Session de rattrapage


C’est ma session de rattrapage. Je ne suis pas doué. Vous avez vu nos jeunes? des scores au bac dignes d’une République soviétique. On est vraiment bons pour délivrer des parchemins. Faut pas croire, la génération Facebook est très capée.

Arrivé 16 heures, il est temps de réagir. Trop tard pour le vélo. Je saute dans mes baskets et je cours. Après 5 km, bien liquéfié, j’ai bon. C’est une conduite puérile mais elle me permet de ne pas me laisser avachir par le farniente.

J’écoute l’arrivée du Tour dans la voiture et à la maison, je vois un Belge de feu Wout Van Aert gagner à Malaucène après deux Ventoux.

Bravo Wout.

Wout Van Aert. Bravo mon gars!

En rentrant, je croise Jean sur son vélo qui monte à Michelbach. Demi-tour. Je le dépasse et je me poste aux quatre routes. Il arrive…je lui fais de grands signes pour qu’il s’arrête…Le monsieur vient moi: « oui!… » Ce n’est pas Jean. Je suis confus. Je m’excuse. « Y’a pas de mal »

En chemin dans la dernière montée de Guewenheim-Roderen, un cycliste qui pousse à pied. Je lui propose de l’emmener. Non merci, je monte juste à pied.

A Roderen, un autre qui pousse. Pneu à plat. Je lui propose de l’emmener. Non merci, ma femme arrive.

Je pense à ce pauvre Axel Kahn vaincu par la maladie qui le défait, lui qui était si expert. Ce n’est pas juste, la maladie.

Je me suis lancé dans un nouvel auteur du 19eme siècle. Dostoïevski avec l’Idiot. Les auteurs russes parlent beaucoup de la France. Lui parle de la peine, de mort de la guillotine. C’est terrible pour Dostoïevski cette fin de vie brutale. Plus terrible selon lui qu’un soldat qui monte au front dans allégresse.

Avant, j’étais avec Guerre et Paix (tome 1) de Tolstoï. Napoléon dont on commémore le bicentenaire de sa disparition était un envahisseur craint et respecté. Il a mis la pâtée aux Austro-Russes à Eylau. Les vaincus faisaient en sorte de se faire passer pour vainqueur en rentrant chez eux. Les nobles-généraux reprenaient leurs occupations civiles comme de rien.

Posséder des villages, des gens, c’était quelque chose de normal dans cette Russie là.

Il faut que j’atteigne 70 ans pour me lancer là-dedans. C’est passionnant.

Après Chateaubriand et Victor Hugo, je vais devoir changer de siècles.

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