Étiquette : canicule

L’eau, l’énergie, allons-nous vers un conflit mondial?

Colline du Bollenberg. Préfiguration du climat méditerranéen étendu à toute l’Alsace?

Doit-on s’inquiéter des pénuries à venir? la pénurie d’eau? la pénurie d’essence?…et corrélativement la pénurie de courant électrique d’origine nucléaire, hydraulique et…solaire (car le solaire a ce défaut d’être moins bon en période de canicule).

Pour l’heure, on fait comme si. Comme si la canicule n’était que passagère. Or voici plusieurs années que le phénomène se reproduit: une baisse de la pluviométrie, un asséchement des cours d’eau, une baisse des nappes phréatiques.

Combine te temps encore le monde agricole va t-il pouvoir disposer d’eau à profusion pour la compétitivité de ses cultures?

Ne plaisantons pas! les conséquences sont là: des communes ravitaillées en eau, des centrales nucléaires qui doivent réduire leur production à cause du réchauffement de l’eau, des bétails qui manquent de pâtures, la faune piscicole qui meurt, les cultures agricoles qui pompent de l’eau là où elles peuvent et notamment dans des rivières déjà exsangues…la forêt vosgienne qui dépérit (100.000 m3 de sapins morts dans le sud vosgien).

Dès lors, que faut-il attendre de ces pénuries?

  • des restrictions tous azimuts
  • des rationnements
  • des coûts de marchés qui vont exploser

Est-ce un scénario catastrophe? je ne le crois pas. Le problème, c’est que les pouvoirs tardent à prendre des mesures de crainte d’affoler les populations…on le voit notamment avec le laxisme lié à la pollution automobile aux abords des agglomérations.

Nos anciens savent ce que veut dire rationnement. Pendant et après la guerre, il y avait les tickets de rationnement. Aujourd’hui sommes-nous prêts à être rationnés? avoir de l’eau ou du courant quelques heures par jour?

Vingt litres de gas-oil par semaine. Et débrouillez-vous avec ça.

Le scénario du pire aurait de graves retentissements sur l’humain, des conflits possibles sur les droits d’usage et aussi des pathologies cognitives probables chez les individus incapables de s’adapter. Nos congénères habitués à la profusion de tout seront-ils capables d’accepter cette nouvelle donne en lien avec le réchauffement de la planète? Il est vraisemblable qu’aucun État démocratique ne sera en mesure de prendre les mesures qui s’imposent pour inverser la tendance. D’ailleurs, seul, quel État pourrait entraîner le reste de la planète et les climatosceptiques comme Trump ou Bolsonaro?

On peut donc s’attendre à un conflit mondial généralisé entre les impérialismes qui vont s’entre-choquer pour conserver leur leadership face aux enjeux climatiques.

C’est pessimiste, je sais. Mais avons-nous des raisons de croire que la tendance du monde peut s’inverser?

Rien de grave!

L’indice 8 seulement. il n’y a pas de quoi s’affoler. Il reste encore deux niveaux. La pollution de l’air va de pair avec la canicule. Il suffit donc d’attendre la baisse des températures et tout va rentrer dans l’ordre. Nous pourrons continuer de polluer comme avant.

C’est du cynisme.

Mais cela pourrait préfigurer des mesures contraignantes si nous étions dans une République responsable, c’est à dire une République qui ne part en vacances et qui mobilise ses forces pour éviter le pire. Ne serait-ce qu’à court terme.

Par exemple?

Par exemple délivrer des autorisations aux seuls transports justifiés…et donc bloquer toute autre circulation terrestre ou aérienne pour le tourisme par exemple.

Bref! délivrer des laissez-passer au cas par cas.

Mais qu’attend-on?

Le rationnement de l’eau?, le rationnement de l’électricité?

Pour sûr, on y va tout droit.

Un vrai démocrate ce Maxou!

Marquer le pas et repartir

j’ai marqué le pas

Méditez cyclistes qui êtes rendus à mi-parcours de votre palmarès annuel. Nous abordons le deuxième semestre de l’année.

Si vous vous interrogez, comme moi, sur votre bilan des six premiers mois, marquez le pas et faites le point. J’admire les stakhanovistes qui se disent intérieurement « pédale et tais-toi! ». Moi je ne sais pas faire ça. J’ai ma conscience qui flanche, non pas ma conscience, je veux dire mon moral et je ne sais pas très bien pourquoi, c’est comme une espèce de frousse de devoir s’arrêter. Pourtant sans me vanter, j’ai des capacités physiques qui me permettent de faire mon vélo trois à quatre fois par semaine. Le problème lorsqu’on est au pied d’un massif, c’est de se sentir obligé de grimper plus que de raison.

