Étiquette : climat

La bonne affaire du siècle

Gilets jaunes ou effet de serre, deux combats diamétralement opposés

Quatre organisations viennent de collecter 2 millions de signatures, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France ( à lire ici)

Je ne peux pas passer à coté de cette nouvelle sans réagir.

Ensemble, les signataires disent « stop à l’inaction » climatique. La pétition pour « l’Affaire du siècle », c’est un recours contre l’État devant son manque d’action face au réchauffement climatique.


Ed Hawkins, un spécialiste du climat britannique, rattaché à l’université de Reading, a synthétisé en un GIF les températures de ces 166 dernières années.

Je connais la réponse de l’Etat: « allez vous brosser avec votre pétition! » La réponse de notre écolo-ministre compatible LREM De Rugy n’a d’ailleurs pas tardé « ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre »

Cette mauvaise humeur en rappelle une autre diamétralement opposée, celle des Gilets jaunes (encore eux!)

D’un coté, ceux qui veulent sauver le climat tout en faisant comme avant et de l’autre ceux qui veulent du pognon pour vivre…et rouler en bagnole, diesel inclus.

On n’est pas sorti de l’auberge.

Glacier du Rhoneglestcher (cliché vélomaxou)

Mais derrière cette opposition contestataire se cache en fait un mépris de classe. Ne tournons pas autour du pot, ceux qui signent pour le climat les yeux fermés ont du fric et n’en ont rien à cirer des gilets jaunes autour des ronds-points qui émargent à Pôle Emploi ou qui font la queue pour gratter la Prime d’Activité généreusement offerte par Macron.

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Les potins du lundi

Depuis janvier dernier, la pluie s’est faite discrète (Thann/tempête Eleanor)

Le cycliste vit au rythme des saisons.

A la ville comme à la campagne, il s’expose aux aléas climatiques, ceux de la pluie, du vent et du froid.

Pour la chaleur, on a déjà donné cet été avec cette canicule que les pouvoirs publics hésitaient à nommer.

Trop de mauvais souvenirs sans doute!

Pour la pluie en revanche, aucun problème, le cycliste ne connait plus l’imperméable et les marchands font grise mine.

Comme ceux qui vendent des parapluies.

La sécheresse est telle que tous nos petits cours d’eau le long des collines sous-vosgiennes sont à sec.

Triste décor!

Nos voisins du Territoire sont en restriction sévère et les professionnels doivent fermer leurs commerces de lavage-auto, sinon 1500 euros d’amende, m’a t-on dit.

La Haute-Thur est aussi souffreteuse, certains réservoirs sont ravitaillés par camions.

L’Alsace (la plaine) se sent forte avec sa nappe phréatique gigantesque comme si elle était assise sur un coffre-fort.

Un coffre-fort?

Oui, car l’eau douce de la planète fait défaut partout jusqu’à ces grands lacs que la cupidité a asséché.

Il nous reste donc à attendre le froid…s’il arrive un jour.

Ressortir les cuissards longs et les gants « à doigts ».

On a encore du temps devant nous.

Die weltgrößte Kuckucksuhr im Schwarzwald

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Après 48 heures passées en Forêt Noire, je rapporte dans ma besace un paquet de pixels d’images fixées sur le silicium.

Ainsi passe le temps.

Il y a vingt ans, on aurait dit des kilomètres d’images fixées sur la pellicule.

Je vous raconterai ce la plus tard.

On commencera par le Kuckucksuhr

Le coucou (Kuckucksuhr) made in Germany de Titisee, vous y croyez vous?

Moi, j’ai du mal…sauf si je voyais de visu les travailleurs s’atteler à monter ces bijoux romantiques au fond des vallées de la Schwarzwald.

Même si le coucou de Forêt Noire semble plutôt trouver son berceau ou son nid à Triberg, des importateurs asiatiques ont du trouver matière à s’intéresser à l’heure allemande.

Les petites étiquettes blanches font partie du décor, juste pour nous rappeler que le coucou de la Forêt Noire peut atteindre jusqu’à deux mille euros avec un mécanisme qui, je le présume, n’a rien de Suisse.

Ce qui est amusant, c’est de voir la clientèle asiatique qui se presse dans cette boutique.

 

 

 

 

Désaccord sur le climat

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le court-circuit du jour loin du Mont Parnasse

C’est dans la moiteur qu’on enfourche les bécanes.

On ne peut quand même pas attendre un grand cataclysme planétaire pour savoir si on pourra toujours faire du vélo.

Comme ma grand-mère.

En désaccord, on l’est.

Le climatoscepticisme a fait son œuvre et on en est réduit à colmater les incendies avec des seaux d’eau fuyards.

Des mesures timides de restriction de la vitesse en France pour se donner bonne conscience et on fait comme avant.

Moi ce qui m’enchante c’est la Californie qui brûle, l’état le plus peuplé des US avec 40 millions d’habitants.

C’est au moins la monnaie de la pièce pour Trump.

On se doute dans ces épisodes caniculaires qu’on nous cache une part de la vérité puisque nos grands chambellans sont tous affairés à ventiler le prince et à lui gonfler sa piscine.

La planète brûle par endroit quand en d’autres elle déborde.

Je ne sais pas si c’est que l’on nomme la théorie du grand remplacement…de l’eau pour noyer les plus pauvres et du feu pour les plus riches?

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De l’eau sur Mars et à Michelbach

De l’eau sur Mars!

Ah c’était donc ça les véhicules inter-stellaires qu’on nous prépare, s’exiler sur Mars.

Et Jupiter dans sa piscine.

Rien que pour lui.

Si mon parcours vous tente il est là

De l’ombre, beaucoup d’ombre et un zeste de soleil de plomb pour la fin.

Ce sera tout pour aujourd’hui.

Je suis assez content de mon mijotage climatique tout en pédalant.

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un zeste de soleil de plomb pour la fin du parcours

 

Roulez en vélos blancs!

Le réchauffement climatique nous attend. Il a même commencé. Certains experts le chiffrent à plus de 3,5°C d’ici 2020. Largement au-dessus de l’engagement de 2°C.

La conférence de l’ONU qui se tient en Afrique du Sud à Durban depuis mardi 6 décembre (et qui n’en finit pas) laisse augurer d’une aggravation du réchauffement plus grave que prévu, les Etats refusant de coordonner leurs actions et de prendre des engagements pour enrayer le phénomène. Continue reading « Roulez en vélos blancs! »