Jour : 5 août 2020

Molkenrain

A Freundstein, j’ai pris l’habitude de la photo souvenir

C’est presque festif de grimper le Molkenrain. Il n’y a qu’à pédaler à l’ombre de la forêt.

Puis quand la prairie surgit, il reste un dernier set pour son arrivée victorieuse sous les hourras des spectateurs attablés.

C’est un délire.

Le Molkenrain. Quelques convives seulement

Personne ne m’attendait, ni ne m’a remarqué. Je suis donc redescendu dans l’anonymat le plus total. Et j’ai dépassé le marcheur qui m’avait dit en montant « c’est plus facile dans l’autre sens ».

L’humour des marcheurs vis à vis des cyclistes est décapant.

3 cols au passage, Amic, Silberloch, Herrenflüh

Aucune gloire dans ce parcours. J’habite au pied de la montagne. Je monte, puis je redescends.

Ma paresse est à moitié récompensée puisque j’ai gravi 850m sur 42 petits kilomètres.

Un peu de technique…

Je ne me presse pas. Et tout me semble facile. Je vous dois une explication, j’ai perdu 8 à 10 kg et j’ai gagné 10 pulsations au cardio. Pas de quoi pavoiser. Je me contente de ce résultat pourvu que la montagne me semble plus facile!

https://www.openrunner.com/r/11814492

Moulin du Boël

J’écris son nom comme s’il m’était familier. Mais non, je ne connais pas le Moulin du Boël situé près de Rennes.

C’est la magie de la peinture, on peint des trucs qu’on n’a jamais vu « en live » et au fur et à mesure, à force d’étudier les formes, les textures, les reflets, les couleurs, on s’imprègne du sujet jusqu’à se l’approprier et imaginer qu’on a été en face, un jour.

Je ne verrai peut-être jamais le Moulin de Boël. Peut-être n’existe t-il même pas!

Finalement en peignant, on entre sans le savoir dans l’abstraction.

Mais si, le Moulin de Boël existe, je l’ai trouvé ici…

Finalement, je vais afficher cette destination pour mon prochain voyage breton.

Arrêt brutal

C’est à cet endroit qu’un cycliste a été renversé par une voiture (D32-Nods-Doubs)

67 ans. La vie s’arrête brutalement au bord d’une vicinale. On ne sait pas pourquoi. Pourtant le lieu semble peu emprunté. A deux pas de chez nous, de l’Alsace. Revenant du Jura, j’ai vu des routes étroites et des zones touristiques peu indiquées pour les cyclistes. Mais là d’après cette image Google, on ne comprend pas comment l’accident s’est produit.

A lire dans l’Est Républicain

Je ne sais pas si je suis plus sensible aux articles de presse relatant des accidents de cyclistes, mais j’ai l’impression que la route nous tue plus aujourd’hui.

On pourra épiloguer sur le fait qu’il y a plus de voitures, plus de cyclistes et que par conséquent les risques augmentent. On pourra aussi spéculer sur la moindre attention des automobilistes, le manque de prudence des cyclistes,…

Mais il reste que notre cohabitation routière est de plus en plus problématique. Le partage de la route semble un vain mot dès lors que les deux types de mobiles (voiture et vélos) sont tellement différents par leur vitesse, leur encombrement sur la chaussée.