Étiquette : réchauffement climatique

Les potins du lundi

Mine de lignite à ciel ouvert en Allemagne

Fin du mois, fin du monde

Qui pourrait croire que ces deux slogans découverts sur les pancartes de ceux qui manifestent pour le climat ont un quelconque rapport entre eux?

Prenons le cas du cycliste lambda qui fait son tour le dimanche, puis qui reprend sa bagnole le lundi pour aller bosser. En quoi pourrait-il être sensible à son environnement dégradé le long des routes dès lors qu’il doit assurer sa fin de mois pour faire manger sa famille.

Nous en sommes tous là.

Assurer notre lendemain proche avant le lointain. Pourtant le lointain devient proche si l’en en croit les experts. Les premiers à le découvrir sont les Américains, les premiers pollueurs de la planète, les plus riches aussi, doivent en effet faire face à des cataclysmes de plus en plus fréquents et violents avec les tornades qui dévastent leurs Etats.

Voici donc venue, l’heure où les conflits de revendications syndicales et ceux de préservation du climat se confrontent.

L’écologie à la base, ce sont des sciences naturelles où l’humain occupe une petite place

Aujourd’hui l’écologie tente de ramener à elle tous les tenants d’un retour à l’ordre des choses, un ordre qui peut sembler suspect à beaucoup. L’exemple allemand en est l’illustration. Après avoir fermé ses centrales nucléaires sous la pression écologique, l’Allemagne exploite d’immenses champs de lignite à ciel ouvert: des tonnes de CO2 et polluants envoyés dans l’atmosphère!

Pourtant samedi dernier, les écologistes étaient vingt mille à défiler pour le climat dans les rues de Freiburg im Breisgau, dans le Bade-Wurtemberg…et seulement mille à Strasbourg, la capitale européenne toute proche.

Cet étrange paradoxe des peuples en dit long sur nos incohérences actuelles et à venir.

Si la France est plutôt bien placée dans le peloton de tête des Etats vertueux en terme de réchauffement climatique, c’est aussi grâce à ses centrales nucléaires qui ne concourent pas à l’effet de serre. Cette vérité là, très peu sont prêts à l’entendre.

Les jeunes générations prennent le taureau par le cornes, elles ne veulent pas être les victimes de la fin du monde. Comme on les comprend! La jeune Greta Thunberg brandie en étendard suffira t-elle à réveiller les consciences?

Les compteurs du crédit de la dette environnementale tournent à grande vitesse et nous sommes nombreux à nous demander comment les arrêter. Des zozos à vélo continuent de penser qu’abandonner la bagnole pourrait suffire. Pas si simple! Ce sont des pans entiers de notre économie, de notre mode de vie, de notre organisation sociale et politique qu’il faudrait revoir. On n’attendra rien des libéraux qui nous gouvernent. Empêtrés dans un salmigondis de mesures illusoires, corsetés par l’Europe de Bruxelles, nous allons droit à notre perte.

François Schmitt

Une pensée pour François Schmitt, vigneron à Orschwihr. Chaque année, il accueillait les cyclistes de la région pour fêter le Vin Nouveau dans la cour de son Établissement.

2 octobre 2010, le Vin Nouveau aux caves Schmitt

Frein à disque

Je vais surprendre tous ceux qui ne jurent que pour les freins à disque rapportés sur le moyeu de leur bécane. A vélo les freins à disque vous les avez depuis des lustres. Sans le savoir. Je vous montre à quoi ça ressemble…

Le frein à disque pour vélo existe depuis la nuit des temps. Bien plus efficace que les freins à tambour sur les bagnoles le frein à disque vélo exige une faible pression sur le disque de grand diamètre représenté par la jante. En plus la jante sert à fixer le pneu. D’un pierre deux coups! Elle est pas belle la vie?

Alors chers amis cyclistes traditionalistes, ne rougissez-pas, vous avez été modernes sans le savoir. Avant tout le monde. Et ne cédez pas aux sirènes mercantiles qui vous font prendre des vessies pour des lanternes rien que pour vous vendre un vélo.

L’eau, l’énergie, allons-nous vers un conflit mondial?

Colline du Bollenberg. Préfiguration du climat méditerranéen étendu à toute l’Alsace?

Doit-on s’inquiéter des pénuries à venir? la pénurie d’eau? la pénurie d’essence?…et corrélativement la pénurie de courant électrique d’origine nucléaire, hydraulique et…solaire (car le solaire a ce défaut d’être moins bon en période de canicule).

