Jour : 12 août 2020

Giratoire à Thann

Pas facile de faire un rond en pente.

Il existait déjà. Le giratoire de Thann situé aux intersections Kleber/Malraux/Poincaré se refait une jeunesse.

C’est une grande opération destinée à recentrer le rond-point, parait-il.

Mais au total beaucoup d’argent dépensé pour les voitures qui ne se justifiait pas en priorité vu les finances de la ville. Les cyclistes le savent, ils n’ont rien à gagner des ronds-points qui sont et restent difficiles pour la plupart surtout si les voies se resserrent et obligent les automobilistes à vous frôler davantage pour vous dépasser quoi qu’il en coûte.

Tout cet argent aurait pu être affecté aux mobilités douces, à la sécurisation des piétons et des cyclistes dans les points névralgiques.

Dommage!

La vélorue en question

vélorue à Mulhouse

Si la rue piétonne est à présent passée dans les mœurs, il n’en va pas de même pour la vélorue.

La vélorue est une rue affectée aux vélos prioritairement et où les voitures doivent rester derrière.

C’est une façon de limiter peu à peu le trafic automobile dans les centres urbains sans pour autant l’interdire totalement.

Seulement la réaction des riverains ne s’est pas fait attendre là où le dispositif est expérimenté.

Ainsi qu’en témoigne cette habitante de Mulhouse qui s’exprime dans les colonnes du journal DNA…

CES VÉLORUES QUI FONT FULMINER.- La Mulhousienne Cynthia semble particulièrement remontée contre les vélorues. « Nous habitons au Nouveau Bassin et sommes pour le moins gâtés par ce nouveau dispositif. De chez nous au Diaconat Roosevelt, c’est un parcours du combattant, notamment avenue de Colmar, devant le cinéma Palace. Et pour le retour par l’avenue Kennedy, c’est encore pire. Une seule voie avenue de l’Europe et allée Nathan-Katz, la deuxième étant déclarée vélorue également. Ces deux parcours sont des entrées/sorties de ville, faut-il le préciser ? Est-ce que les concepteurs de cette idée fumeuse se rendent compte qu’ils isolent le centre-ville des visiteurs venus des villes voisines ? Notre municipalité veut-elle tuer le commerce du centre-ville ? On me rétorquera qu’il y a le P + tram, sauf que tout le monde ne veut pas utiliser ce système. Cette soi-disant politique verte me révulse, d’autant plus que nous avons le premier constructeur automobile à une dizaine de kilomètres qui procure un travail à des milliers de personnes […] Depuis quand les cyclistes sont-ils les meilleurs touristes et consommateurs ? On n’entend parler que de recul du tourisme en France du fait de la désaffection des étrangers et on dégoûte les locaux par des mesures débiles. De grâce, madame, messieurs les politiques, appliquez votre programme et arrêtez cette politique prétendument écologique qui n’est en fait qu’une immense démagogie. »

L’argument de la perte de vitalité commerciale est souvent évoqué sans jamais qu’une preuve y soit apportée. Sans Vélorue, le commerce mulhousien est déjà en berne du fait des grande surfaces périurbaines. Derrière cet argument se cachent en fait ceux qui refusent de considérer que la voiture est une source importante de pollution en ville préjudiciable à tous, riverains comme visiteurs.

En revanche on comprend que les citadins qui misent sur le tout-voiture pour se déplacer soient particulièrement circonspects face à cet intrusion du vélo en ville devenu outil de distanciation physique du fait de la Covid.

Une vélorue à Oss. Les bandes situées de chaque côté de la rue font office de bandes rugueuses et rétrécissent visuellement la chaussée. La bande centrale est légèrement surélevée pour servir également de bande d’avertissement et pour obliger les automobilistes à dépasser à bonne distance (en se déportant complètement sur la voie opposée).

