Jour : 10 juin 2019

Sentier de la Planche

La Planche des Belles Filles

Je me suis retourné sur cette Planche que la Franche Comté exploite à des fins touristiques et que les écologistes regrettent. Le Tour de France cycliste est une carte sûre pour attirer du monde dans les Vosges. Pourquoi s’en priver? disent les investisseurs.

Après tout l’Alsace ne se prive pas non plus d’exploiter ses ballons vosgiens de même que les Vosges…

En haut du téléski, je me suis engouffré dans le sentier discret « rond rouge » en direction de la Roche Fendue. J’y ai retrouvé la quiétude.

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La trahison sportive

C’est juste une réflexion à chaud. Un grand champion amateur qui s’est bâti un nom grâce à ses exploits dans l’extrême vient de mettre entre parenthèses sa pratique et sa communication abondante sur le réseau social Facebook. Cette parenthèse sera courte, n’en doutons pas car les ressorts qui l’animent ne sont pas morts.

Peut-être la sagesse lui permettra t-elle de faire le point sur les risques d’un ego surdimensionné qui vous conduit à perdre vos repères au nom de la performance.

Des repères simples comme celui de la limite humaine qui font qu’un jour il faut accepter de redescendre de son piédestal pourtant gravi avec opiniâtreté et admiration de son public.

Le sport extrême finit par vous trahir un jour, alors qu’on ne s’y attend pas. Plus dure est la chute.

Les potins du lundi

Depuis qu’un scepticisme planétaire envisage la fin du monde, les écrivains de science-fiction se mettent à phosphorer. Comme ici Manon Fargetton avec son bouquin « dix jours avant la fin du monde ». Je n’en suis pas encore venu à bout, mais je crains le pire.

Imaginez-vous que notre ex-député écolo Yves Cochet n’y va pas avec le dos de la cuillère, il prône tout simplement de ne plus faire d’enfants. A quoi bon, puisque la fin du monde est d’ores et déjà programmée selon lui en 2050!

Sur ce thème, ils sont nombreux à nous prédire la mauvaise aventure puisque selon eux tous nos indicateurs sont au rouge vif. A commencer par les tenants de la thèse selon laquelle nous avons déjà consommé toutes les ressources de la planète six mois avant la fin de chaque l’année, en poursuivant ensuite par ceux qui se désespèrent de voir la biodiversité réduite en pièce du fait de la disparition des espèces animales et végétales. Alors on voit les thèses les plus loufoques apparaître comme le parti des animalistes aux dernières Européennes. Ces thèses là vont-elles supplanter nos partis traditionnels déjà fortement déglingués depuis qu’un certain Macron s’est mis à vouloir tout régenter?

Le portrait dépeint de la planète n’est pas beau. Il ne manque plus que d’instiller une dose d’eugénisme comme le fait Yves Cochet pour comprendre qu’on n’a plus qu’à se suicider.

Selon l’imagination fertile de Manon Fargetton, la fin du monde viendra tout simplement d’une cyber-attaque extra-planétaire qui déclenchera des explosions destructives du genre humain, incontrôlables mais systématiques à partir de l’Extrême-Orient jusqu’aux Amériques. Tout le monde se rue vers l’ouest, vers la mer dans un chaos indescriptible rien que pour survivre quelques jours de plus.

Avec ce climato-scepticisme, il ne manquerait plus qu’un gourou annonce officiellement notre perte prochaine pour nous foutre la pétoche comme la secte du Temple Solaire en 1995. Il est vrai que les tensions internationales n’aident pas à garder la tête froide et que nos politiques de progressisme débridé semblent oublier que nos réserves sont limitées si l’on veut vivre en bonne intelligence avec notre planète.

Il serait donc plus que temps que les opinions se ressaisissent et comprennent qu’on ne peut pas tout avoir comme avant sans remettre en question nos dogmes libéraux et une croissance infinie.

Je le sens mal. Je sens mal cette inconsistance du modèle dominant qui donne l’impression qu’il ne contrôle plus rien. De la fiction à la réalité, il semble que le chemin est étroit.

Beaucoup plus prosaïque en ce lundi de Pentecôte, le temps. Le temps mauvais et ces tombereaux d’eau qui se déversent sur l’Alsace font que je n’irai pas ce matin à la Ronde des Etangs de Carspach. En 2016, j’avais abandonné à la suite d’une chute sur sol boueux. J’attendrai donc 2020…