Pour l’heure, on fait comme si. Comme si la canicule n’était que passagère. Or voici plusieurs années que le phénomène se reproduit: une baisse de la pluviométrie, un asséchement des cours d’eau, une baisse des nappes phréatiques.

Combine te temps encore le monde agricole va t-il pouvoir disposer d’eau à profusion pour la compétitivité de ses cultures?

Ne plaisantons pas! les conséquences sont là: des communes ravitaillées en eau, des centrales nucléaires qui doivent réduire leur production à cause du réchauffement de l’eau, des bétails qui manquent de pâtures, la faune piscicole qui meurt, les cultures agricoles qui pompent de l’eau là où elles peuvent et notamment dans des rivières déjà exsangues…la forêt vosgienne qui dépérit (100.000 m3 de sapins morts dans le sud vosgien).

Dès lors, que faut-il attendre de ces pénuries?

  • des restrictions tous azimuts
  • des rationnements
  • des coûts de marchés qui vont exploser

Est-ce un scénario catastrophe? je ne le crois pas. Le problème, c’est que les pouvoirs tardent à prendre des mesures de crainte d’affoler les populations…on le voit notamment avec le laxisme lié à la pollution automobile aux abords des agglomérations.

Nos anciens savent ce que veut dire rationnement. Pendant et après la guerre, il y avait les tickets de rationnement. Aujourd’hui sommes-nous prêts à être rationnés? avoir de l’eau ou du courant quelques heures par jour?

Vingt litres de gas-oil par semaine. Et débrouillez-vous avec ça.

Le scénario du pire aurait de graves retentissements sur l’humain, des conflits possibles sur les droits d’usage et aussi des pathologies cognitives probables chez les individus incapables de s’adapter. Nos congénères habitués à la profusion de tout seront-ils capables d’accepter cette nouvelle donne en lien avec le réchauffement de la planète? Il est vraisemblable qu’aucun État démocratique ne sera en mesure de prendre les mesures qui s’imposent pour inverser la tendance. D’ailleurs, seul, quel État pourrait entraîner le reste de la planète et les climatosceptiques comme Trump ou Bolsonaro?

On peut donc s’attendre à un conflit mondial généralisé entre les impérialismes qui vont s’entre-choquer pour conserver leur leadership face aux enjeux climatiques.

C’est pessimiste, je sais. Mais avons-nous des raisons de croire que la tendance du monde peut s’inverser?

Les potins du lundi

Ça chauffe pour nous, les cyclistes…

Je commence par les choses sérieuses, celles qui bassinent le plus mon lectorat fidèle qui doit subir mon verbiage. Vélomaxou trempe dans son idéologie jusqu’au cou, alors je dois bien m’en débarrasser un peu pour ne pas me noyer. Une métaphore foireuse, je vous l’accorde.

Le réchauffement climatique et la gigantesque pollution planétaire qui en est la source vont-ils enfin faire prendre conscience que notre mode de vie, notre mode développement est incompatible avec notre survie?

Ecologie par çi, écologie par là. Tout le monde est écolo. Le grave handicap de l’écologie, c’est que tout le monde peut se l’approprier et se verdir le temps d’une campagne politique. Nous les cyclos, l’écologie on connait, on en fait tous les jours. Vous allez voir aux Européennes, tous les candidats vont vous parler défense de la planète. Même En Marche qui a réussi à débaucher un écolo-bobo pour faire bien. Vous avez vu comment la presse s’empare des questions de micro-particules partout dans nos villes? (celles en particulier que je dénonce depuis des années dans la plaine d’Alsace), comment les pesticides dispersés dans les campagnes mettent en cause la santé des populations et des enfants dans les écoles? comment nos plastiques se retrouvent au fond des mers et dans les estomacs des mammifères marins? Mais du coté des pouvoirs politiques, nous obtenons en réponse des mesurettes. A Mulhouse où l’autoroute jouxte la ville, on maintient le 110 et on ajoute des voies qui garantissent l’accroissement des flux de camions et de voitures faisant retomber sur l’agglo un nuage d’oxydes et de particules nocives.

Ne rêvons pas! Ce n’est pas l’usage du vélo qui va résoudre tout cela. Mais dans nos villes il peut contribuer à réduire la place de l’auto avec l’aide des transports combinés (transport en commun, vélo et marche à pied).

