Les potins du lundi


Le Grand Est va s’effondrer de lui-même déclare cette semaine le professeur de droit public Robert Herzog.
Cette prophétie va t-elle se révéler vraie?
Ce que l’on peut dire, c’est que cette région Grand Est s’est construite d’en haut, sans l’assentiment d’en bas, à la hussarde.

C’est tombé sans que personne ne s’y attende et c’est mal tombé.

Mais ce Grand Est semble faire son chemin dans les administrations en passant au-dessus la tête des citoyens.

Il existe des signes de cette intégration forcée sur le terrain: les nouvelles plaques minéralogiques des autos marquées Grand Est dans la zone droite.

Alors le déclic se produit dans le peuple: on est dans le Grand Est qu’on le veuille ou pas.
Moi qui ai bourlingué en Champagne, en Lorraine et en Alsace, je peux dire, avec les Alsaciens, qu’ici personne ne croit à cette union de la carpe et du lapin faite de bric et de broc contre le gré des populations.

Ici en Alsace, c’est vécu comme une nouvelle annexion, un terme lourd de sous-entendu.
Les Lorrains et les Champenois viennent volontiers en vacances en Alsace et en curieux admirer nos coutumes et nos paysages.
Un peu comme les continentaux vont en Corse voir leurs cousins.
Mais jamais un Haut-Marnais ou un Meusien n’aura d’atavisme avec l’Alsacien dont l’histoire n’est pas la leur.

Que les Alsaciens ne veuillent pas non plus du Grand Est est aussi compréhensible.

On ne fait donc pas une union régionale de façade en construisant sur du sable.

Il reste à espérer que les politiques le comprendront.

Rapidement serait le mieux.

La cyclo-rando redevient à la mode

Le vélo en club n’est plus ce qu’il était.

Les effectifs des clubs assurent tout juste le renouvellement des comités.

Notez bien que je ne m’en désespère pas puisque nos routes départementales sont, malgré tout, pourvues de cyclistes.

Simplement, c’est la nouvelle génération qui a pris le relais des anciens.

Le durcissement des règles médicales d’accès aux clubs ne va pas arranger l’affaire.

C’était la pire des vacheries que pouvait rendre le lobby médical aux clubs de vélos.

Je m’en suis déjà amplement exprimé.

Clubs cyclos recherchent loisiristes

J’en veux pour preuve qu’un grand club mulhousien réputé pour son dynamisme ne réussit plus, en semaine, à attirer dans ses balades qu’un seul participant: son organisateur alias Pipeau!

Amer, il conte son désappointement sur son forum…

Il y avait aussi Pipeau qui espérait voir au moins l’ombre d’un quelconque « Véloloisiriste » pointer à l’horizon ! Vainement !

Je fis donc contre l’infortune bon cœur et me joignis à mon quatuor de costauds partant eux en direction du Col Amic, le Grand Ballon et autres sommités.
Il va de soi que je les ai sagement quittés après une quinzaine de kilomètres au pied de la première bosse, et effectué le reste de mon périple en solo.

La nouvelle génération de cyclistes, puisqu’il faut bien la nommer, a fait le pari de jouer perso et cela lui réussit assez bien.

Les causes sont connues depuis longtemps…

  • le vélo collectif ne passionne plus
  • les attroupements cyclistes sont dangereux face à la croissance du trafic routier
  • l’offre cycliste des clubs n’a pas su s’adapter au nouveau profil des pratiquants qui sont dans une logique consumériste affichée
  • l’individualisme des pratiques est conforme avec l’état d’être de la société moderne « je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux, avec qui je veux »

Les clubs sont évidemment désemparés devant cette situation…d’autant que les derniers à y croire sont loin de posséder les ressorts nécessaires pour contrer le recul.

Les cyclos utilitaires ne sont pas des couraillons

Finalement, n’est-ce pas mieux ainsi?

Après avoir corseté le vélo sous une forme cyclo-sportive pendant des décennies, c’est le vélo tout public qui sort vainqueur.

Les adeptes du vélo utilitaire, les utilitaristes urbains, sont plutôt satisfaits de voir la suprématie de ce monde sportif s’étioler. Pour ceux-là, le cyclo-sportif du dimanche faisait de l’ombre au vélo de tous les jours en les détournant des vrais enjeux de la planète. Reste une inconnue: les nouveaux cyclos du dimanche vont-ils réussir à abandonner leur voiture en semaine?

Rien n’est moins sûr.

Parlons tennis

Le tennis est aussi un sport populaire.

Notre grand champion Tsonga est le numéro un français.

Mais le tennis professionnel exige d’être doué en affaires financières.

Vingt millions de dollars de gains en tournois, ça demande de l’application.