SOURCE Jeanne à Vélo

Piste d’Aspach, des dégradations causées par le monde agricole

Agriculteurs et cyclistes, une cohabitation pas évidente

De plus en plus souvent en Alsace, les agriculteurs se chargent d’implanter sous les chemins ruraux des canalisations pour irriguer leurs champs.

Des travaux dont on peut se demander s’ils ont exécutés légalement…ou avec les autorisations nécessaires telles que la Déclaration d’Intention de Commencement de Travaux (DICT) pourtant obligatoire sur domaine public. J’ai des doutes car souvent les cyclistes sont mis devant le fait accompli sans affichage préalable des travaux, sans panneaux et en une journée le tour est joué.

C’est le cas sur la piste cyclable de Leimbach à Aspach encore dénommée rue du Traineau, la seule piste d’Aspach, empruntée par les cyclistes qui se rendent vers le massif et qui évite ainsi la D103 très fréquentée et peu large.

Des graviers envahissent la route à hauteur de la ferme, les virages sont défoncés par les engins agricoles et les traversées souterraines héritent de revêtements bâclés en béton.

La dernière tranchée réalisée sur la piste a été rebouchée grossièrement avec du béton. (Travaux peu professionnels). Si on peut admettre un béton maigre en matériaux de rebouchage, la couche de surface doit être remplacée à l’identique.

Pour qu’un riverain puisse effectuer des travaux sur une voirie publique, il faut y avoir été préalablement autorisé par l’autorité responsable. C’est ce qu’on appelle une autorisation d’occuper le domaine public. A moins qu’il s’agisse d’un chemin de l’association foncière…ce qui n’est pas mentionné dans le PLU de la commune.

Dans l’affirmative, ces travaux doivent respecter une certain nombre d’obligations dont celle d’être réalisée en conformité avec les règles de l’art et les prescriptions réglementaires, avant, pendant et après les travaux.

Or que constatons-nous?

1/ les travaux sont exécutés sans préavis et sans mise en place de déviation pour les usagers que sont les cyclistes

29 mars 2018, la piste transformée en bourbier

2/ les travaux sont le plus souvent exécutés à la hâte sans toujours respecter les régles du métier.

3/ les rebouchages, les compactages, et les revêtements sont systématiquement réalisés sommairement sans remise en état à l’identique.

Corrélativement, ce sont les usagers cyclistes qui sont les premiers impactés par ces imperfections: des revêtements disjoints, des rives rongées par les engins et des gravillons qui vont perdurer pendant des années et qui mettent en danger la sécurité.

Que dit le Plan Local d’Urbanisme d’Aspach/Michelbach?

La commune est traversée par le seul itinéraire cyclable départemental «Aspach-le-Bas-Thann-Kruth». Cet itinéraire, en provenance de Leimbach, traverse la commune d’Aspach-le-Haut par la rue du Traineau et la RD34. Aucun aménagement n’a été réalisé dans la commune. Il ne s’agit que d’un itinéraire fléché et non tracé au sol. Aucun itinéraire cyclable ne passe ni à Michelbach, ni à Aspach-le-Haut-gare.

(ADAUHR181P.L.U. d’ASPACH-MICHELBACH Mai 2018 Etudes préalables 6.1.2.Pistes cyclables)

Comme la tranchée d’Aspach est récente, je vais écrire au maire d’Aspach-Michelbach pour lui faire part de la situation…et recueillir son avis

Affaire à suivre…

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Bernard va bien

Bernard était tombé à VTT à Chalampé alors que nous terminions notre tour du Haut-Rhin.

lire ici le récit.

Une méchante luxation du pouce l’a contraint à arrêter le vélo provisoirement.

Lundi, on lui ôtera la broche qui immobilise son doigt. Mardi il reprendra le bateau (Bernard habite la Corse) et mercredi il sera au séjour des Cent Cols à Chessy-les-Mines.

Il m’a confié qu’il se limitera au vélo de route pour sa prochaine reprise.

Tout va donc bien.