Faut-il pactiser avec Amazon?…

Ma consœur hésite. Doit-elle accepter de livrer les colis Amazon avec sa flotte de vélos-cargos? ou renoncer, pour ne pas déplaire à ses donneurs d’ordre locaux? Moi je choisirais le dernier kilomètre de mon colis à vélo d’où qu’il provienne plutôt qu’avec un fourgon Mercedes diesel conduit par un abruti du volant qu’aucune police ne verbalise. Il faut apprendre à composer avec Amazon, avec Google et Apple en considérant les tenants et les aboutissants.

La cuisse de Jupiter…

On comprend alors pourquoi le Gilet jaune (et pas seulement lui) est perdu dans cet océan de contradictions et pourquoi il n’a plus confiance en personne. Le Gilet jaune est devenu le poil à gratter de nos politiques depuis que le parti communiste a disparu. Avec le PC de Georges Marchais et la bonne vieille dictature stalinienne du prolétariat, l’ouvrier se sentait citoyen et représenté dans sa condition sociale jusqu’au parlement et même au gouvernement où Mitterrand avait nommé des ministres communistes avec le programme commun de la gauche. Aujourd’hui la classe laborieuse est orpheline. Le prolo n’est plus people. Alors elle manifeste comme elle peut, la classe des oubliés du mercantilisme planétaire…et nos jeunes députés sortis de la cuisse de Jupiter ne savent plus à quel Saint se vouer lorsqu’ils découvrent, effarés, ces curieux hominidés repeints en jaune venus de la périphérie fracasser les vitrines. Je n’ai pas de mépris à l’égard des Gilets jaunes. Ni de regard condescendant. Je ne comprends pas leur inorganisation, leur entêtement à se détacher de toute conscience politique. L’absence de maturité politique est pour eux un grave handicap pour conduire à des choix réfléchis. Alors il ne leur reste qu’à grandir et à faire des choix. On pourra cent fois s’interroger sur les ratés de notre éducation citoyenne lorsqu’on découvre aux ronds-points des citoyens sans conscience de classe qui peinent à expliciter les rapports de domination et la division sociale auxquels ils sont confrontés autrement que par des slogans expéditifs comme Macron démission.

Reste la question énergétique de la planète. Produire des véhicules propres est loin d’être résolu. L’électrique est un mirage puisqu’il revient à piller des ressources rares pour les batteries et à construire des usines électriques atomiques ou à charbon comme en Chine.

Nos gouvernants ne semblent pas mesurer l’ampleur de l’enjeu. En cause la survie d’une idéologie de croissance et de libre-échange mondial organisant le dumping social des travailleurs et le pillage de la planète.

L’Europe de demain s’apprête à amplifier sa trajectoire dans la mauvaise direction en nouant toujours plus d’accords commerciaux comme avec la Chine ou le Canada. C’est une façon d’encourager des échanges inter-planétaires très polluants plutôt que d’encourager notre production et notre consommation locale. Il faut y prêter garde.

La marotte du cyclo…

La frime à l’état pur. J’ai mis la route en jaune citron, le VTT en vert…et le ciel en bleu

Strava et compagnie…

Ces graphiques là, le cyclo ne les montre pas à la cantonade. C’est son jardin secret. Ou alors, il s’expose dans Strava et se tire la bourre par internet interposé. Moi aussi je suis sur Strava dès lors qu’il suffit d’un clic pour se plier aux convenances; en revanche je m’interdis à entrer dans la compétition. Le « j’aime » de Strava, c’est semble t-il le « kudos »…alors je remercie mes amis qui m’envoient ces « kudos » de mes victoires sur moi-même.

C’est Christophe qui me l’a dit …

C’est Christophe qui me l’a dit, il est certainement plus fin connaisseur que moi d’Excel, il fait des comparaisons de ses scores cyclistes « en année glissante ». Les années glissantes ne sont pas spécialement verglacées. J’ai perdu la main avec le tableur depuis que mon patron m’a poussé dehors. Alors je potasse la formule « décaler » pour tenter de reconstruire mon palmarès en année glissante, histoire de bien me mettre la pression chaque soir quand je rentre lessivé de ma sortie vélo. On est tous pareils!

Le buzz du VAE…

La petite boite sur le guidon qui change tout

Le VAE fait le buzz. On en voit à tous les carrefours cherchant leurs routes. Un jour ces machins là vont disposer d’un pilote automatique qui vous ramènera le soir à la maison frais comme un gardon. Les constructeurs s’ingénient à mettre en œuvre des machines qui ont tout du vélo, des roues, un guidon, une selle,…et même des pédales. Mais ce n’est plus tout à fait du vélo. La différence? le vélo vous transporte en moins de deux en haut de sommets mythiques le dimanche matin aussi vite que Cancellara. C’est comme du doping mais du doping propre.

