Michelbach

aquarelle 40×30

Lidl se met au VAE

900 euros en Espagne et en Allemagne pour commencer

Il s’appelle ZĂĽndapp Z801.

ZĂĽndapp est une marque connue en Allemagne pour ses motocyclettes.

Pour en savoir plus

Si vous rĂŞvez du grand nord

Allez voir le pĂ©riple d’Arnaud Manzanini

Le grand âge

Le grand âge est en question dans l’actualitĂ© avec le groupe OrpĂ©a montrĂ© du doigt pour ses pratiques de gestion jugĂ©es peu humaines.

On n’Ă©chappe pas Ă  la catĂ©gorisation du grand âge: Le nombre de personnes âgĂ©es de plus de 85 ans s’élève aujourd’hui Ă  1.4 million. L’espĂ©rance de vie augmentant chaque annĂ©e, en 2060, ils seront 5 millions.

Nos vieux, nos vieilles pourrait-on dire car elles sont plus rĂ©sistantes au temps, sont un vrai problème des sociĂ©tĂ©s dites modernes. On ne sait plus comment s’en occuper autrement qu’en les confinant (un terme Ă  la mode) dans des espaces dĂ©diĂ©s et souvent barricadĂ©s oĂą l’on ne sait pas trop ce qui s’y passe.

Moi je sais un peu.

L’Ehpad, quel vilain acronyme!, dĂ©signe ce qu’on appelait autrefois la maison de retraite. La dĂ©pendance a toujours existĂ© chez les personnes de grand âge, plus ou moins. Mais la dĂ©pendance, on aimerait la taire et la cacher car ce n’est pas beau pour celui qui est libre de ses moyens intellectuels et physiques de dĂ©couvrir qu’un jour il sera peut-ĂŞtre atteint lui aussi et entre les mains de tiers.

Entre les mains, c’est la bonne expression pour dire que de jour comme de nuit il faudra peut-ĂŞtre une aide pour tout. Et dans pour tout il y a Ă©videmment et surtout le plus intime de la personne.

Les personnels des Ehpad craquent Ă  tour de rĂ´le car le grand âge exige savoir et savoir-faire tout en maintenant une humanitĂ© naturelle et bienveillante Ă  l’Ă©gard de celui ou de celle qui petit Ă  petit perd le sens de la vie.

Cette perspective d’ĂŞtre pensionnaire Ă  deux pas de chez moi Ă  l’Ehpad des Trois Sapins du groupe Korian (l’autre grand nom du marchĂ© des vieux) m’effraie car j’y ai menĂ© une animation pendant quelques mois qui m’a permis d’en connaĂ®tre une part du quotidien.

La dĂ©chĂ©ance profonde y cĂ´toie une certaine autonomie. ĂŠtre plongĂ© dans cet univers n’aboutit-il pas in fine Ă  prĂ©cipiter les « encore valides » vers l’abĂ®me?

Ce qui est encore plus effrayant, c’est de voir ces personnels exploitĂ©s Ă  marche forcĂ©e accomplir des actes qui perdent leur humanitĂ© lorsqu’ils sont bâclĂ©s.

Des grabataires qui restent des heures sans change, avec des escarres qui prospèrent scandaleusement, des pensionnaires en salle commune qui s’endorment devant leur petit-dĂ©jeuner et qu’un infirmier de passage tente de rĂ©veiller pour lui enfourner une cuillère Ă  soupe mĂ©dicamenteuse, …

Notre sociĂ©tĂ© est-elle prĂŞte Ă  repenser le sort de nos aĂ®nĂ©s? Ă  y apporter l’humanitĂ© indispensable? Ă  renforcer l’aptitude et le nombre des personnels et leurs rĂ©tributions? Ă  contrĂ´ler Ă©troitement ceux qui financiarisent la filière? Le montant du prix de l’hĂ©bergement est fixĂ© par le conseil dĂ©partemental pour les Ă©tablissements habilitĂ©s Ă  l’aide sociale et par le gestionnaire pour les EHPAD privĂ©s (25% du secteur).

Il y avait un PrĂ©sident qui aimait dĂ©signer les premiers de cordĂ©e jusqu’au jour oĂą il s’est aperçu que c’Ă©tait les seconds, voire les troisièmes…et mĂŞme les derniers qui faisaient tourner « la machine » lorsque la France s’est mise Ă  trĂ©bucher avec la Covid.

La France rurale ne disposait pas de toute cette organisation autour du grand-âge. On mourrait chez soi ou chez son fils ou chez sa fille. Lorsqu’on n’avait plus la force de contribuer Ă  la vie de la ferme, on restait devant le feu Ă  l’âtre Ă  surveiller la soupe ou le lait…et parfois, en remettant une bĂ»che, on sombrait dans le bĂ»cher.

La vie de vieux est une épreuve. Souvent la dernière.

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