Glashutte

Image d’illustration

Ma précédente montée à la Glashutte remonte à 2021 https://velomaxou.com/2021/05/12/glashutte-2/

Cinq ans après serais-je encore capable de grimper là-haut avec mon vélo musculaire?

Le tour du jour. J’avais l’espoir secret de grimper le col Amic. Manque de chance, au gros chêne un panneau interdit la montée. Je songe donc à adapter mon parcours. Je descends à Thierenbach, puis je prends Rimbach et la ferme-auberge de la Glashutte. Si je monte lentement en revanche le freinage à la descente est problématique tellement les roues chauffent. Ne plaisantons pas, je m’arrête deux fois car la jante chaude peut faire éclater le pneu. Ce qui explique pourquoi les freins à patins disparaissent aujourd’hui sur les vélos de course.

Beurk! sortie sévère de la Glashutte (vélomaxou)

Loisirs conflictuels

Conflit d’usage

Ce matin VTT. Je rejoins Staffelfelden par les champs et le Western Ranch. Puis je rentre par Wittelsheim et le ball-trap de Cernay.
Anecdote, traversant le terrain de para moteur, une dame et ses chiens. Trois attachés et deux en liberté. Dès que je suis aperçu aussitôt les deux chiens se ruent vers moi tandis que les trois autres tirent sur les laisses dangereusement. La propriétaire peine à les contenir. Moi je garde ma trajectoire rectiligne pensant dissuader les molosses. À mon abord ils sont vulnérables car je peux en écraser un, mais les chiens évitent ma roue, m’emboîtent le train et tentent de m’attraper les mollets. L’un des deux s’épuise finalement. Mais l’autre poursuit, je sens ses petites canines effleurer ma jambe gauche. J’accélère, le chien aussi. Je parcours au moins deux cents mètres ainsi sur le terrain herbeux. Je m’en amuse presque, le molosse ne fait guère le poids car je suis coriace. Je pourrais m’en débarrasser car je suis bien chaussé avec mes Nordwave…mais j’hésite à lui fracturer la mâchoire car j’aime les animaux. In fine, il abandonne et repart penaud vers sa patronne.
Sur un terrain vierge j’ai toute latitude, soit descendre et le protéger avec mon vélo soit foncer.

Finalement comment conclure?

Ai-je bien agi?

Si je m’arrête, le ou les chiens me mordent et la propriétaire ne peut rien puisqu’elle ne contrôle aucun de ses cinq chiens. Imaginons que je tombe, elle ne pourra même pas m’aider empêtrée avec ses trois chiens en laisse qui tirent à hue et à dia.

Cette anecdote vient illustrer les désagréments d’une société moderne où les loisirs occupent une place conséquente de notre quotidien.

Vieux, moi!

Image d’illustration

En ma qualité de retraité, pensionné comme on dit en Belgique, presque handicapé de la vie dirait-on en France, j’adopte un profil bas car je sais que mon statut ne rencontre pas une bonne opinion publique par les temps présents. Lorsqu’il arrive un accident au malchanceux retraité, aussitôt les réseaux sociaux sautent sur l’occasion; les « il n’avait qu’à pas… » et les « encore un vieux… » fusent de partout. Et les journalistes adorent appuyer sur l’âge canonique de l’intéressé, le septuagénaire sur son vélo, l’octogénaire lors d’un jogging,….

Tout ça pour confirmer que notre place n’est pas là mais plutôt devant la télé.

Le sénateur François Patriat est mort à l’âge de 83 ans le 19 août 2026 au CHU de Dijon, des suites d’un grave accident de vélo survenu le 17 juillet 2026 à Pouilly-en-Auxois. Ancien ministre et président du groupe RDPI au Sénat, il était l’un des premiers fidèles d’Emmanuel Macron.

Aussitôt on en profite pour cracher sur la dépouille de l’homme avant même l’inhumation. Ces postures sont devenues quotidiennes, il faut dire du mal de celui qui conjugue les rancœurs de tous ordres. Il était macroniste, il pantouflait au Sénat à 83 ans et, au surplus, il osait aller à vélo dans sa campagne bourguignonne profitant des deniers de la République.

Ces insultes, ces aigreurs à l’égard des aînés que nous sommes ne sont pas sans effet sur notre moral, surtout depuis que les politiques de tous bords insinuent que nous sommes les porteurs de la dette du pays et qu’il convient de nous taxer un peu plus que la moyenne.

A la fin je me demande si finalement nous ne sommes pas en trop dans cette société de moins en moins fraternelle.

Thann-Sentheim-Thann à VTT

chapelle des Bouleaux à Guewenheim

C’est un beau parcours inédit. Le lien du parcours est en bas.

Rejoindre Sentheim sans prendre la route.

