Sainte Marie-Madeleine à VTT

A la cote 425, du grand vent. Je fuis en forêt

Ne vous attendez pas à voir Marie-Madeleine sur un VTT. Non! De quoi aurait-elle l’air avec sa coiffe et sa robe. Ça ferait mauvais genre.

Je grimpe à la cote 425 par la rue des Vignes à Cernay. C’est fou ce que je manque de puissance. Je me demande si je ne devrais pas finalement passer au VAE. La puissance musculaire est indispensable pour rester sur le vélo dans les montées. Sinon on grimpe à la limite de l’équilibre puis le moindre pavé vous désarçonne. Pour avoir le temps de réagir je devrais abandonner mes pédales automatiques et prendre des pédales plates à picots, ce dont je suis incapable à me résoudre. Puis après je prends l’oratoire Iffis.

Le parcours du jour. Le VTT a cette faculté de ne pas trop nous éloigner de chez soi. On peut donc rentrer vite si la météo se dégrade.

Alors je pousse chaque année un peu plus. Je sais que le VAE est une autre machine et que je ne passerai pas partout surtout là où il y a du portage. Je tergiverse, je repousse à plus tard. Pour la route rien ne presse, la question de puissance ne se pose pas dans les mêmes termes.

Je ne me plains pas trop car j’ai encore avec moi un grand registre cardio et je suis capable de passer de 65 au repos à 155/160 maximum.

Mais dans les montées quel âne je fais!

Je croisé ce matin des randonneurs à pied, la plupart avec chiens. Le couple homme-chien est un phénomène de société indéniable.

  • un couple avec chien en bas des vignes
  • un couple de femmes avec chien en bas de Iffis
  • un autre couple de femmes avec chien en bas de Iffis
  • un randonneur avec chien arrivant à Iffis par Cernay
  • un joggeuse qui descendait de Waldkapelle
  • un randonneur arrivant à Waldkapelle et venant du Rangen
  • un promeneur avec chien dans les vignes du Rangen

Après l’oratoire Iffis, je prends Waldkapelle et je vois en chemin le panonceau neuf « Ermitage Saint-Marie-Madeleine ».

Je descends le single.

Les ruines de l’ermitage sont dans un petit vallon

Il reste des ruines d’une chapelle et de l’abri de l’ermite. A la Révolution, autorisation de tout détruire. Quelle bande d’ânes, ces Robespierre ramasse-mousses!

Les restes de l’ermitage. Difficile d’imaginer qu’on pouvait vivre ici retiré.

Un peu d’histoire telle que mentionné sur place…

L’Ermitage Sainte Marie-Madeleine de Steinbach Bruderthal

Située sur le ban de Steinbach, la chapelle Sainte Marie-Madeleine est mentionnée dès 1344 dans le Liber Marcarum.
Dans les années 1750, une vive polémique opposa l’ermite d’alors, frère Johann Bresslet, à la commune de Steinbach sujet du bornage de l’ermitage. Cette controverse donna lieu à un abondant échange de lettres et à la réalisation d’un plan détaillé, peint sur parchemin.

borne encore visible marquée S


Le site a été sorti de l’oubli à partir de 2006 par un groupe de bénévoles accompagné par la DRAC et le PAIR, avec l’aide de la SHACE, de chantiers de jeunes de la ville de Cemay, de la Commission Patrimoine de Steinbach et d’un groupe de pelleteurs enthousiastes d’Eguisheim.
Le terrain, aborné par huit pierres (portant les lettres de A à H occupait une surface d’environ 2 hectares.
Du nord au sud, on découvre :

  • un verger clos
  • une grande cour dans laquelle s’élevait une grande croix
  • la chapelle (L), surmontée d’un clocheton,
  • et l’habitation de l’ermite.
  • un jardin divisé en sis parcelles (N).
    • La chapelle et l’ermitage étaient entourés d’une épaisse forêt de feuillus et de sapins. A proximité du verger se trouvait une grande clairière, constituée de prés communaux. De la cour de l’ermitage partaient deux chemins menant l’un à Steinbach 1 et P), l’autre à Thann (K).
      L’ermite menait une vie de solitude et de prières, mais aussi de travail. Il cultivait fruits et légumes, élevait des abeilles et cueillait des plantes médicinales pour soigner les villageois qui venaient prier à la chapelle
      Après la Révolution, en 1794, la la chapelle et l’ermitage furent vendus comme biens nationaux, avec autorisation de démolition.

A Waldkapelle, pas un chat, pas un chien. Je dégringole à Vieux-Thann et je m’offre les vignes du Rangen et sa chapelle. Puis je m’arrête à la Collégiale. Je photographie les bas-reliefs à coté d’un Asiatique avec son télé-objectif.

Portail Ouest Collégiale Saint Thiébaut de Thann

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Ringard

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Je reviens

Plus ringard que jamais. Puisqu’il faut l’accepter, avec l’âge on nous dit qu’on devient con. J’assume.

