Je m’amuse de mon titre. J’aurais aimé écrire vélo-portrait.

Qui suis-je ? Un cycliste, un peintre et un observateur du monde
Derrière Vélomaxou, il y a Maxou. Et derrière Maxou, il y a surtout une certaine idée de la liberté.
Je ne suis ni un champion cycliste, ni un journaliste, ni un écrivain professionnel. Je suis simplement un homme qui aime observer le monde, le raconter à sa manière et, de temps en temps, secouer un peu le cocotier.
Depuis 2006, Vélomaxou est mon petit territoire d’expression. J’y parle de vélo, bien sûr, mais aussi de routes, de paysages, de comportements, de notre société et de ces évolutions qui méritent parfois qu’on s’y arrête. J’écris comme je vis : avec mes convictions, mes interrogations, mes enthousiasmes et, je le reconnais volontiers, quelques agacements.
Le vélo, une longue histoire
Le vélo m’accompagne depuis longtemps. Il m’a fait découvrir des routes d’Alsace, des vallées vosgiennes, des cols, des chemins et des horizons que je n’aurais peut-être jamais connus autrement.
J’ai connu les sorties entre copains, les longues distances, les ascensions où l’on se demande parfois ce qu’on est venu faire dans cette galère. J’ai aussi connu le plaisir tout simple de partir sans autre ambition que celle de rentrer avec quelques images plein la tête.
Aujourd’hui, j’ai plus de 75 ans. Je ne vais pas prétendre que les jambes sont toujours celles d’autrefois. Le temps fait son œuvre, et il serait ridicule de vouloir le nier. Mais continuer à pédaler reste une manière de lui résister, à ma mesure.
Je roule moins pour la performance que pour le plaisir de rester autonome, de découvrir et de comprendre. Encore faut-il que les routes nous le permettent ! Car le cycliste que je suis regarde aussi ce qui se passe autour de lui : l’état des chaussées, la place laissée aux vélos, les comportements des uns et des autres.
Le vélo est un formidable moyen de déplacement. C’est aussi un excellent poste d’observation de notre société.
Je pédale, mais je réfléchis aussi
On pourrait croire qu’un blog de vélo devrait se limiter aux itinéraires, aux kilomètres parcourus, aux braquets et aux performances. Ce serait mal me connaître.
Si je pédale avec mes pieds, je réfléchis aussi avec ma tête.
Les évolutions du cyclisme m’interpellent. Les modes passent, les équipements changent, les habitudes se transforment. Le vélo électrique a pris une place considérable, tandis que la sécurité des cyclistes demeure une préoccupation essentielle.
Je ne suis pas toujours tendre avec mon époque. J’observe, je compare avec mes souvenirs et je m’interroge sur ce que nous sommes en train de perdre ou de gagner. Je peux être critique, parfois caustique. Je préfère toutefois une opinion assumée à un discours convenu.
Mes lecteurs ne sont pas obligés d’être d’accord avec moi. Heureusement ! Une discussion intéressante commence souvent lorsque les avis divergent.
Vélomaxou n’a jamais eu vocation à distribuer des bons points. C’est un espace de liberté, avec ses chroniques, ses humeurs et ses contradictions.
Le peintre à vélo
Il y a une autre passion dans ma vie : la peinture.
Je peins principalement les paysages d’Alsace, ces lieux familiers que l’on croit connaître et qui changent pourtant selon la lumière, la saison ou l’heure du jour.
J’aime installer mon chevalet dehors, au plus près du sujet. Et mon vélo m’aide à rejoindre ces endroits où je peux prendre le temps de regarder.
C’est ainsi que je suis devenu, à ma manière, le peintre à vélo.
Ces deux activités se complètent. Le vélo me conduit vers les paysages ; la peinture m’oblige à les regarder autrement. Là où le cycliste passe parfois sans s’arrêter, le peintre s’attarde sur une façade, une ligne de collines, un arbre ou une lumière fugitive.
Je ne cherche pas nécessairement à reproduire fidèlement ce que je vois. Je voudrais surtout restituer ce que j’ai ressenti devant le sujet.
Finalement, peindre et écrire ont quelque chose en commun : il s’agit moins de montrer le monde tel qu’il est que de raconter la façon dont on le perçoit.
Le temps passe, la curiosité reste
La retraite n’a jamais signifié pour moi qu’il fallait se retirer de tout.
Je continue à pédaler, à peindre, à observer et à écrire. Avec l’âge, les possibilités évoluent, les forces diminuent parfois, mais la curiosité ne devrait pas avoir de date de péremption.
Je sais bien que je ne referai pas toutes les sorties d’autrefois. Je n’ai plus besoin de me raconter d’histoires sur mes performances. Il me reste cependant le plaisir de tracer un itinéraire, de découvrir un coin de vallée, de réussir un tableau ou de coucher sur le papier une réflexion qui me trotte dans la tête.
Et puis il y a ce blog, qui conserve la mémoire de toutes ces années. Des milliers de billets, des souvenirs, des colères, des découvertes et des textes qui ont parfois mieux vieilli que leur auteur.
Je ne prétends pas détenir la vérité. Je revendique simplement le droit de regarder, de penser et de dire ce que je vois, sans chercher systématiquement à plaire.
Alors, si vous me lisez pour la première fois, bienvenue chez Vélomaxou.
Vous y trouverez du vélo, des paysages, de la peinture, quelques réflexions sur notre époque et, de temps en temps, un coup de gueule.
Bref, vous y trouverez un peu de moi.
Maxou
