Jour : 12 janvier 2020

De l'air pur pour nos poumons

Détecteur de particules fines 10 à 2.5 microns (15 dollars chez Alibaba)

Isabelle et le vélo propose de mesurer soi-même la pollution de l’air. Comment? en construisant ses propres appareils de mesures.

A emporter sur le vélo? presque! Nous saurons donc en pédalant, quand il faudra arrêter de respirer pour ne pas imbiber nos poumons de toutes les cochonneries qui se trimballent sur notre itinéraire. Faudra t-il aussi embarquer sur son vélo des bouteilles d’air pur? dans certaines zones, pour sûr.

A lire sur Isabelle et le vélo

Nouvelles de la FFCT

Je ne sais pas si je dois encore employer FFCT ou FFVélo. Allons-y pour FFCT. Je me plonge rarement dans l’actualité de la fédération n’en étant plus associé à un club adhérent. Mais je reste adhérent individuel.

La FFCT continue de suivre son bonhomme de chemin, bon an, mal an. Sa dernière AG vient de se tenir à Angers les 7 et 8 décembre dernier.

Dans ce qui suit, les textes en bleu sont ceux de la FFCT contenus dans le rapport de l’Assemblée Générale

Une lente érosion qui se poursuit en 2019…

Près de 8000 adhérents en moins en cinq ans…l’effort en direction des jeunes ne porte pas ses fruits. La revue continue son déclin

Les cyclomontagnardes à la peine. Seuls le Vercors et le BRA tirent leur épingle du jeu avec plus de 1000 participants. Toutes les autres enregistrent des baisses de fréquentation en 2019

La Cyclomontagnarde des Vosges Celtiques (67) 06 et 07 Juillet 2019 – 464 cyclotouristes (489 en 2017) ;

Le succès de la Semaine Fédérale ne se dément pas avec plus de 10.000 participants à Cognac en 2019

La principale activité est de très loin le vélo de route, pour seulement 350 VTT, il faut noter la forte progression des VAE arrivant à 10 % des effectifs. Malgré les efforts constants imposés par la Fédération et les services de l’État en termes de sécurité, nous avons encore déploré quelques interventions des secours sur les circuits (une vingtaine). Force est de constater que l’indiscipline de certains participants est souvent à l’origine de chutes, heureusement souvent peu graves.

„La dangerosité de la route dissuade beaucoup la pratique du vélo

ACCIDENTS DE LA ROUTE La Fédération constate les accidents dramatiques de la route où de nombreux cyclistes sont mortellement touchés, avec une forte augmentation en 2019. Un communiqué de presse a été réalisé cette année en juillet pour alerter toutes les instances du gouvernement français de cette situation alarmante. Sachant que fréquemment on peut constater l’usage de l’alcool, de stupéfiants et le délit de fuite, parfois les trois. Une action sera mise en place pour permettre une réelle prise de conscience de ce recul très grave du partage de la route

Un florilège de questions posées par les participants à l’AG…

Question: À quoi sert d’être dans le CNOSF (nous payons une cotisation exorbitante), à quoi cela d’être reconnu d’utilité publique sachant que nous sommes appelés par manque d’identité à fusionner avec la FFC ?

Réponse: Personne n’a le pouvoir de diligenter une fusion des fédérations. La FFC n’a pas ce pouvoir sauf en rêve et cette tentative avortée n’a pas été soutenue par les instances du sport, tout simplement parce que ce n’est pas de leur ressort. Il est donc inutile de revenir sur un fait de l’histoire qui date du siècle dernier : la première tentative sérieuse a eu lieu sous le gouvernement de Vichy et cela n’a pas eu de suite. En parler est donc inutile mais bien entendu nous restons vigilants puisque périodiquement certains lancent cette idée, peut-être intéressés par nos effectifs et par le patrimoine foncier de la Fédération

Commentaire de vélomaxou: Cette rumeur de l’absorption de la FFCT par la FFC continue de courir malgré le démenti du 7 mai 2019 qu’on peut lire ici. Derrière cette idée de fusion, on sent que la FFCT est à la croisée des chemins: des équipes vieillissantes, des structures fragilisées par la réforme des régions administratives et une image clairement marquée par des décennies de suivisme du modèle de la compétition: mêmes vélos, mêmes tenues bariolées et des clubs abonnés aux performances dominicales.

