Jour : 30 janvier 2020

Vue des Alpes

Du haut de Rammersmatt, les Alpes apparaissaient ensoleillées
Mon parcours du jour à VTT

Je grimpe au Hundsrück par le Steinby. Plus qu’une formalité pour moi. Je renâcle jusqu’à la première courbe en quittant Thann où c’est du 8-10%, puis il faudra encore grimper cette pente en forme de toboggan après le Plan Diebold.

ça passe sans difficulté
la grisaille approche

Pour moi un travail cardiaque soutenu dans la montée du Hundsruck

Après le monument, je descends par le chalet du Hochburg jusqu’à Rammersmatt, puis je rejoins le lac de Michelbach

Dommage, je n’ai pas de téléobjectif

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La pauvritude du cycliste

Cyclistes, débrouillez-vous! Imagine t-on un automobiliste à qui l’on dirait « coupez le moteur et poussez votre voiture? »(Thann)

La pauvritude du cycliste. Voila une formule que Ségolène Royal pourrait revendiquer. Mais Ségolène ne fait pas de vélo.

Cela dit, alors qu’à la veille des Municipales tous les activistes de la cause du vélo s’agitent dans les villes pour demander des améliorations susceptibles d’encourager le vélo, il faut se résoudre à constater que rien n’avance là où il est urgent d’agir.

L’irresponsabilité des corps publics en matière d’infrastructures cyclables s’affiche chaque jour (Vieux-Thann) Ce type d’ouvrage est susceptible de poursuites devant les tribunaux en cas d’accident. La municipalité en est-elle consciente?

Les points névralgiques, ceux qui rendent le vélo dangereux, ceux qui dissuadent les gens de changer de mobilités, sont toujours là, immuables et personne ne semble s’en préoccuper.

Un vrai cycliste, au fait des chausse-trapes qu’il rencontre dans sa ville, pourrait en dresser des catalogues entiers. Des catalogues à la Prèvert.

Des bordures par centaines qu’aucun corps public ne se résout à faire disparaître, des balises de priorité sans cesse à l’avantage de la voiture, des trottoirs partagés hors normes, des itinéraires morcelés, …et en 2020? en 2020, il y a fort à parier que rien ne changera.

La cause, je la connais: elle est d’abord culturelle. La France n’est pas un pays de cyclistes. Seulement le dimanche…et les jours de grèves des transports publics! Ensuite, et c’est plus problématique, les corps publics ne comprennent pas les exigences basiques du vélo: des itinéraires directs, protégés où l’on peut rouler sans devoir s’arrêter à chaque intersection. Comprendre cela, c’est accepter d’inverser des priorités qui privilégient systématiquement la voiture.

Dès lors, militants de la cause cycliste, contentons-nous de notre anarchie joyeuse. En attendant mieux.