Velomagg, l’essai

Tout juste bon à rejoindre le centre-ville

Vélomagg, c’est le Velib montpelliérain. Je l’ai essayé aujourd’hui. Reportage.

L’essayer c’est pas l’adopter

L’archétype du tas de ferraille

En langage cycliste, nous dirons que c’est un tas de ferraille. Passons.

Pour accéder au service, il faut télécharger l’application M’ticket puis enregistrer sa carte bleue. C’est une action qui requiert de la confiance. Après quoi on vous débite 150 euros de garantie et on peut ensuite prendre un vélo à la première station disponible. Le service est facturé 50 centimes l’heure.

3,7km 25 minutes

Après avoir entré sur le tableau de bord du vélo mon numéro de compte et mon code pin délivré en retour de l’inscription, mon vélo est déverrouillé de sa borne d’ancrage.

Vérifier que les pneus sont gonflés et régler la selle.

Je pars. Première impression ça n’avance pas. On a le sentiment de conduire un poids lourd. Le pédalier craque et grince. Le développement est nul. Trois vitesses. La une et la deux sont très courtes et la trois vous assure le mode courant. Pas de danseuse, trop casse-gueule. Pas de freins non plus avec les gros tambours. Au bout de 25 minutes j’ai rejoint le centre-ville 3,7km!

Nexus trois vitesses au moyeu

Je vais en reprendre un autre pour rentrer. Finalement le tram est plus sympa…

…même si le deuxième vélo était plus roulant. Il est évident que ce type d’engin est incapable de vous conduire confortablement à plus de 10km.

Antivol dans le guidon entre deux stations et béquille pour s’arrêter

Trouver une station et vite se débarrasser de la bête ! Vérifier à l’écran que votre vélo est bien ancré.

Sonnette efficace

J’aurais au moins essayé. Réflexion faite la trottinette muscu est plus pratique sur de courts trajets

Genève roule…aussi à vélo

Genève inaugure son Vélib sur le modèle parisien.

Baptisé VéloPartage, le dispositif démarre avec 270 vélos et 120 stations mais qui devrait se développer pour proposer d’ici à 2023 au moins 650 vélos, dont certains à assistance électrique.

L’accouchement a été difficile suite à des questions juridiques et des recours. Il n’est jamais facile d’introduire du changement quand les mauvaises habitudes sont prises.

Confronté à la pollution, le canton de Genève doit donc adapter ses mobilités comme beaucoup d’autres capitales et métropoles.

Cela dit, si l’on en juge par les commentaires des lecteurs du journal « Tribune de Genève », l’affaire est loin d’être gagnée.

Et tous ces beaux vélos vont finir dans le lac et rivières avec toute cette racaille qu’on a à Genève.

Chouette. Les écolos vont contribuer à polluer d’avantage les fonds marins du Rhône et du Léman, car c’est là que généralement ces objets finissent. Il faudrait d’abord s’attaquer sérieusement aux incivilités et les punir plus sévèrement, faute de quoi, ces projets, aussi intéressants qu’ils peuvent être, ne dureront pas.

Alors ça c’est sur! En tous les cas les vélos finirons en France comme pratiquement tous les vélos volés en suisse !

La réputation des frontaliers genevois apparait bien négative.

Quand le Vélib devient cauchemar

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Quand le Vélib parisien devient un cauchemar (Olivier Corsan )

En Alsace, on suit le problème de loin.

Résumons.

A Paris existait le Vélib de Jean-Claude Decaux.

Un vélo en libre service comme en connaissent la plupart des métropoles.

Le Vélib donnait globalement satisfaction à des gens qui l’utilisaient souvent en continuité des transports publics.

Mais voila que la Mairie de Paris rompt le contrat avec Decaux et c’est la société Smovengo de Montpellier à capitaux espagnol qui enlève le marché.

Bien sûr, Decaux démonte son matériel.

Depuis c’est la catastrophe car Smovengo a du réinstaller des bornes de location et en même temps livrer des vélos à assistance électrique.

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Une station Vélib Smovengo en marche normale

C’est d’une telle complexité que plus rien ne marche.

24000 bornes seraient concernées et la plupart des vélos sont inopérants.

