Au début, je n’y ai pas cru à ce parcours.
C’était un peu long pour moi et les préparatifs de Noël m’attendaient.
J’ai pris ma monture et je suis parti vers le nord.
Comme toujours, quand on part de chez soi, on emprunte les mêmes itinéraires.
Mais ça laisse le temps de cogiter, d’expérimenter de nouvelles variantes…et de forcer son espace de cerveau disponible à travailler, comme dirait l’autre.
Mais je suis confiant, j’ai avec moi la trace d’un parcours préparé pour aller au Bollenberg…
En fait, non!
Je vous ai menti: à l’instant même où je me connecte sur ce parcours, je découvre que je ne l’ai pas chargé sur mon GPS.
Tant pis!
Je ferai sans.
Mais je ne suis pas un vrai alsacien; hors des routes, je ne sais pas me diriger vers le Bollenberg, la montagne si belle qui surplombe Orschwihr.
C’est après Ensisheim au km 16 que je vais galérer dans le bois de Réguisheim; le chemin se perd soudainement dans une forêt marécageuse peuplée d’immenses orties desséchées, l’eau de l’Ill est à ma hauteur de vue…
…J’avance à l’écran tirant ma machine par dessus les ronces…heureusement, les élagueurs sont venus sous la grande ligne haute-tension faire le ménage.
Je sors du bois.
Ungersheim est encore en vue derrière moi; j’ai l’impression d’avoir fait du sur place.
J’oblique légèrement vers l’ouest en sachant que je devrais de toute façon atteindre le pont de la 4 voies à Gundolsheim…
J’entre dans la forêt de Merxheim. Chemin forestier sympa.
A Merxheim, il faut prendre la route, surtout parce que l’heure tourne…
Je quitte donc le bois de nouveau.
Au pied du Bollenberg, temps printanier avec 15 degrés la veille de Noël. C’est extraordinaire.
Je monte. Tout droit.
J’atteins le terrain d’aéromodélisme, puis l’auberge.

Il ne reste plus qu’à parcourir la lande…un régal.
Orschwihr sur ma droite…
…sur ma gauche la plaine d’Alsace et les Alpes bernoises dans le lointain.
Au km 35, je dévale la pente caillouteuse; je suis déjà à Bergholtz.
Je rentre par la route en m’offrant quelques fantaisies…
D’abord, à Issenheim le château filature Gast de style néo-Tudor en pleine restauration.
Un monument extraordinaire.
Quand on pense que cet ouvrage à l’architecture moyenâgeuse contenait une usine!
Puis je manque de prendre la 4 voies Belfort-Colmar…je la longe…puis je franchis toutes les glissières de l’échangeur .
Un truc à ne pas faire.
Ma chaîne fait un crincrin pénible à faire mal au cœur après l’exercice en plein champ du matin.
Mulhouse est là. Quelques bourrasques à l’approche.
60km-350m
Il me reste à souhaiter bon Noël à tous mes amis et fidèles lecteurs.l