Pris par des obligations domestiques, j’ai mis entre parenthèses le sport pendant quelques jours.

En même temps, je me suis dit qu’il fallait songer à réduire la voilure. Je suis moins ardent pour affronter le mauvais temps à vélo. Et quand le whatsapp du club affiche les dénivelées du lendemain à venir, je renâcle…

2022 va t-il nous aider à sortir de la pandémie et des quiproquos? Faire en sorte qu’on puisse reprendre nos habitudes? les bonnes plutôt.

A bientôt sur Facebook

Au club je suis le vieux de service malgré moi. La sénilité peut faire de moi une gloire de l’exception. Il n’y en a pas d’autre à encore pédaler. Mais je ne suis pas un séducteur parmi la gent âgée, personne ne vient me rejoindre. Je souffre un peu en entendant décliner toutes les solutions avancées pour faire venir du monde dans le club, le sang neuf qui fait défaut. Nos jeunes ne savent pas que la formule club ne recrute plus parmi les familles. Un club de familles à vélo, en voit-on encore? En a t-on jamais vu un seul? Les formules qui marchent sont désormais les sorties cyclo-sportives, comme par le passé, et les groupes VTT informels formés sur la toile. Bref l’avenir du vélo de groupe repose sur les groupes Facebook.

Voulez-vous faire Président?

Je suis d’accord pour dire qu’un candidat pro-animaliste fera le bonheur de nos vaches vosgiennes, mais cela suffit-il à faire une politique?

On peut ruminer, s’insurger contre les 500 signatures, mais on doit constater que la formule écarte nombre de zozos anti-ceci ou pro-cela. Pourtant là où le système dérape c’est que les élus de terrain bloquent des gens par principe à gauche ou à droite et ce n’est plus qu’un mauvais jeu anti-démocratique qui prive l’électeur de base de pouvoir voter pour son candidat.

La France est unique mais elle est divisible en une infinité de chapelles comme on le voit actuellement dans les sondages de campagne présidentielle.

Ceux de la ville, ceux des champs qui se subdivisent entre rurbains et pro-chasseurs, pro-vaccins et antivax, convoyeurs de libertés et adeptes de mobilités douces, anti-genres en tous genres, pro-mariage pour tous, parent 1 et parent 2, smic à 10.000 euros, retraite à 82 ans, Cochonou bien à nous, Français de souches et Français de papier, hijab au foot,…

Tout ça me donne le vertige, je suis largué.

Accrochez-vous! la dénaturation de nos traditions, cette acculturation qu’on voudrait instaurer parmi nous porte les germes d’une discorde profonde. Sous le terme de wokisme, on cherche à nous faire prendre les vessies pour des lanternes. Celui-là n’en est pas un, c’en est une!…il ou elle devient donc iel. Une façon de noyer le poisson.

Et maintenant on veut jouer au foot dans la tenue qui me convient, pas celle du règlement.

On devrait décréter la présidence tournante.

Chacun aurait droit à ses vertiges. D’autant qu’il vaut mieux ne pas le répéter: heureusement, quel que soit l’élu de notre cœur ou de notre rancœur, il y a peu de marges de manœuvre pour diriger la République. La moitié de nos richesses, le fameux PIB, est englouti par l’Etat qui redistribue à gogo et nous produisons de moins en moins. Le calcul est donc vite fait, il va falloir se serrer la ceinture de plus en plus pour les prochaines décennies. Haro sur les 35 heures, sur la retraite à 60 ans, tout est bon pour tailler en pièce notre modèle social du temps glorieux. Si on perd des parts de marché c’est parce qu’on travaille moins. A force on va finir par le croire.

La bagnole électrique

Elle perce la voiture électrique. Forcément les contraintes environnementales l’aide à progresser et en plus l’explosion du coût des carburants fossiles n’arrange rien pour ceux qui possèdent encore le fameux moteur à explosion.

Le gouvernement attend. Il renfloue l’EDF et le fameux tarif Recharge va pouvoir sortir. Avant d’acheter un véhicule électrique, il faut d’abord aller lire les petites lignes de son contrat de fourniture électrique: le tarif relève des seuls usages domestiques, lumière, cuisson, eau chaude, chauffage…mais pas la recharge de la voiture.

37 milliards pour l’État!

L’usage recharge de la voiture va devenir une annexe du contrat avec un compteur distinct et la fiscalité qui va avec, c’est à dire la fameuse taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).

L’Etat aurait tort d’abandonner une recette de cette ampleur en encourageant les véhicules électriques à prospérer…d’autant que les centrales EPR en projet vont coûter bonbon à financer.

Je vous le répète, il y a peu de marges de manœuvre pour diriger la République tant les contraintes sont incontournables dans les nations sophistiquées.

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