Epoustouflant

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A Paris, on achève bien les vélos

Paris n’y va pas par quatre chemins.

Lassés de voir des vélos abandonnés -ou supposés abandonnés- la municipalité a décidé de faire un grand nettoyage.

Le site Vélorution s’en émeut:

La « brigade » propreté des épavistes vélos, composée d’un agent de police (OPJ), d’un employé de la préfecture et d’un employé des services de propreté de la mairie de Paris, continue à rendre inutilisables les vélos saisis sur la voie publique, en complet désaccord avec ce qui a été dit lors des réunions avec les associations cyclistes, et avec les conventions signées par Vélorution et les Cyclofficines qui ont accès à la déchetterie des Lilas.

Cette affaire dure depuis maintenant trop longtemps : lors d’un comité vélo en janvier 2010, on nous annonçait avec fierté que 3 800 vélos avaient été enlevés et mis en déchetterie depuis le début de la campagne de propreté, et nous avions déjà dénoncé le fait que lors de l’enlèvement chaque vélo est systématiquement rendu irréparable par un coup de disqueuse tronçonnant le cadre.

L’association Action Barbès s’est même félicitée de ce nettoyage avant de se raviser: certains vélos considérés comme épaves pouvaient parfaitement être réparés alors même que leurs propriétaires retrouvaient leur vélo…coupé en deux à la disqueuse!

Cette action de « salubrité publique » n’est pas sans rappeler aussi que Paris s’illustre avec ses arrêtés anti-mendicité dans le quartier des Grands Magasins et des Champs-Elysées.

Cet ostracisme anti-vélo et anti-mendiant ne va t-il pas de pair avec une volonté de s’attaquer aux gens à faibles moyens?

Qu’en pense Monsieur Delanoë?

 

Roland Rolleau se défend de s’être dopé

Roland Rolleau est accusé par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de s’être dopé.

La Presse s’en est fait largement l’écho. (voir l’article)

Ce coureur amateur, vainqueur de quatorze podiums nationaux et internationaux, qui s’est remis au vélo en 2001 après le décès de son épouse n’est pas un sportif comme un autre puisqu’il a été suspendu à l’âge de 66 ans après un contrôle positif le 3 octobre 2010 à l’issue d’une épreuve.

« Je fais de la narcolepsie-cataplexie. On a une sensation d’affaissement, d’étourdissement. En plus j’ai eu deux accidents. J’ai été renversé par une voiture durant une course en avril 2010 et par une autre quatre mois plus tard lors d’un entraînement avec perte de connaissance et traumatisme crânien. C’est comme ça que les traitements que j’ai pris ont été révélés dans mes urines. J’aurai dû les signaler, mais au niveau amateur il y a de la méconnaissance, on n’en parle pas. J’ai un traitement médical prescrit par les services du sommeil du docteur Calvet de la clinique Saint-Jean, à Toulouse. Je ne pensais pas qu’à mon âge il fallait que je fasse ce type de demande » a t-il déclaré au journal « la Dépêche » (6 décembre)

Après avoir épuisé tous les recours, Roland Rolleau envisage de se tourner vers le Conseil d’Etat pour, dit-il, « laver cette honte ».

Selon un rapport établi le 18 novembre 2010 par le Département des analyses de l’Agence française de lutte contre le dopage, les analyses effectuées ont fait ressortir la présence d’hormone gonadotrophine chorionique, à une concentration estimée à 18.6 unités internationales par litre, de modafinil et de modafinil acide, de bétaméthasone, à une concentration estimée à 426 nanogrammes par millilitre, et de dexaméthasone, à une concentration estimée à 2480 nanogrammes par millilitre.

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