Jour : 6 juillet 2020

Les motards nous mettent en colère

C’est Gérard qui m’écrit.

sauf si je l’ai loupé, je n’ai pas vu de billet sur la pétition

en cours de sos-massifdesvosges.fr  ici :

http://www.sos-massifdesvosges.fr/?p=1015

Cela me semble pourtant une cause à défendre; samedi j’ai fait le

Platzerwazel puis la route des crêtes jusqu’au Grand Ballon et retour

par le HWK : c’était affolant toutes ces motos !

Je ne peux évidemment pas me défiler. Ce Collectif auquel je viens d’adhérer vise à protester contre les nuisances des motards sur le massif vosgien.

J’ai consacré des dizaines d’articles à ce sujet sur mon blog.

Montée du Grand Ballon (images 2012)

Voila un thème qui revient en débat épisodiquement quand les beaux jours arrivent. Ne pas s’emballer trop vite, le 19 avril 2012 j’écrivais sur mon blog « la routes des Crêtes va être limitée à 70km/h sous l’impulsion de deux conseillers généraux, Jean-Jacques Weber (Saint-Amarin) et Alain Grappe (Guebwiller)(web l’Alsace 19/04). » (voir l’article)

Le 22 janvier 2013, on évoque à nouveau les motards dans le journal DNA. Le but serait de  limiter l’usage des motocyclettes dans les cols vosgiens . Plus particulièrement les samedis et les dimanches dans les cols haut-rhinois du massif, à l’exception de trois passages importants : les cols de Sainte-Marie-aux-Mines, du Bonhomme et de Bussang (RN 66) (DNA 22 janvier).

En 2013 toujours, on sentait poindre à nouveau la montée du mécontentement et j’écrivais « la question revient sur la place publique aujourd’hui avec une pétition visant à demander que dès le printemps 2013, un dimanche de chaque mois, d’avril à novembre, soit exempt de tout véhicule à moteur sur la Route des Crêtes.« (voir l’article du 25/2/2013)

La limitation de la vitesse à 70 km/h aurait pu constituer une alternative acceptable au tout interdit. Oui mais voila depuis bientôt huit ans que la mesure est prise, aucun motard ne la respecte et les verbalisations sont rares. Installer des radars fixes sur la route des Crêtes? on sait ce qu’il en adviendrait…

Alors, soit pour un pique-nique à la Schlucht le 19 juillet!

Et comment on y va à la Schlucht? A vélo bien sûr!

J’organise un départ depuis Thann. Départ 8h30 heures école maternelle du Kattenbach au bout de la piste cyclable du Rangen . Repas tiré du sac. Possibilité de prendre le circuit en cours de route à…

  • Saint-Amarin devant Hôtel du Cheval Blanc 9h15
  • Kruth piste cyclable derrière l’église 9h45
  • Wildenstein mairie 10 heures
  • à partir du pied du col de Bramont, chacun monte à sa main. Je grimpe à allure bucolique. Ne pas se presser nous avons deux heures pour parcourir les 20 km restants.
  • arrivée prévue à la Schlucht 12h.
  • retour par itinéraire libre.

On longe la Thur jusqu’à Kruth, puis col de Bramont (avec enrobés tout neuf), puis La Bresse, puis col des Feignes, col de la Schlucht soit 45 km et 1100 m

accéder à la trace du parcours

Si c’est pour se retrouver avec un océan de bagnoles garées sur des kilomètres le long de la route, qu’on ne compte pas sur moi pour venir aggraver le problème.

Les potins du lundi

Voyager à vélo? le bon plan à coup sûr pour cet été

Le Covid s’est-il envolé?

Sans nous en rendre compte, nous sommes entrés à pas feutrés en vacances après des semaines d’inactions forcées pour beaucoup. Je veux dire en période de vacances, comme si le Covid s’était envolé. Non le Covid ne s’est pas envolé, il fait du sur-place. Et les corps constitués, destitués provisoirement le temps de changer de gouvernement, vont avoir fort à faire pour assurer la police sanitaire sur les plages et partout où le vacancier s’abandonne à l’oisiveté rapprochée avec ses semblables.

