
C’est en abordant Wattwiller que Jean s’interroge…
– Je ne vois pas le Vieil Armand, là-haut…
– Ben oui, t’as pas lu les DNA ce matin?
– Non!...
– Si tu les avais lus, tu aurais appris qu’on a du démonter le Vieil Armand hier…
La plaisanterie n’est pas au goût de Jean.
Ce qui l’inquiète, c’est de ne pas voir la Croix au sommet…
La montée au camping de Wattwiller est déjà une épreuve en soi.
On cherche le bon braquet…
– T’as mis ton triple?
– Oui, je l’ai déjà mis…
Mais à l’embranchement de la route d’Uffoltz, c’est pas mieux…ça monte toujours avec des variations de pentes nombreuses qui obligent à se remettre en question…le cardio monte, la vitesse baisse, on envisage de changer de braquet tandis que les gouttes de sueur perlent sur la visière de la casquette.
8 à 9 km/h, pas davantage!
Mon coéquipier est un farceur: à hauteur de la route du Molkenrain, il fait mine de prendre la petite route qui mène à l’auberge…
– ???
Non, il ne plaisante pas, il prend bien la direction du Molkenrain…
Le Molkenrain, pour les connaiseurs, c’est assez sévère avec des passages à 15% sans possibilité de « se refaire » avant l’auberge.
On reprendra ensuite la route des Crêtes jusqu’au col Amic en grelottant.
Le Grand Ballon a reçu une nouvelle calotte blanche de neige cette nuit dernière.



Quelle drôle d’idée
D’aller te les geler
Vers le Vieil Armand
Pour te casser le dents
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