On grimpe à partir de Leimbach sur les hauteurs de Roderen puis on rejoint l’Hohacker.

Un peu de RD, attention! on bifurque à droite et on grimpe l’Huttenberg.

Puis direction Bourbach-le-Bas. Attention dans la descente jusqu’à la mairie, chaussée gravillonnée.

Après la mairie, rue de l’école allez voir les éoliennes de Francis Willmé

A Bourbach, grimper au parcours sportif. Prendre son temps, pente 11 à 14%

Puis rejoindre Sentheim, parcours triangle jaune puis bleu.

Pour le retour, prendre la Chapelle des Bouleaux à droite face à la gare de Sentheim. Parcours croix jaune. Attention terrain avec racines et parfois boueux à l’arrivée à la chapelle.

Rejoindre Guewenheim.

A Guewenheim, prendre le camping à droite après traversée de la Doller.

Après le camping prendre le single couronne bleue (priorité marcheurs) et rejoindre le barrage de Michelbach.

Après le barrage, prendre la direction Michelbach, descendre à droite à l’entrée de Michelbach le sentier forestier vers Aspach-le-Haut.

Aspach-le-Haut retour à Thann par piste cyclable.

32km/400m D+

voir le parcours et le télécharger

Le vélo des boomers

Petit boomer cycliste en devenir, je l’ai été

Un jour nous disparaitrons. Et nos vélos avec.

Les démographes rassurent: la vague des boomers va s’étioler toute seule mais lentement.

Pour l’heure, c’est l’inverse qui se produit: les boomers, ceux nés entre 46 et 64, continuent d’augmenter.

L’INSEE prévoit une augmentation de 31 % des 60 ans et plus entre 2019 et 2075.

On a donc encore de la marge et le nombre de retraités augmente plus vite que celui des actifs. Fatalement, le système de retraite actuel ne peut que s’effondrer.

Je ne suis pas devin mais lucide, il faudra bien que les retraités actifs, comme moi, reprennent le boulot, tout au moins de façon adaptée. Les discussions sociales achoppent et pourtant avec un peu d’imagination on pourrait s’entendre pour assouplir l’emploi sans rupture brutale. J’ai une grande méfiance pour le revenu du capital-retraite qu’on veut nous vendre. D’abord parce qu’elle entretient l’idée que seul le capital-travail est réaliste et ensuite parce que les systèmes boursiers et ses acteurs peuvent détruire rapidement le rendement du capital.

En revanche reconfigurer les solidarités intergénérationnelles pour faire face au « pic boomer » semble une évidence.

Boomer à vélo, segment clé du marché

Vous avez vu tous ces camping-cars qui s’installent sur les bords de route du Tour de France?

C’est une plaie qui m’insupporte.

D’abord pour la pollution qu’elle génère dans nos massifs montagneux et l’image produite.

Et en plus cette caravane de camions est conduite la plupart du temps par des boomers désœuvrés incapables de monter sur un vélo! J’ai honte pour eux.

L’enquête nationale Forum Vies Mobiles (2024) révèle:

  • Les seniors adorent le vélo et le pratiquent plus qu’attendu .
  • La proportion de cyclistes réguliers augmente à la soixantaine, avant de décliner vers 75–80 ans .

On a donc 20 ans de vélo devant soi lorsque la retraite arrive…

Et on peut compter sur nous pour acheter des vélos toujours plus performants, électriques souvent, occuper les infrastructures dédiées lorsqu’elles existent.

le vélo-type du boomer qui n’obéit pas aux lois du marché. Mauvais Français!

On dit que les seniors sont un des piliers économiques du vélo. J’en doute pourtant un peu car moi je n’achète pratiquement plus rien et pourtant je possède quatre vélos. Des pneus? très peu souvent, des chaines? idem. Car il faut bien l’admettre je roule beaucoup moins, juste quelques 2 à 3000 km par an, à peine de quoi changer une chaîne de temps à autre.

En revanche pour celui qui touche au VAE, alors oui, là il y a du grain à moudre chez les réparateurs, pneus, dérailleurs, chaines, moteurs, électroniques,…batteries!

On estime qu’un VAE est gardé entre 6 et 10 ans. Bien moins qu’un routier classique de qualité

voir mes vélos pour voir que je suis un traditionnaliste…

En effet je suis dans la ligne du boomer cycliste, pourquoi?

Le boomer cycliste est (analyse IA) :

  • un homme dans la grande majorité des cas (génération très masculine dans le cyclisme),
  • âgé de 60 à 80 ans,
  • ancien sportif ou pratiquant régulier,
  • attaché à la liberté de mouvement,
  • doté d’une forte culture matérielle (il connaît ses vélos, leurs histoires, leurs pièces).

Il se définit souvent par la continuité : il ne “commence” pas le vélo, il “continue”.