Des corps professionnels entiers continuent de vivre dans la crainte non pas du Covid mais du chômage. Les soignants qui s’attendent à une réactivation de l’épidémie et aussi tous ceux qui sont interdits d’exercer. Je pense notamment au spectacle vivant privé de tout cet été et pour lequel le chômage forcé se prolonge. Pas de bals populaires, pas de fêtes de rues, pas de théâtres, pas de concerts,…

La distanciation à l’épreuve

Roulez à trois, quatre, …dix mètres l’un de l’autre, c’est possible à vélo.

Mercredi, je pars donc pour de petites vacances à vélo. En compagnie d’un ami. Un voyage autour de chez moi qui ne sera pas étranger à cet apprentissage du confinement que nous avons connu au cours des dernières semaines. La distanciation, nous gens de montagne et de vélo solitaire, nous la pratiquons déjà! Oui, là-bas, au fond du chaume sur les crêtes du massif, nous verrons des silhouettes à l’approche face à nous, peut-être davantage en cette saison d’été où nos grands impérators vainqueurs de la pandémie ont recommandé de restez chez soi plutôt que de choisir Phuket ou Agadir. Un peu comme ces médecins démunis du siècle passé qui écrivaient sur la prescription « garder la chambre! »

Quelle est la bonne distance? Je ne sais pas. On me dit qu’il faut lire « le Château » de Kafka pour mieux aborder le corpus de la distance. Soit! (gratuit sur Kindle)

Alors oui, je vais garder mes distances inter-personnelles du mieux que je pourrai le long de ma frontière haut-rhinoise. Je n’aurai pas de regret: je laisse toutes les plages du littoral, les campings bondés et les contrées exotiques aux inconditionnels du tohu-bohu estival.

Du Havre à Prades

J’ai bien noté. Le nouveau premier ministre s’appelle Castex. Un nom bien de là-bas et l’accent chantant du terroir pyrénéen. A part ça, on ne s’explique pas vraiment en quoi ce nouveau serviteur de l’Etat va changer quoi que ce soit à la donne. Passer du Havre à Prades, est-ce une garantie supérieure d’authenticité patriotique? Ce que les Français demandent, nous dit-on, ce sont des gens d’en-haut en lien avec les territorialités. Alors va pour Castex! Castex, c’est une consonance qui en rappelle d’autres comme Rolex, Solex, latex,…on imagine déjà toutes les confusions que ne vont pas manquer d’habiles plaisantins tentés de chambrer le nouveau premier ministre pour peu qu’il s’avise d’exhumer des dossiers laissés opportunément en jachère. En même temps, j’ai une méfiance naturelle pour les « gens du sud » et qui s’en revendiquent. Ça commence mal.

L’orage va t-il gronder à nouveau à la rentrée? c’est à craindre puisque tous les commentateurs annoncent de grandes difficultés en cascades sur le plan économique et social. La crise sanitaire est passée par là, juste après celles des Gilets jaunes et des retraites.

On va donc attendre de voir comment la nouvelle task-force gouvernementale va prendre les choses en mains cette semaine. Ministre? pas spécialement un poste enviable par les temps qui courent.

Des villes à la campagne?

Bien sûr, on ne peut pas passer sous silence l’incroyable percée des écologistes dans les grandes villes, roues dans roues derrière leur précurseur Eric Piolle à Grenoble. Le vélo en sortira donc gagnant puisqu’il est devenu le symbole « fourre-tout » du changement environnemental en ville. Contre le gré souvent d’une majorité silencieuse qui constate désabusée la disparition des facilités accordées aux voitures, de larges avenues amputées d’une ou deux voies, des parkings rationnés et la fin des tolérances en tous genres pour grappiller des espaces sur le terrain des piétons, des cyclistes et des espaces verts.

Pour ceux-là, les adeptes du tout voiture, il faudra donc battre en retraite face à des municipalités vertes qui choisissent parfois d’imposer brutalement des interdits sans concessions pour parvenir à leur but: redonner du bien-être à la ville.

Ce qui est manifeste, c’est que l’effet Covid a facilité les victoires écologistes, les électeurs s’étant rendus compte que la ville était porteuse de la pandémie, on aimerait adopter un mode vie plus rural qui nous dispense des transports en commun et de la promiscuité. Pas facile! La France est donc devant une grande complexité territoriale: des villageois qui veulent toutes les commodités de la ville et des urbains qui veulent des champs à la place des grands boulevards.