Vide spatial et temporel


La passerelle est en bois. Si les piles sont généreuses, c’est parce qu’un train y passait il y a un siècle

Ne vous inquiétez pas si je dois intellectualiser des choses simples comme l’ennui.

Ce matin, j’ai démarré la journée en zigzag, c’est à dire sans savoir quoi entreprendre. Entreprendre, c’est facile pour un entrepreneur. Mais pour un oisif comme moi, un retired ou un self-employed comme me désigne Facebook.

Donc ce matin, je sens que je vais rater ma journée. Par temps de canicule, il ne faut pas « se rater » le matin car l’après-midi difficile de « se refaire ».

Je compte mes journées, mes jours, comme si j’avais un calendrier d’activités à assumer. Chez moi, tout est noté, transcrit. C’est pas une vie!

Comme je sais que le grand coté de mon existence est derrière moi, raison de plus pour ne pas louper un jour qui vient.

Celui-là, ce matin, partait en vrille. la vrille étant un zigzag dans l’espace si on veut bien me suivre.

Entre les travaux ménagers, la lecture, la mauvaise herbe, le barbecue à nettoyer, la peinture, les polémiques sur Facebook, je ne sais plus où donner de la tête.

Quand on commence comme ça, on arrive à midi et on a encore rien fait.

A dix heures, je suis vide. Vide comme une batterie déchargée. Finalement ne rien faire, c’est fatiguant aussi. Je ne sais pas répondre à deux questions fondamentales qui reposent sur des adverbes interrogatifs

  • quand?
  • où ?

Faites le test! si vous ne savez pas quoi faire, dites-vous quand? et où ? dans cet ordre.

Si vous sentez l’urgence temporelle de faire quelque chose en répondant à quand? faites le tout de suite. Surtout s’il est déjà dix heures et que le soleil chauffe.

Ensuite où ?

Je n’ai plus beaucoup de temps pour réfléchir…

Le vélo? c’est mort avec deux heures devant moi, je vais faire un aller-retour au lac. Pas envie.

Alors où ? je saute dans la voiture et je file faire un jogging à Sentheim planqué dans la forêt. Je traverse Lauw tout trempé de sueur et je me réfugie à nouveau le long de la Doller à l’ombre.

Six kilomètres suffiront. Je suis dans « mes constantes ».

45 minutes. Mon espace temps a été correctement utilisé. Je suis rasséréné. Au moins jusqu’à demain.

Comment vous dites? je devrais voir un psy?…j’y songe.

3 réponses sur « Vide spatial et temporel »

  1. « je devrais voir un psy? »

    Voilà une drôle d’idée qui jamais ne me traverserait l’esprit. Pour la simple raison qu’on est dans un domaine totalement subjectif, que pour avoir envie d’être psy il faut déjà avoir des prédispositions (c’est à dire avoir au départ un grain que l’exercice de cette profession ne fait qu’empirer) et qu’aller consulter un dingue plus dingue que soi est passablement dingue.

    Quant au barbecue, si vous avez besoin de le nettoyer, c’est que vous ne vous en servez pas suffisamment. Le feu nettoie et purifie tout.

  2. Allons Max ,le 11 avril pendant le confinement , tu nous a déjà fait un coup de blues.
    Le moral semblait revenu et voila que tu remets ça !! Ressaisis toi , nous avons le plus beau métier du monde ( retraité ) le loisir d’organiser nos activités.
    Laisse tomber le psy et penses à ton tour de vélo de demain.

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