Pour mieux comprendre, on lira cet article paru dans « le blog de Parigo »

Genève, le vélib

Le vélib genevois est équipé d’un GPS antivol (image TdG)

Lire l’article dans la Tribune

La main au panier

panier Mikalo

Cette nouvelle m’a fait réfléchir.

La police parisienne vient d’arrêter un voleur dont la spécialité était de dérober les sacs à main déposés dans les paniers des vélos Vélib.

Pas moins de 45 vols!

La technique est simple, le voleur remonte vers vous avec un scooter et arrivé à votre hauteur, il vous subtilise votre sac déposé à l’avant dans le panier.

Ne pas vous aviser, mesdames et messieurs, à attacher votre sac dans le panier, car le voleur risque de vous faire chuter en l’empoignant.

Le mieux est encore d’emporter papiers et argent dans un sac à dos…ou encore de couvrir le panier. Continuer à lire … « La main au panier »

L’anecdote du vélo en ville

A l’occasion des cinq ans du Vélib (le vélo de location parisien), 20 Minutes, l’hebdo gratuit lance un appel à anecdotes…

Les premiers commentaires ne sont pas très élogieux, ce sont plutôt les détracteurs qui s’expriment…

« On se retrouve donc avec des petits monstres vociférants sur les piétons dès que l’on pose un pied sur une bande cyclable. »

Bref, piétons et automobilistes ont encore du mal à accepter ce nouveau genre d’usagers dans nos grandes villes.

A lire dans 20 Minutes

Tina Dichow sur son Vélib

L’évolution de la pratique cycliste en ville

« Je me sens comme un catholique peu pratiquant vis-à-vis du
vélo. »

Nicolas Vanbremeersch nous fait partager sa vision parisienne du
vélo sur son blog Meilcour.

Etude sociologique intéressante où il identifie quatre époques
de pratiques vélocipédiques.

– la phase pré-Vélib des militants

– la phase Vélib

– la phase fixies et ses geeks

– l’ère post-fixies

Entre-nous, le phénomène Vélib marque une peu le pas
partout: lourd à manier, pas là où on en a besoin,…

Sans parler de l’extraordinaire entreprise de démolition dont
sont victimes ces vélos!… (voir le site Véli-Pourri).

Il s’agit évidemment de vélo urbain et péri-urbain.

C’est certainement dans ce domaine du déplacement urbain qu’on
peut s’attendre aux plus grandes évolutions comportementales de nos
concitoyens.

Si la pratique du vélo obéit à des stimulus dus au marketing des
marques, il n’en demeure pas moins vrai que les utilisateurs
eux-mêmes sont capables d’impulser des modes.

Finalement, les constructeurs n’ont su imposer qu’une vision
ringarde du vélo ces derniers temps: celle du vélo tous terrains
(VTT) (la moitié des ventes en
France)
, le vélo « char d’assaut », sans élégance, à
l’image d’une société brutale.

Oui, le VTT tel qu’on l’a promu, c’est la version deux roues du
« 4×4 ».

Le fixies n’est pas encore arrivé en ville.

Avec son pignon fixe, dépouillé de tout, il a peu de chance de
prospérer puisqu’il est, par définition, hors règles.

En revanche, c’est vrai qu’on ressort les vieux vélos, les
routiers d’antan, Motobécane et autres Peugeot.

Ils sont destinés souvent à reprendre corps avec la rue…avant
de découvrir le confort technologique d’un vrai « city-bike ».

Vélib et consorts: une formule qui peine à décoller

vélomaxou

C’est Rue89 qui le révèle: « il
apparait clairement que pour certaines agglomérations, les vélos en
libre service s’apparentent plus à une opération de communication
qu’à une volonté de révolutionner les modes de
déplacement. »

Rue89 constate que dans les grandes villes qui se sont
dotées d’un parc de vélos locatifs- Paris, Lyon, Marseille,
Bordeaux- les abonnements annuels au service ne décollent pas.

Ainsi Lyon qui a devancé Paris Véliv avec son service
Vélo’v en mai 2005 ne recueille que 6% d’abonnés annuels
au bout de 5 ans.

Explication proposée: les stations ne sont pas assez proches des
utilisateurs pour enclencher un processus de fidélisation.

lire
l’article

Les Américains se mettent au Vélib…

C’est à Denvers dans le Colorado.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

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