Dans la peau d’un vieux

Il faut que cela arrive. Un jour. Ou l’autre.

Il faut que cela arrive. Un jour. Ou l’autre. Vieux, c’est à quel âge, déjà?

Pour moi c’est aujourd’hui. C’est bien tombé, c’est l’heure de remettre les compteurs à zéro comme on remet les pendules à l’heure à chaque solstice ou presque.

Vieux, c’est tout un programme. Certains le fuient; ils ne veulent ni le voir, ni le savoir, ni en entendre parler. Pourtant vieux, ça existe. S’y mettre dans la peau est déjà un exploit lorsqu’on ne s’y attend pas ou qu’on ne s’y est pas préparé. D’autres le découvrent au lendemain d’une nuit agitée. Ils se lèvent et se sentent tout cagneux, comme un lendemain de fête.

Vieux, il faut vouloir l’être au moins un fois. Pour voir. Ma femme se plait à me le répéter, c’est dans ta tête. Oui, c’est vrai, vieux c’est d’abord dans la tête quand on cherche le mot-clé qui rendra la phrase intelligible…et qu’on ne le trouve pas. Alors on s’en sort par une pirouette, on s’interrompt et on passe à un autre sujet. Parfois on m’aide. Et ça m’agace de n’avoir pas trouvé le mot, celui qui me manquait.

Des vieux, j’en ai rencontré à l’Ephad tout près de chez moi. Souvent très âgés et atteints de diverses pathologies. J’admire leur acharnement à vivre et j’admire aussi les aidants. Le cinquième pilier de la dépendance et ses dépenses colossales n’ont pas fini d’agiter nos forces vives.

Vieux dans son corps rouillé, c’est chaque heure, chaque minute une remise en cause de ses projets. Pas des grands projets, non, simplement aller de là à là dans la maison et remettre au lendemain l’entretien du compost au fond du jardin.

Mettre un parka, des gants, un bonnet, des bottes, c’est trop demander.

Les articulations qui grincent en silence, on aimerait pouvoir les huiler comme la chaîne du vélo. Bon assez de jérémiades, « va chercher le pain » me dit ma femme.

Je saute sur la bécane. Et run. Mon envie d’être vieux m’a passée au moins pour aujourd’hui. C’est fou ce que les femmes ont l’esprit jeune!

Je dédie mon billet à tous les vieux que nous sommes ou que nous serons un jour.

Vous aimerez peut-être aussi les vieux dégagent ou on achève bien les vieux ou moins de vieux à vélo, c’est possible

Reichenau, la presqu’île

Eglise St Pierre et Paul de Niederzell

Pas question de faire le tour du lac de Constance à pied! Et pour cause, il mesure 273 km de circonférence.

Mais le tour de la presqu’île de Reichenau est vraiment un bon plan pour découvrir une des facettes de ce lac majestueux appelé aussi Bodensee. Situé aux confins de l’Autriche, de l’Allemagne et de la Suisse, le caractère trinational du lac en fait un site remarquable et très prisé.

La presqu’île de Reichenau est réputée pour ses cultures maraîchères de fruits et de légumes. Elle fait partie de la zone allemande, ainsi que la ville de Constance pourtant située sur la zone méridionale du lac.

Parcourir Reichenau à pied est un vrai bonheur. On chemine le long du lac et parfois à travers des zones privées où seuls les piétons sont autorisés. C’est facile, c’est tout plat et le paysage est changeant et agréable.

En pleine saison touristique, les hébergements et les commerces de bouche sont nombreux.

La veille du jour de l’an, un parcours exotique pour fêter le dernier jour de l’année

le tour pédestre de la presqu’île fait 11km
Le Hochwart, seul point haut de l’île culmine à 43 mètres au-dessus du rivage avec à son sommet un musée avec murs en écailles de bois et un petit toit en forme de tour de contrôle (km 5.9 du parcours)
serre de salades
des arbres centenaires qui poussent au bord de l’eau
l’écorce très particulière fait penser au peuplier noir (à confirmer)
un sanctuaire ornithologique
on hésite parfois à prendre des itinéraires privés
des passages privés, descendre du vélo et chiens en laisse
des passages étroits
Magasin bio sans caissière. chacun calcule sa note et dépose l’argent dans la caisse. Impensable en France
et pourtant rien ne dépasse!…
signalétique piétons
arrivée à l’embarquadère de Palmenetter
en cette saison le trafic est interrompu
Palmenetter, le port
sanitaire public et gratuit

voir le parcours pédestre

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Bonne année 2020

2019 s’est fracassée sur les ronds-points

Tout seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin. 2020 nous invite.

Roulerons-nous roue dans roue en 2020? Il faut le souhaiter. D’année en année, l’imperturbable avancée du temps me contraint à la retenue, à une sagesse qui ne m’a pas toujours été coutumière.

Les vœux, ce sont un moment de fraternité dans ce monde de brutes. Mes vœux vont à mes amis, à mes lecteurs. Ceux qui sont cyclistes, randonneurs à vélo ou à pied, les deux à la fois et tous les autres. Je pense à ceux qui parmi nous aiment la nature, nos Vosges adorées, notre plaine d’Alsace et à ceux qui aiment me lire. Bonne année à tous!