Look E265 existe en version route

Pas de scrupules, Look avec son E765 ne semble pas effarouché en proposant un cadre protubérant pour la batterie. A la place des grosses cuisses, on a à présent le gros cadre entre les cuisses. A chacun son truc!

Frein à disque. Pas beau. Affaire de goût.

Je suis d’accord, on me dit oui c’est pas beau mais avec les freins à disque on n’use plus les jantes…je veux bien accepter l’argument surtout avec une jante en carbone! Mais avant d’user une jante, il faut quand même du temps! Je passe sur le bilan poids/efficacité et sur le prix. Mais des beaux Campa, y’a rien de mieux.

Les véloroutes bientôt concédées?

Des véloroutes concédées? l’idée est dans l’air

Chacun sait que le budget de l’Etat peine à remplir sa mission d’entretien des routes nationales.Le problème n’est pas nouveau, souvenons-nous: le 1er janvier 2006, 18 000 kilomètres de routes nationales étaient déjà devenues de « simples » départementales dans le cadre des lois de décentralisation. Aujourd’hui, le gouvernement réfléchit à une nouvelle façon de se débarrasser des voies de communication dont il a la charge. Comment? tout simplement en se dessaisissant de certaines voies rapides qui deviendraient concédées et donc à péage. Selon la Dépêche.fr Gérald Darmanin, ministre chargé du Budget, et Elisabeth Borne, ministre des Transports, ont d’ailleurs mis en place un groupe de travail sur « l’évolution de la gestion » du réseau routier national non concédé. Ce rapport devrait être rendu d’ici l’été 2019. Le président de l’ASFA, Arnaud Hary, interrogé par Radio France ne dit pas autre chose : « Chaque fois que l’État décidera d’aménager son réseau de routes nationales et de le transformer en autoroutes concédées, les sociétés d’autoroutes répondront présent, » et d’ajouter « les véloroutes pourraient constituer pour nos sociétés un nouvel axe de développement riche en perspectives compte tenu de la demande croissante d’une nouvelle clientèle adepte de tourisme vert. »

La bonne affaire du siècle

Gilets jaunes ou effet de serre, deux combats diamétralement opposés

Quatre organisations viennent de collecter 2 millions de signatures, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France ( à lire ici)

Je ne peux pas passer à coté de cette nouvelle sans réagir.

Ensemble, les signataires disent « stop à l’inaction » climatique. La pétition pour « l’Affaire du siècle », c’est un recours contre l’État devant son manque d’action face au réchauffement climatique.


Ed Hawkins, un spécialiste du climat britannique, rattaché à l’université de Reading, a synthétisé en un GIF les températures de ces 166 dernières années.

Je connais la réponse de l’Etat: « allez vous brosser avec votre pétition! » La réponse de notre écolo-ministre compatible LREM De Rugy n’a d’ailleurs pas tardé « ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre »

Cette mauvaise humeur en rappelle une autre diamétralement opposée, celle des Gilets jaunes (encore eux!)

D’un coté, ceux qui veulent sauver le climat tout en faisant comme avant et de l’autre ceux qui veulent du pognon pour vivre…et rouler en bagnole, diesel inclus.

On n’est pas sorti de l’auberge.

Glacier du Rhoneglestcher (cliché vélomaxou)

Mais derrière cette opposition contestataire se cache en fait un mépris de classe. Ne tournons pas autour du pot, ceux qui signent pour le climat les yeux fermés ont du fric et n’en ont rien à cirer des gilets jaunes autour des ronds-points qui émargent à Pôle Emploi ou qui font la queue pour gratter la Prime d’Activité généreusement offerte par Macron.

Le réchauffement climatique

Ça a le mérite d’être clair: sur les 166 dernières années, la température croît.

Ed Hawkins, un spécialiste du climat britannique, rattaché à l’université de Reading, a synthétisé en un GIF les températures de ces 166 dernières années. Poursuivre la lecture de « Le réchauffement climatique »

Réchauffement climatique: ça brûle!

De la neige partout au mois de mai!

Branle-bas de combat chez « Regarder le ciel ».

Les données climatiques sont sur le gril des experts. Poursuivre la lecture de « Réchauffement climatique: ça brûle! »

Quand la mer monte…j’ai honte

http://dai.ly/x6yeam

Va-t-on mourir noyé?

La question m’inquiète.

Ce matin encore, tous les médias lancent l’alerte au réchauffement climatique. Poursuivre la lecture de « Quand la mer monte…j’ai honte »