Question: Notre club compte 52 licenciés et perd régulièrement des licenciés depuis plusieurs années (71 en 2015). La moyenne d’âge est de 71 ans. Nous aurons des difficultés à renouveler le bureau prochainement. Devons-nous décliner jusqu’à la disparition de notre association ? Dur de trouver de nouveaux partants pour 100 km et plus de 1 000 m de dénivelé. Que faire ?

Réponse: Beaucoup de clubs connaissent cette situation ; mais beaucoup aussi changent d’orientation. Il est possible de s’ouvrir à ceux qui recherchent des sorties moins longues, moins difficiles. Il n’est pas obligatoire de faire 100 km et plus pour adhérer à un club. Leur faire découvrir notre activité via la convention de pré accueil peut être un bon moyen de faire venir de nouveaux adhérents ; parmi eux certains resteront contemplatifs mais d’autres iront vers des horizons plus ambitieux. S’investir auprès des scolaires via le « Savoir rouler à vélo» et/ou une école cyclo est un autre moyen de toucher jeunes et parents. Via ces deux leviers (pré-accueil et scolaire), des clubs ont augmenté leurs effectifs de manière sensible.

Commentaire de vélomaxou: voici l’exemple même de ce qui se passe dans la plupart des petits clubs. On n’arrive plus à faire100 km avec 1000 mètres de dénivelé et on est en plein désarroi du fait du vieillissement des membres. Comment expliquer que les clubs n’arrivent plus à renouveler leurs adhérents?

Question: Aide aux clubs en fin de vie. Le manque de renouvellement et le vieillissement de nos effectifs, amènent de nombreux clubs (dont le mien) à se poser la question du seuil critique, en nombre d’adhérents, en dessous duquel il faut prendre la décision d’arrêter.L’aspect financier est un des paramètres à ne pas négliger. Plus le nombre de licenciés diminue et plus les forfaits (réaffiliation club, option assurance) ramenés à chaque licencié deviennent chers. La réaffiliation de 54 euros n’a pas le même impact dans un club de 10 adhérents que dans un club de 150. Une dégressivité par tranches d’effectif, ne serait-elle pas de nature à compenser ce phénomène, dont la conséquence est d’accélérer la fin de vie de ces « petits » clubs ? Pourquoi ne bénéficieraient-ils pas, eux-aussi, d’un coup de pouce de la Fédération, comme celui accordé aux nouveaux clubs affiliés (exemption de cotisation) ?

Réponse: Alors que jusqu’à présent, les aides fédérales ne s’appliquaient qu’aux Comités départementaux et régionaux, la Fédération a mis en place une grille d ‘aide aux clubs – même les plus petits – en fonction des actions auxquelles ils ont participé. Cette grille, différente de celle du Challenge de France, attribue des points selon le barème 1 point = 1 euro. Chaque club peut consulter sa fiche de bilan sur l’intranet fédéral en toute transparence et voir ainsi les actions lui permettant ou pas de « progresser ».

Commentaire de vélomaxou: la situation de crise due à la baisse des effectifs dans les clubs génère des contraintes financières inéluctables. Il n’y a pas lieu de s’en réjouir alors qu’on assiste petit à petit à la mort du concept de cyclotourisme en club tel qu’il a été pratiqué pendant des décennies.

Question: Il est grand temps que nos dirigeants assument leur décision. Le flou, l’enfumage n’est plus permis FFCT, FFvélo, où en sommes-nous ? Les cyclos sont perdus.

