Jour, nuit, jour, nuit,…


Ils étaient 10.000 cet après-midi sur le pont de Chalampé à
manifester pour la fermeture de la centrale nucléaire de
Fessenheim.

J’entends bien que devant les craintes engendrées par Fukushima,
les écologistes, et pas seulement eux, aient la trouille.

J’entends bien aussi que la plupart des manifestants étaient
suisses et allemands.

D’ailleurs, les Suisses se posent la question…De l’imprécation
à la fermeture de leurs centrales nucléaires, il y a une sérieuse
inconnue: qu’est ce qu’on fait en attendant que le courant revienne
si on arrête brutalement les centrales nucléaires?

Les Suisses n’ont que 40% de nucléaire dans leur bilan
énergétique; mais en France, c’est combien?

75 à 80%.

Autrement dit, si on disait « chiche! » aux anti-nucléaires, il
resterait du courant en France un jour sur quatre ou sur cinq.

Assez pour faire la semaine de…8 heures!

Alors, modérons nos ardeurs!

Il est manifeste qu’avant même de devoir se passer de véhicules
électriques, il faudra aussi songer à un autre mode de consommation
et de croissance.

Avec des révisions déchirantes sur les prix du kWh pour
commencer.

En attendant, l’hiver, on pourra toujours mettre des pulls.

4 réflexions sur « Jour, nuit, jour, nuit,… »

  1. Il est évident qu’on ne pourra pas sortir du nucléaire du jour au lendemain mais un programme cohérent de sortie du nucléaire en 25 ou 30 ans pourrait permettre de remplacer le nucléaire par des énergies plus propres, sans déchets ni risques et surtout renouvelables.

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  2. 25 ou 30 ans pour sortir du nucléaire, oui.
    Peut-être même un peu plus.
    Soit deux sauts de générations.
    Des énergies plus propres autres que l’éolien ou le photovoltaïque?
    Je ne vois que la géothermie.
    Pour l’heure…

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  3. 25 … 30 ans pour sortir du nucléaire, ben ça laisse largement temps pour avoir une belle catastrophe.
    Le prix du KWH « nucléaire » est sponsorisé par nos impôts en france, d’ailleurs la commission européenne commence son nez dans cette entrave à la concurrence.
    De plus dans le cout du nucléaire la gestion des déchets n’est pas prise en compte, ce qui fausse encore plus le cout de réel du KWH.
    La réalité du nucléaire dépasse la fiction des lobbys pro-nucléaire, cette énergie en plus d’être extrêmement dangereuse et polluante et aussi la plus chère du monde … mais chut … continuons à vivre sur notre fantasme de l’autonomie énergétique … se sont juste nos enfants et les leurs pendant des siècles qui auront à gérer nos folies !

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