Les potins du lundi


T’es COP ou t’es pas COP?

Je me méfie par principe des grandes messes qui nous invitent à exorciser le mal.

Je voyais encore hier soir à la TV un reportage confirmer que les Américains consommaient deux fois plus d’énergie par tête de pipe que les Européens. On voit donc qu’il y a de la marge en matière de gaspillage énergétique; mais les Américains ne sont pas prêts à renoncer à leur modèle de consommation.

La grande conférence sur le climat (COP21) qu’on nous annonce avec tambours et trompettes depuis des semaines va avoir lieu les 29 et 30 novembre.

J’aimerais que ce soit demain pour ne plus en entendre parler tant ces grandes opérations de com me gonflent.

Car la COP, c’est d’abord de la com au service de ceux qui l’ont promue.

Mais cette com là est-elle encore capable de susciter la responsabilité des humains? ou ne s’agit-il pas seulement de flatter l’ego des grands de ce monde? ou de les faire réélire au nom de sombres calculs politiciens?

Le problème avec les conférences sur le climat, c’est qu’on a déjà donné. Et qu’on en connait les résultats.

Kyoto est encore dans tous les esprits, hélas!

On comprend que c’est une affaire d’États qui passe largement au-dessus de la tête des citoyens; la preuve: ce matin 9 novembre, il fait 14 degrés en Alsace et tout le week-end, on a pu se promener torse nu sur les chaumes vosgiennes.

Réussir une entente internationale pour limiter les hausses de température de 2°C sera, les experts en doutent, inatteignable.

Il suffit pour s’en convaincre de voir combien nous patinons pour instaurer des mesures simples contre les pollutions urbaines et comment des grands de l’industrie, comme Volkswagen, roulent les États et les consommateurs dans la farine dès que le profit est en jeu.

Vu l’état du monde, sa course effrénée à la croissance, sa mondialisation des échanges, sa financiarisation de l’économie, on se doute qu’aucun de nos grands communicants internationaux ne sera capable d’enrayer à lui seul ce phénomène planétaire.

S’il fallait en arriver là, on sait quel en serait l’ingrédient: celui d’un grand cataclysme comme ceux qu’ont connu le monde au siècle passé.

Personne ne veut en arriver là.

 

 

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