Réponse: …Nous n’avons pas cette impression de perte de repère mais bien d’une maîtrise par la plupart des usages de la marque « FFVélo ». La situation se normalise au fil des mois et cela est une situation tout à fait légitime dans un système purement associatif et basé sur du bénévolat. Personne ne va à la même vitesse c’est la même chose sur nos vélos. La marque « FFVélo » a pour but de dire que la Fédération française de cyclotourisme fait et gère toutes les pratiques à vélo. Il n’y a pas eu de précipitation mais une communication inadaptée en 2018 ; ce n‘est pas du tout la même chose

Commentaire de vélomaxou: Le changement de nom de la FFCT n’a toujours pas été digéré dans les structures. C’était prévisible vu les maladresses commises par la Fédération lors de son annonce. Il reste que continuer à utiliser les deux appellations aboutit à brouiller encore davantage l’image de l’organisation. Dire que la FFCT a l’ambition de gérer toutes les pratiques vélo, c’est faire peu de cas de la grande soeur FFC qui gère la compétition ainsi qu’une grande partie de l’activité VTT et de la FUB qui gère plutôt bien le vélo au quotidien en zone urbaine. Élargir son champ de pratiques, ça ne se décrète pas d’un coup de baguette magique d’autant que la culture interne du vélo de la FFCT est loin de comprendre le vélo dans ses aspects utilitaires au quotidien.

Question: Pour pouvoir suivre les jeunes, nos aînés s’équipent de plus en plus en vélo électrique afin de pouvoir continuer à rouler tous ensemble… or la réglementation applicable aux vélos électriques, sous réserve d’être immatriculé,(!) oblige à brider les moteurs à une vitesse de 25 km/h alors que tout cycliste qui se respecte sait bien qu’un peloton sur le plat roule à 40 km/h sans efforts surhumains

Réponse: Vous confondez deux choses, vélo électrique et vélo à assistance électrique, communément appelé VAE. Seul le VAE est reconnu dans notre Fédération et pour résumer la législation, il faut pédaler pour avoir de l’assistance, puissance nominale du moteur 250 W et arrêt de l’assistance 25 km/h, ce qui n’empêche pas de rouler plus vite, donc de rouler à 40 km/h comme vous l’indiquez.

Commentaire de vélomaxou: La question illustre assez bien le dilemme dans les clubs et l’état d’esprit qui y règne. Comment aller rouler à 40 km/h lorsqu’on prend de l’âge? la question fait sourire et la réponse de la fédération est tout aussi humoristique.

Question: La Fédération incite les clubs à utiliser des gobelets réutilisables, à organiser le tri des déchets : très bien. Mais qu’en est-il du bilan carbone des organisations où la voiture accompagnatrice est devenue la norme (Paris-Brest-Paris, Cyclomontagnarde en version touriste, etc.) ainsi que celles où l’on incite au déplacement motorisé (SF avec départs différés). La Fédération ne devrait-elle pas interdire toute voiture suiveuse dans ses brevets et ainsi promouvoir l’autonomie ? La Fédération ne devrait-elle pas tout faire pour limiter les déplacements motorisés et ainsi participer à la protection de l’environnement.

Réponse: Sur le principe, on ne peut que souscrire à ce type de propos. La réalité est légèrement plus complexe. En effet, on ne peut pas interdire complètement l’usage des véhicules. En revanche, on peut prendre, d’une part, des dispositions, avec les organisateurs des évènements et d’autre part, mettre en avant des recommandations.Par exemple : • interdire les voitures suiveuses sur le parcours des cyclomontagnardes, peut-être aussi sur Paris-Brest-Paris ; • mettre à disposition un itinéraire bis pour les véhicules motorisés.La Fédération met à disposition des personnes devant organiser une réunion un outil « Optimouv », déployé par le Ministère et qui optimise le lieu de la réunion en fonction des adresses des participants.Nous préconisons également les audio conférences pour minimiser les déplacement

Commentaire de vélomaxou: c’est typiquement la question qui fait tache, celle que la FFCT attache à sa relation à l’environnement. On fait des raids à vélo, mais c’est une bagnole qui transporte tout le barda. L’emporter sur le vélo? N’y songez-pas! C’est le cas des cyclo-montagnardes, par exemple, où un véhicule transporte vos bagages du soir. Ce modèle de cyclisme là ne m’intéresse plus justement qu’il encourage l’emploi de véhicules à moteur. Je sais ce qu’il en est, je l’ai pratiqué et notamment pour ma traversée des Vosges à VTT. J’en parle donc en connaissance de cause. Oublions aussi ces transports en avion pour aller en Chine ou pour en revenir. C’est un vrai délire sur le plan environnemental.