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Décroissance

le feu est passé au vert et notre homme, le mollet saillant, s’échappait déjà en quatrième vitesse en direction de Leimbach.

Je suis au feu rouge de l’Intermarché sur mon VTT.

L’autre confrère routier arrive au feu presque irrité de devoir marquer le pas. Salut amical. Je sens qu’il est pressé d’en découdre avec lui-même.

moi: ça y est, c’est parti pour un grand tour de Rammersmatt?…

lui: oui, Rammersmatt, Bourbach, Hundsruck, Vieil Armand, Amic, Grand Ballon, Markstein! Je pense éviter l’orage.

Heureusement, je n’ai pas entendu la suite des son périple dominical qui m’aurait gâché la matinée car le feu est passé au vert et notre homme, le mollet saillant, s’échappait déjà en quatrième vitesse en direction de Leimbach.

Je ne sais pas comment ces cyclistes, celui-là dans la force de l’âge, vont aborder fatalement un jour leur décroissance d’exploits.

Moi, j’ai déjà commencé à rouler en mode sauvegarde…pour ne pas dire secours. Ma décroissance est lente et je la commence tôt.

Faut-il décroître?

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Je m’amuse avec ce sujet qui mobilise de grands économistes.

Il est très compliqué dès lors qu’on sait tous que tous nos paramètres de santé économique reposent sur un dogme, celui de la croissance.

Croire à la décroissance est de nos jours très mal vu.

J’avoue moi-même ne pas être un modèle du genre quand j’achète sous forme compulsive toutes sortes de gadgets électroniques vite abandonnés.

Mais enfin, mes vélos durent plus que de coutume parmi mes confrères.

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Mon vélo quotidien résiste à l’obsolescence programmée. Il va aller manifester avec les gilets jaunes le 17 novembre histoire de montrer l’exemple

Certains alter-mondialistes militent pourtant pour un autre modèle, celui où nos biens se suffisent et ne se déprécient pas.

C’est le sens de cette dénonciation contre l’obsolescence programmée de  nos sociétés modernes qui veut qu’on jette nos objets de consommation jugés irréparables au bout de quelques années.

Machine à laver, grille-pain, montre, téléphones…et vélos, tout y passe…et nos déchetteries croulent sous la charge.

Je ne parle pas de la voiture sans cesse améliorée d’une année à l’autre pour nous donner l’envie d’en changer.

Du coté des politiques, très peu se battent pour la décroissance.

Même pas les communistes qui jadis encourageaient un productivisme forcené comme au temps des soviets!

Les hommes politiques savent que notre seul modèle capitaliste repose sur le développement, c’est à dire la production de biens d’équipement et de consommation procurant emplois et augmentation des richesses.

Les États sont aussi très friands de croissance; sans elle, impossible d’assurer un niveau de chômage bas et des rentrées fiscales conséquentes.

Imaginons que le mouvement des gilets jaunes, hétérogène et apolitique, réussisse son offensive consistant à bloquer le pays, ce dont je doute…

Rapidement, l’État va perdre des rentrées de taxes…et le déficit va donc s’aggraver par voie de conséquence.

Moins d’essence vendue= moins de taxes perçues

Cette équation là ne peut perdurer puisqu’il faudra bien reprendre sa voiture le lendemain.

Le seul qui pourrait tirer son épingle du jeu dans ce jeu absurde serait celui qui, comme moi, ne craint pas de parcourir chaque jour 30 bornes à vélo!

Tous les biens de consommation non vendus par suite du blocage « gilets jaunes »organiseront mathématiquement une baisse de 20% pour l’État correspondant à la TVA des produits courants non vendus.

Mais direz-vous, ces produits non vendus seront vendus le lendemain ou le surlendemain, alors à quoi bon!

Une véritable décroissance devra cependant intervenir un jour ou l’autre lorsque la planète aura fini de piller ses ressources.

Oui, il existe une finitude des ressources sur notre terre malgré les slogans imbéciles qui prônent  le développement durable.

Ce n’est pas vrai, le développement n’est pas durable.

Aucune loi ne le démontre.

Pour organiser une véritable décroissance, il faudrait que les plus riches d’entre-nous économisent euro après euro et les convertissent en or, seule valeur refuge que la banque ne peut faire fructifier.

Seul problème: les plus riches d’entre-nous n’ont aucun intérêt à casser le système économique dont ils profitent.

Grassement!

Faire durer son vélo en temps de crise

J’ai la lampe qu’est grillée, le feu rouge qui pendouille, la selle qu’est déréglée, l’cable de frein qu’est cassé, les pédales s’font la malle, le guidon qui gigote… Poursuivre la lecture de « Faire durer son vélo en temps de crise »

Décroissant, Vélomaxou?

Encore du gras avec les croissants le dimanche matin.

Il ne pense qu’à baffrer ce Maxou.

Meuhhh noooon….!

Dé-Croi-ssant!

?….

Oui, quoi décroissant, …avec son vélo, le Maxou, il est un peu décroissant.

Même quand il va chercher des croissants le dimanche…avec le pain !

Ahhhh bon, je préfère ça. Poursuivre la lecture de « Décroissant, Vélomaxou? »

Cycliste décroissant et femme au guidon

Encore une chronique à la gloire de la récession?

Cette récession là nous guette tous.

Je veux parler de l’inexorable perte de nos moyens physiques au fur et à mesure que l’âge avance.

On s’en amuse, sur nos vélos.

« C’est vrai, cette année, je monte moins bien le Grand Ballon que l’année passée!… »

Comme pour se rassurer de sa contre-performance, on incrimine l’âge. Poursuivre la lecture de « Cycliste décroissant et femme au guidon »

La voiture gloutonne

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, La voiture gloutonne

 cliché vélomaxou

C’est un certain Goodwin, en Angleterre, qui s’interroge: est-ce
la fin de la voiture? (à lire dans Carfree)

De curieux phénomènes semblent attester que la décroissance de
la bagnole est proche.

D’abord, les candidats au permis seraient en baisse en Grande
Bretagne.

Bon signe!

Mais attention, chez nous en France, on dit que deux millions
d’automobilistes rouleraient sans permis…Et parmi eux de nombreux
jeunes qui ont renoncé à passer un examen devenu trop cher ou dont
les points du permis probatoire ont fondu comme neige au
soleil.

D’ailleurs, on peut se poser la question: à quoi sert le permis
de conduire, dès lors que les jeunes permis munis d’un A se
comportent en voyous sans foi ni loi avec le code de la route?

Devant ce phénomène d’emballement pro-bagnoles qui veut que,
avec ou sans permis, il faut bien rouler, les bagnoles sont
tellement pressurées sur nos routes et en ville qu’elles vont bien
arriver à s’auto-dévorer entre-elles. Et donc à
régresser.

Si les zones commerciales à la périphérie des villes continuent
à engendrer des embouteillages, c’est bon aussi pour les petits
commerces et les déplacements doux intra-muros.

Il ne faut donc pas désespérer: les bagnolistes peuvent
encore réussir par eux-mêmes à s’auto-détruire; tout l’arsenal est
là: des politiques anxiogènes sur les routes avec les radars et les
permis à points, des contraintes de stationnement généralisées
partout en ville, des limitations de vitesse nombreuses, la
disparition des primes à l’achat (et à la pollution), la
baisse du pouvoir d’achat, le renchérissement du prix du pétrole à
la pompe,…

Comment vivre sans voiture?

les pistes d’une solution sont ici