Résidant suisse, Tsonga l’est, comme d’autres, Richard Gasquet ou Gaël Monfils par exemple.

Moyennant quoi, Jo Wilfrid Tsonga bénéficie du « forfait fiscal » ou « imposition à la dépense », un régime atypique et extrêmement avantageux lui permettant d’être imposé sur ses dépenses (et non ses revenus). Seule exigence pour faire partie de cette catégorie de quelques milliers de privilégiés : ne pas avoir la nationalité suisse et ne pas exercer d’activités lucratives dans le pays.

Imposition à la dépense? Concrètement Tsonga ne doit acheter que quelques Bueno en Suisse pour se nourrir, donc l’impôt doit être indolore, non?

Ne pas exercer d’activités lucratives, pas facile quand on est à la tête de 20 millions de dollars (hors sponsoring)…et surtout ne pas jouer de tournois en Suisse « Pour les sportifs de haut niveau, l’entraînement dans le pays est toléré. Mais pas les compétitions »

Alors JW Tsonga vient de déposer les statuts d’une société immobilière au…Luxembourg. (source Médiapart)

Ravitaillements liquides et solides sur les 2 circuits qu’ils disaient dans la pub…

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Hier, 27 août, avait lieu La Cyclosportive des Ballons Vosgiens au départ de Gérardmer qui a réuni plus de 800 participants.

Dotée de deux parcours, le plus grand 157km et 3700m de dénivelée a semble t-il connu des ratés.

Au programme… Gérardmer (Lac) – Xonrupt/Longemer – Col de la Schlucht – Route des Crêtes – Le Hohneck – Col du Breitfirst – Col du Platzerwasel – Sondernach – Col du Petit Ballon – Wasserbourg – Col du Firstplan – Osenbach – Wintzfelden – Col du Bannstein – Lautenbach – Lac de la Lauch – Le Markstein – Kruth/Wildenstein – Col de Bramont – Pont de la Scelle – Col des Feignes – Vallée du Chajoux – Pont du Metty – Route de la Courbe –
Col de Grosse Pierre – Les Bas Rupts – Gérardmer/La Mauselaine.

Martine Faure de Kingersheim, pourtant habituée de ce genre d’épreuve n’a pas du tout apprécié le traitement réservé au dernier quart  des compétiteurs.

On peut la lire sur Facebook…en voici un extrait:

« …Et bien le désastre pour les derniers à passer aux ravitos, avec des pauvres bénévoles désolés de ne pouvoir nous donner de quoi manger, trop peu livrés cette année ont ils dit . Au ravito du Bannstein à mi parcours après déjà de belles difficultés et avant l’ascension du Markstein par Guebwiller, même plus d’eau et plus rien à manger…voilà comment une sortie se transforme au fil des kms en galère monumentale! Impossible d’avaler mes barres diverses et variées, je gardais parfois des morceaux en bouche pendant plusieurs kms mais impossible de les avaler. Pas mieux pour les gels, écœurants…et à l’heure de midi les bonnes odeurs de barbecue…et je rêvais de coca, qu’on me promettait de contrôle en contrôle, mais rien…
Plusieurs compagnons de route ont décidé de monter dans la voiture balai…Je vous avoue que pour la première fois j’y ai songé dans la montée vers Le Markstein tant j’étais affamée et du coup vidée de mes forces….mais… je décidais finalement de rouler à l’économie compte tenu du faible carburant du jour ( 2 bananes) et de tenter d’aller au bout…un chemin de croix de 9h!!! »

…et Martine de conclure:

Beaucoup de déçus par l’organisation à l’arrivée, désagréments que les premiers n’ont pas connu. Pour un prix d’inscription de plus de 40 euros.

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4 réflexions sur “Les potins du lundi

  1. Autres temps, autres moeurs…
    Du temps ou je fréquentais ce genre de Brevets, la question du ravito ne se posait pas… parce que le ravito, il était dans la sacoche. Aux contrôles, il y avait juste un tampon pour les cartes de route… et l’inscription, c’était à peu près l’équivalent de 1 euro d’aujourd’hui.

  2. Merci pour tes potins du lundi qui sont une parfaite analyse de ce que je ressens. Pierre (sur la première photo) n’a pas besoin de ravitaillement sur le parcours, il à tout dans la sacoche ! ! ! Je suis le « Pipeau » du club, donc, je ne sorts plus avec le dit club. Sortant seul, je prends de mauvaises habitudes de liberté, aller où je veux, quand je veux et surtout à la vitesse que je veux. Et la question devient : une licence FFCT pourquoi ? Même si le certificat médical ne pose pas problème. Bonne semaine Max. Amicalement depuis la Nouvelle Aquitaine ! ! !

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