D’ailleurs Copilot (l’IA) ne se prive pas de mes remarques dans mes écrits du passé…

Pour le boomer cycliste, le vélo n’est pas un simple moyen de transport. C’est :

  • un compagnon de vie,
  • un témoin de son histoire,
  • un objet qui vieillit avec lui.

…et d’ajouter

« Celui-là n’est pas passé de mode : il est indémodable. Je dirais qu’il fait partie des meubles à la maison. »

« Je sais ce qu’est devenu le pilote de cet engin mais l’engin a disparu. »

Le vélo devient un objet biographique, chargé de souvenirs, de lieux, de sensations.

Pour résumer, les dix points qui identifient le boomer cycliste

Fidèle à ses vélos, qu’il conserve longtemps.

Méfiant envers les modes et l’électrique.

Très sensible à la sécurité routière.

Pratiquant polyvalent : route, chemins, utilitaire.

Cycliste contemplatif, curieux, observateur.

Attaché à la mécanique simple.

Lucide sur son âge et ses limites.

Soucieux de rester autonome.

Peu motivé par la compétition ou la performance.

Porteur d’une mémoire cycliste riche et longue.

Etes-vous de ceux-là?

Ma peinture

Ceux de mes lecteurs qui me suivent savent que mon autre dada avec le vélo, c’est la peinture.

J’ai d’ailleurs mis entre parenthèses Vélomaxou, mon site de vélo depuis 2006, pour me consacrer davantage à mes toiles.

J’ai donc une activité du troisième âge mixte conjuguant vélo, CAP et peinture. C’est une façon pour moi de rendre ma vie équilibrée au fil du temps.

La peinture à laquelle je me consacre est celle des paysages d’Alsace. J’ai dorénavant atteint une certaine notoriété non pas pour mon talent mais plutôt pour ma façon d’installer mon chevalet en ville ou dans la nature proche avec l’aide de mon vélo.

Je suis le peintre à vélo.

Il est difficile de se faire connaître et de faire apprécier son œuvre hors des expositions cantonales. Et encore! elles sont souvent non porteuses de succès.

Récemment, j’ai été invité aux Jardins de Wesserling dans notre vallée et j’en ai été très heureux. Et puis le nouveau maire de ma commune, Charles Schnebelen, m’a honoré en installant un de mes tableaux dans son bureau. Et même l’Archevêque de Strasbourg s’est vu offrir une de mes oeuvres!

Le plus difficile c’est d’accepter des commandes car on n’a pas le droit de décevoir même si le sujet n’est pas forcément facile sur le plan pictural.

Mon site de peintures est ici

T’étais août?

Jch’uis là!

C’est pas parce que c’est août qu’on s’barre.

D’ailleurs à quoi bon partir puisqu’il fait chaud partout sur son vélo.

Je suis toujours un rien irrité de voir qu’on se lamente devant le nombre ceux qui ne partent pas en vacances. Comme si c’était la jauge d’un bonheur raté ou empêché par une disette budgétaire supposée.

Or il existe nombre de personnes qui par goût ou intérêt n’ont aucune envie de s’exiler vers des iles paradisiaques ou même vers des plages hexagonales bondées.

Je suis de ceux là. Pas spécialement démuni, mais nullement attiré par le tohu-bohu des chassés croisés. D’ailleurs on nous le fait bien comprendre, à nous les retraités, que nous ne sommes pas forcément les bienvenus parmi les juillettistes et aoûtiens.

L’idée du casque trottine

L’idée est dans la tête de nos gouvernants: casser les pieds aux trottinetteurs en plein été en leur imposant le port du casque.

Ca ne coutera pas cher à l’Etat et ca peut rapporter gros.

Tous les grincheux qui ont peur de charger une trottinette sur leur capot vont être confortés dans leur bon droit et ensuite tous les marchands de casque en plastique vont se frotter les mains.

Le sujet n’est pas nouveau. Dans le passé, on a tenté d’imposer le casque à tous les cyclistes, même à madame Michu qui va à l’Aldi acheter son Ronron. Pschitt! sauf pour les moins de douze ans.

Mais voila une nouvelle race d’usagers: les conducteurs d’EPDM (Engin Personnel de Déplacement Motorisé). Ces quidams perchés sur plateforme nous toisent du regard furtivement trop occupés à scruter le nid de poile sclélérat.

Une belle paire de manches pour la maréchaussée qui va devoir se coltiner des adeptes en puissance du refus d’obtempérer et du non-port du casque.

Dans l’affaire qui va morfler? Les cyclistes qui n’ont rien demandé et qui vont devoir troquer la casquette contre un casque .

Bien sûr on pourra observer que l’Etat impécunieux préfère axer son action sur le répressif et la sécurité individuelle du transport doux plutôt que travailler à de véritables infrastructures style pays nordiques.