Lez majesté


Je prends mes jambes à mon cou. C’est pas facile. Heureusement je peux me mettre en pause le temps d’avoir le feu piéton. Faut pas croire, aller au Lez ne coule pas de source. Le Lez se noie dans la ville et passe sous les autoroutes en douce. Mon jogging est automatique. Je veux dire que je me déplace en ville comme un automate. Je crains pas de perdre mes jambes en route: elles se débrouillent seules. De temps en temps j’envoie un coup de klaxon, aux jambes. Elles déconnent souvent aux feux. Elles ne savent plus arrêter alors je freine, brutalement. Les mecs au volant applaudissent. Puis le long du Lez je pense à Frêche qui voulait faire voguer des voiliers comme Robert Dhéry et son Petit Baigneur sur la Seine.Je l’aimais bien Frêche. Il avait l’envergure de Mitterrand pour tromper le petit peuple.

Trompe l’œil sur l’immeuble. C’est pour de faux, bien sûr

La vie citadine est une belle escroquerie. Il suffit d’y croire. Je vais encore y croire. Une fois.

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