Jour : 8 août 2019

Trottinette, un outil urbain

Idéal pour les petites courses en ville ou la promenade de quartier. Penser à rentrer avec l’engin dans le magasin!

J’ai essayé la Trottinette OXELO TOWN 9EF de Décathlon. Ce modèle n’a pas de suspension arrière, ni de béquille. Dommage! Mais l’ensemble parait de bonne facture.

Bref, attraper l’engin dans son garage et partir est un jeu d’enfant. Pesant 6,250 kg et pliable, munie d’une sangle bandoulière, vous passez en mode piéton rapidement. En plus un crochet sous le guidon pour attacher un sac à provision.

Où aller?

Tiens, je vais chez mon boulanger et je prends mon trajet quotidien réalisé avec mon vélo…

Première chose, songer à prendre le trottoir et méfiance avec les bordures: vous n’avez que des roues de 200 mm en gomme bien raide et le modeste ressort avant n’est pas d’une grande efficacité.

La trottinette est un engin urbain, il faut de bons trottoirs. Idéal pour les petites courses de quartier.(2,400km-12 minutes- 12 km/h) à mi chemin entre la marche et le vélo.

A présent, il faut patiner. Moi, je suis pied gauche (personne n’en a jamais douté!). Avec trois grandes poussées, l’engin prend de la vitesse et on peut se reposer. Pas longtemps. La plate-forme permet de garer ses deux pieds sans qu’ils se montent dessus.

J’essaie l’autre pied…c’est moins « rentable », mais ça dépanne. Vous l’avez compris, l’inconvénient de la trottinette c’est que ça marche avec une seule jambe!

Attention carrefour!

Je descends du trottoir en faisant gaffe et je repars en face.

Me voici arrivé chez mon boulanger.

Un cliché et je repars…ça descend…la rue est déserte et j’en profite. La trottinette fait un raffut du diable, pas de doute on m’entend arriver. Attention dans les virages, aucun grip pour se retenir du dérapage. Lâchage d’une main: précaire, demande de l’entraînement. Des deux?…

Frein à main et à pied sur roue arrière, efficacité moyenne.

J’arrive…pas de doute, c’est physique. Plus rapide qu’à pied, c’est indéniable. Mais on est un peu perdu avec le statut mi-routier mi-trottoir de cet engin.

J’ai acheté cet engin sur Facebook Market. Le matériel vendu par Décathlon tient la cote à la revente. Ce modèle est prévu pour 100 kg. J’ai encore un peu de marge (TROTTINETTE OXELO ADULTE TOWN 9EF TITANE 15 OXELO)

L’engin peut constituer une alternative au vélo lors d’un voyage en train ou dans le coffre d’une voiture pour rejoindre un centre-ville ensuite…

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Les forçats du vélo

Ce sont des forçats sur un vélo. Les livreurs de Deliveroo sont tombés dans le piège que leur a tendu la nouvelle économie, celle du travail auto-entrepreneurial, un monde où l’on retrouve toutes les féodalités d’un salariat camouflé.

Qu’un cycliste à vélo puisse à ce point dévaloriser l’image du vélo malgré lui, ça me peine.

Au contraire le vélo devrait être l’outil d’une aristocratie retrouvée, celle du bien-être, de l’intelligence d’une mobilité douce au service de la cité, de la convivialité en ville.

Foutaise que tout cela! Le vélo est dévalorisé et sert l’environnement par le bas.

A la place on trouve des mecs qui se faufilent dangereusement dans les bouchons pour gagner 4,50 euros avec des menus-traiteur dans un sac à dos pour les bobos de la société high-tech des beaux quartiers. Pour sûr, ces gens là ne risquent pas de jouer la solidarité avec les livreurs qu’ils contribuent à avilir.

Cette nouvelle société « débridée » que les lois-travail Hollande, puis Macron, ont largement contribué à encourager sont des poisons à retardement pour nos jeunes travailleurs. Sans congé maladie, sans droit au chômage, sans retraite, ce nouveau sous-prolétariat consacre sa propre perte.

Loin d’être des travailleurs indépendants, statut que leur impose de choisir Deliveroo, les coursiers employés par cette plateforme lui seraient en fait « assujettis » et placés dans une situation de « dépendance technique et économique », estime l’inspection du travail.

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