Alors j’ai le sentiment de devoir recommencer tout à zéro, remettre cent fois sur le métier son entraînement pour garder un niveau acceptable. Le niveau, c’est le mot clé que tous les cyclos ont en tête…sans le dire. C’est quoi d’abord, un niveau acceptable? c’est la capacité à s’étonner soi-même de pouvoir encore le faire? oui, c’est un peu ça. D’année en année, on se plait à encore accomplir un exploit personnel en redoutant le jour où on ne pourra plus.

La canicule récente m’a fait peur car cette chaleur inhabituelle me semble indomptable. Je dors très mal et peu à peu j’accumule de la fatigue sans rien faire. Alors dès la première baisse de température j’ai sauté sur le vélo et j’ai fait du plat comme en hiver.

Ça marche, me voila rasséréné. Ce devoir du soir, si vous doutez de votre motivation, faites-le aussi et trouvez les raisons d’une nouvelle motivation.

https://www.openrunner.com/r/10179148

Au secours, ça brûle!

Nos sociétés modernes sont-elles préparées à la canicule? on peut se le demander en voyant le catastrophisme qui s’empare de nos politiques et médias.

Depuis que le dérèglement climatique est annoncé, on devrait avoir eu le temps de l’anticiper. Il semble que non: on fait comme avant, tant sur le plan de nos habitudes individuelles que collectives. On roule toujours en bagnole pour aller acheter son paquet de tabac, comme avant, et nos écoles, nos hôpitaux ne sont toujours pas pourvus de normes d’isolement suffisantes. Une fois la canicule terminée, on pourra passer à autre chose.

Certes les plus anciens parmi nous qui habitent au sud sont les moins anxieux. Ils connaissent les recettes de grand-mère pour se protéger. Éviter de s’exposer au soleil, garder sa maison fraîche,…et au besoin profiter de l’eau du puits.

Tout ça, en ville, ne marche plus.

Imaginez qu’une panne massive de courant électrique se produise, ce serait vraiment une catastrophe car avant de redémarrer la production, il faudrait « îloter » les lignes de transport interconnectées entre-elles…et attendre plusieurs heures un rétablissement.

Je ne parle pas d’un sujet beaucoup plus sensible qui est le refroidissement des centrales nucléaires qui assurent les 3/4 de nos besoins…

Conséquences: plus d’eau courante en l’absence de surpresseur, plus de chambres froides dans les magasins, d’ascenceurs sauf pour ceux qui ont un groupe électrogène en état de marche, plus de trains, de téléphone, de radio,…on peut multiplier les exemples à l’infini.

Mais des catastrophes moins gigantesques peuvent survenir avec les trains dont les matériels sont sensibles à la chaleur, rails, aiguillages, caténaires et motrices…sans parler de l’informatique qui commande tout et dont les composants sont fragiles.

Ce n’est pas sans raison que les grands data-center de la planète s’installent de plus en plus du coté de la Finlande ou des pôles.

Se mettre au green

comment sortir d’un bunker

Les quatre compères se sont mis au green de bonne heure. Par malchance, la balle de l’un d ‘eux s’est plantée dans un bunker. Le golfeur se positionne, puis simule un shoot plusieurs fois pour bien ajuster son tir.

Enfin, l’heure est venue de déloger l’intruse. Dans un geste auguste, il plante le golf dans le bunker, un énorme geyser de sable s’élève vers le ciel. Mais la balle est restée sur place.

le fleuriste n’ouvre qu’à 10h15. je n’ai pas voulu attendre de savoir s’il avait prévu pour la canicule des pébroc, c’est à dire des brocs équipés de parasols

J’ai repris ma route, amusé, profitant de l’ombre de la forêt.

les jours de canicule, je vous recommande les sous-bois

A Dannemarie, j’ai bombardé jusqu’à Zillisheim.

Le canal de Dannemarie est en pleine eutrophisation due au manque de trafic. L’eau stagne.

Puis après Lutterbach, j’ai pris Reiningue. Je ne sais pas pourquoi je manquais subitement de watts avec mes jambes en coton alors je devais relancer en danseuse à la moindre pente.

Hôtel à antennes en tous genres, le dernier étage est encore libre
les portes du pénitencier vont bientôt se refermer et notre piste cyclable attendra
les types qu’on croise sur un vélo n’en mènent pas large, les braquets se font légers

A Schweighouse, le cimetière me dépanne en flotte. J’ai louvoyé comme j’ai pu vers le cimetière à chiens d’Aspach, histoire d’ôter de ma vue les grandes lignes droites que je prenais pour des mirages.

j’ai commencé par arpenter le cimetière avant de trouver le lavabo contre le mur de l’église. Ah qu’il est beau le lavabo! (Schweighouse)

Pas de doute, la canicule a du chien.

La promo du vélo à Schweighouse porte-elle ses fruits les jours de canicule? je n’en suis pas sûr

Voir le parcours

https://www.openrunner.com/r/10150434

Les potins du lundi

sam_le_pompier
Sam le pompier, tout droit venu du Pays de Galles, fera t-il des émules?

