peut séduire.

Plutôt que de punir l’automobiliste, il faut lui proposer « des bureaux sur bogies dans les TER avec prise de courant… » dit-il.

« Parvenu à destination, le futur ex-automobiliste ne doit pas être perdu s’il doit marcher plus de 150m jusqu’au transport en commun suivant…c’est aussi une affaire de signalétique et de typographie »

« Instaurer le post-paiement pour la globalité de ses déplacements avec un tarif ajusté à l’usage réel ».

Que n’y a t-on pas pensé plus tôt!

Reformuler l’offre de transport en constatant que la fin du tout-voiture est inéluctable dans nos grandes agglomérations, c’est un peu redonner du souffle et de l’audience aux thèmes écologistes.

Cependant, de la théorie à la réalité, il y a de la marge quand on consédère l’état de délabrement de nos installations ferroviaires de banlieue.

Une réflexion sur « Au train où va l’écologie… »

  1. Moi je suis plutôt pessimiste concernant l’écologie, l’environnement et notre future. Les années passent et je ne vois aucun chose réellement changer. De la part des politiques et industriels, je vois de nombreuses bonnes volontés, de bons projets, de belles idées, mais force est de constater que personnes ne souhaitent réellement les mettre en application, juste pour l’opinion publique.

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