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Quelle est sa faute?

La mort pour ce vélo a été votée. Bêtement.

Chaque jour en passant devant sa dépouille, je me recueille.

Mon petit-fils a tâté la roue. « Elle est encore dure, papy », me dit-il. C’était un vélo. Abandonné, il a fini entre les mains des gamins du quartier.

C’est fou ce qu’un vélo est susceptible d’encaisser comme coups, comme mauvais coups. Je ne sais pas pourquoi cette graine de violence se déchaîne ainsi sur une chose aussi ordinaire qu’un vélo Micmo. Peut-être parce qu’elle n’est pas capable de se défendre? je ne sais pas. Le vandalisme sur un vélo me révulse. S’acharner ainsi doit certainement répondre à une nécessité de faire le mal. Le mal pour le mal. Le mal gratuit. Et chaque jour qui passe, il faut lui enlever encore une raison d’espérer, de ressusciter entre les mains de celui qui l’a perdu ou abandonné entre des mains vengeresses.

Chaque jour, il subit de nouveaux coups. Et pour qu’il ne s’échappe pas, on l’a attaché à un pieu. Un pieu, comme ces condamnés qu’on exhibe après leur condamnation, leurs meurtrissures, le temps qu’ils expient je ne sais quelle faute.

J’imagine qu’il existe une sociologie du vandalisme, peut-être une explication freudienne qui pourrait nous dire pourquoi un tel acharnement à détruire. Ou plus simplement s’agit-il d’un rite expiatoire en réparation d’une infortune? ou des joies qu’auraient pu apporter ce vélo à son propriétaire?

Que l’on m’aide à comprendre!

Pourquoi s’en prendre aux antennes-relais?

antenne de Schweighouse. Les vététistes sont nombreux à passer au pied pour rejoindre le lac de Michelbach

Vous l’avez vu dans la presse, quatre antennes relais hertziennes de téléphonie ont été vandalisées par des incendies dans le Sundgau. La dernière en date est celle en haut de la côte de Traubach que les cyclistes connaissent car la montée est sévère et l’on a le temps de voir le paysage.

Mais enfin, pourquoi détruire ces antennes que les zones rurales ont attendu parfois longtemps afin de ne pas être dans une zone blanche sans réseau?

Peut-être le fait d’électrosensibles qui ne supportent pas les champs électromagnétiques? Notez que c’est idiot de détruire les relais puisque vos téléphones vont émettre à pleine puissance pour tenter de joindre un relais plus éloigné.

Quoi qu’il en soit les exploitants ne font pas beaucoup d’efforts pour surveiller leurs installations. J’en veux pour preuve que le relais de Schweighouse/Thann est en péril.

Antenne de Schweighouse, la palissade n’a pas survécu depuis la chute d’un arbre. Depuis le vandalisme a fait son œuvre. On y entre comme dans un moulin (image 1 juillet 2018)

Plus de palissades depuis longtemps. On a l’impression que cet ouvrage est abandonné. Dès lors ne pas s’étonner si des vandales viennent achever le travail!

le dépeçage a déjà commencé (image 1 juillet 2018)

Freiburg, des bicyclettes vandalisées

Qu'il pleuve ou qu'il vente, les Allemands utilisent le vélo pour se déplacer en ville
Qu’il pleuve ou qu’il vente, les Allemands utilisent le vélo pour se déplacer en ville (cliché Vélomaxou)

Un inconnu vandalise des bicyclettes à Freiburg im Breisgau.

Il desserre les roues et coupe les câbles de freins. Poursuivre la lecture de « Freiburg, des bicyclettes vandalisées »

Vélo, clodo, même combat!

Ce matin rubrique coup de gueule.

Quelles sont les dispositions mentales de ceux qui vandalisent nos vélos?

Pourquoi s’attaque t-on à nos frêles et inoffensives machines dès lors qu’elles sont attachées à une barre?

On peut imaginer dans un premier temps qu’il s’agit de la méchanceté d’un voleur qui échoue dans sa tentative…Mais cela me semble absurde.

En revanche, l’idée qu’on puisse s’en prendre à un moyen de locomotion autonome et gratuit semble davantage l’œuvre d’un vandalisme anti pauvre.

Je m’explique.

Un vélo, dans l’imaginaire populaire, ce n’est rien d’autre qu’un accessoire. A peine une chose qui vous assimile au clodo impécunieux et faible, celui qui vit en marge et souvent de rien.

Chômeurs, étudiants, petits employés, nos vélos sont souvent notre seul outil de déplacement en ville.

Se faire un vélo, c’est un peu se faire un clodo. De la graine de crapulerie en devenir!

Je n’ai pas peur de stigmatiser les crapules.

Surtout celles qui s’attaquent aux faibles.

Le vélo, pour ceux-là, c’est un accessoire qui va à l’encontre des symboles dominants: la consommation, le luxe, la richesse, la puissance, la violence.

Autant de symboles qu’on retrouve dans le mythe du tout voiture.

En fait, nos destructeurs de vélos se comportent comme des auxiliaires du modèle dominant: ils n’ont pas (encore) de voiture mais ils veillent à entretenir une image dégradante du vélo en le vandalisant.

En somme des zélotes malgré eux de l’idéologie dominante!

Détruire nos vélos, c’est un peu aussi s’attaquer aux cyclistes que nous sommes et à notre façon de penser autrement notre choix de vie.

Broyer un vélo à coups de pied, s’attarder sur les pièces fragiles pour les rompre et les disperser sur la voie publique, n’y voyez-vous pas l’œuvre d’une rage anti-cyclisme?

Nos vélos ne sont-ils pas des victimes par procuration destinées à assouvir la violence de petites frappes avinées?

Je n’ai pas encore saisi toutes les données de ce comportement sociologique, mais mes semblables me donnent presque un regard d’ethnologue.

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