Plus grand, je veux faire pompier.

Un métier qui a de l’avenir.

A la ville, à la campagne et aussi dans les entreprises et les locaux recevant du public.

A l’heure matinale où je vous écris ce billet, j’ai un ventilateur tout près de moi qui brasse de l’air et qui me gonfle les oreilles.

Le feu est devenu une menace permanente avec l’élévation des températures et des pays comme la Suède, peu impactés jusqu’alors sont confrontés à des feux de forêt.

Que toute la planète s’embrase n’inquiète pas encore le système économique dominant.

L’essentiel sera de freiner à temps ce modèle avant qu’il n’explose.

Sera t-il encore temps?

Les États auront-ils encore les moyens de régulation capables d’endiguer le phénomène climatique dès lors que la concorde sur les moyens à adopter n’est plus à l’ordre du jour?

Les plus jeunes n’ont pas connu l’impôt sécheresse de 1976

Cette année là, on voyait défiler à travers la France des convois de pailles sur des camions et des remorques attelées à des tracteurs agricoles.

En juillet de cette même année, l’armée prêtait mains fortes aux agriculteurs pour transporter du fourrage vers les régions déficitaires.

Aujourd’hui, on ne parle pas encore de sécheresse même si certaines sources commencent à se tarir.

En Alsace, les maïsiculteurs arrosent grassement les champs et tout ce qui gravite autour, chemins, routes et voitures de passage; avec quelle eau? à quel prix?

Non, aujourd’hui ce qui inquiète le plus c’est la montée des températures.

Une France rouge écarlate, c’est peu courant. Surtout pendant plusieurs jours.

Le temps où l’on pouvait laisser portes et fenêtres ouvertes dans les villages pour aérer est révolu.

C’est la France des villes qui a pris le relais.

Pas question de s’en aller avec la porte ouverte pour faire de l’air.

Les ventilateurs s’arrachent dans les magasins et aussi les brumisateurs.

Des ventilos qui envoient de fines gouttelettes d’eau et dont on espère qu’en se vaporisant elles feront baisser la température d’un demi degré ou plus.

On va donc pouvoir en attendant la fraîcheur se pencher sur nos cours d’antan, la courbe adiabatique, l’enthalpie et le diagramme de Mollier.

Pendant que nos climatologues revoient leurs prévisions, les climatiseurs tournent à plein régime. Jean Jouzel parle de 50° en 2050. Je ne veux pas voir ça. Arrêtons l’acharnement thérapeutique!

Vivre confiné toute l’année dans des immeubles étanches, c’est ce qui nous attend

Comme en Chine où l’air est devenu irrespirable ou aux States, champions de la consommation par tête de pipe.

Il est désormais clair que les normes énergétiques de construction vont devoir intégrer la clim dans leurs programmes puisque les États se sont montrés impuissants à endiguer le réchauffement.

De simples mesures préventives  (et symboliques?) comme la limitation de vitesse sur nos routes sont bafouées, personne ne les respecte.

C’est dire le peu d’implication de nos contemporains dans ce phénomène planétaire où les pays riches sont pourtant les plus responsables de la situation.

Temps long

tempu00e9r
. 18° chez les Brestois, ça mériterait une taxe de solidarité, un genre d’impôt anti sécheresse. (Météociel 3 août 2018)

Ceux qui travaillent doivent le trouver.

Ceux au bord de la plage aussi.

Mais les autres?

Tous les autres?

Ils se déchirent sur la bonne méthode à adopter pour passer le temps long de canicule.

Tout le monde n’a pas un parrain sicilien capable de régler le ballet des ouvrants du logis au gré du cagnard.

Chez moi la conversation s’anime jusqu’à l’altercation.

Faut-il ouvrir ou fermer?

A quelle heure?

Combien de temps?

J’ai l’œil rivé sur le thermomètre…et je note sur l’agenda de l’iphone comme un huissier météorologue

Le matin, fatalement, il monte, alors qu’il est déjà haut.

Va t-il rejoindre celui du dehors, le thermomètre?

On ouvre les paris.

Avant même dix heures (du matin) tous les efforts de la nuit, tous nos espoirs, sont perdus.

Fermées ou ouvertes, les fenêtres?

Une fois que l’intérieur a rejoint l’extérieur, à quoi bon s’acharner à vivre dans une cuve close?

On n’est quand même pas des marinades!

Alors on ouvre.

Pour faire de l’air.

Puis à grands coups de ventilos, on fait rentrer le siroco.

Il ne reste plus qu’à fuir, une serviette autour du cou.

En cas d’urgence, on court se réfugier deux heures à Leclerc, deux heures à Cora et on termine pas Décathlon.

C’est bien Décathlon.

On croit faire du sport.