Les potins du lundi


Mon amie Mary Funyo est devenue orfèvre en décoration de galets de la Thur. J’en trouve un délicatement déposé devant ma porte et son clin d’œil au vélo qui rend heureux est une merveille. Bravo et merci Mary!

Absent sans motif

J’ai manqué mes potins du lundi la semaine dernière. Et je n’ai pas de mot d’excuse à fournir. Je veux dire que je suis redevable envers mes lecteurs. A l’école, il fallait inventer je ne sais quel mensonge qui embarrassait davantage mes parents que moi-même au moment de rédiger un billet. En fait j’étais parti tout simplement dans le sud et j’avais mis mes devoirs au placard.

Le tri au retour

Mes cols 2021 en cours sont désormais saisis dans la comptabilité « notariale » du Club des Cent Cols. Terminées les listes excel ou les listes « papier ». Je m’y plie de bonne grâce puisque c’est la règle du jeu à laquelle on s’astreint et c’est devenu beaucoup plus pratique.

C’est au retour de voyage qu’on trie. On trie ses cols grimpés…et ceux qu’on n’a pas réussi. C’est toujours une misère de ne pas inscrire à son tableau un col alors qu’on est passé tout près parfois sans savoir son existence ou sans pouvoir l’atteindre alors qu’il est à portée de main. Et parfois, heureuse surprise, on passe un col sans le savoir qu’on trouvera à la lecture de la trace GPS enregistrée.

S’agissant de l’Hérault, j’ai sillonné les routes cévenoles dans les années 70. Déclarer deux fois le même col même à 40 ans d’intervalle, c’est interdit; la machine informatique « Cent Cols » le voit et veille.

Apprendre de ses erreurs

Quand je regarde mes traces GPS au retour je constate mes erreurs de parcours. Par exemple ci-dessus, pourquoi m’être fourvoyé sur Puech Aurou entre Gabriac et Les Camps alors qu’une gentille route, la D122E6 au nord permettait la même chose sans se fatiguer?

Finalement, j’aurai découvert ce paysage fantastique et insolite du Causse. Désincarné de tout, on croit être seul au monde

Perdu au cœur du Puech Aurou
Le strates en escalier datent du Miocène (20M d’années) Un mélange d’argile et de carbonate a donné, dans ce contexte lacustre, une roche particulièrement friable de couleur blanchâtre. On remarquera en montant les traces d’un cours d’eau fossile attestées par des petites marmites et des sillons d’érosion. (sources)

Je m’interroge. Pourquoi Les Camps s’appellent Les Camps?

Je n’ai pas vu de camps. Je ne sais pas d’où vient ce nom mais j’ai manqué à proximité un dolmen. Dommage!

A Pic Saint-Loup, impossible de rejoindre le Pas de la Pousterle (en bas de l’Image) par le Mas Rigaud. J’ai bataillé pendant une heure entre le km 6 et le km 8. Je n’ai jamais trouvé le moyen de progresser parmi les sentes du ravin de l’Embuc. Il faut dire que les habitants du lieu ont verrouillé tous les accès où apparaissent les vignes du Pic St Loup

Hydrocortisone

Ce machin là fait du bien à la condition de ne pas l’avoir oublié à la maison et de ne pas en abuser.

Cinq jours dans le sud chauffé à blanc laisse fatalement des traces. Je suis rentré en Alsace couvert de piqures d’insectes (au moins 50 piqures!). C’est très douloureux. J’ai été dévoré par les moustiques et les taons. Le bras, les jambes, la tête, les mains. Un taon mord même à travers les vêtements. Le taon mord dès qu’on s’arrête en chemin. Lorsqu’on ressent la douleur, il est trop tard.

En 2013, j’ai écrit un billet sur les taons.

En 2020, un spécialiste de la chose m’a remis à ma place: les taons ne piquent pas, ils mordent et n’ont pas de dard. Il est donc inutile de tenter de retirer un morceau du taon laissé dans sa cuisse.

Longboard

Skate version cruiser. On me dit qu’avec ce type d’engin, on peut rejoindre Besançon depuis Mulhouse! Ce serait donc un outil sérieux de mobilité douce…

5 réponses sur « Les potins du lundi »

  1. « Je m’interroge. Pourquoi Les Camps s’appellent Les Camps? »

    C’est un nom occitan, dérivé du latin pour « champs », tout simplement. Le chemin de « Compostelle » est le chemin du « Champ d’étoile ». Cette origine se retrouve également parfois dans les dérivés de « Campo-xxx », par exemple à Orléans le « Campo-Santo ».
    Par champ, il faut comprendre une terre défrichée, un « eissart » (je ne connais pas le mot en français).

    L’autre origine aurait pu être un très ancien « camp » militaire romain, mais souvent, ces lieux sont nommés « camp de César ».

    JPB

    J’aime

    1. Toujours tiré de l’occitan.
      Sur l’image 1 :
      — la capelle = la chapelle
      — puech Aurou = la butte, la petite colline (Aurou est trop déformé pour mes connaissances, peut-être un endroit où il y avait de l’or (òc=aur))
      — la combe = le vallon, la vallée
      — le devès = peut-être le dévers, la pente.

      Sur l’image 2 :
      — le pas de la pastourelle = le passage de la bergère
      — Mascla = le « mâle »
      — la croisette = le croisement (entre plusieurs sentiers)
      — le chap = la tête, le sommet (probablement le point le plus haut)

      JPB

      J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s