Les petits potins du lundi


Temps pis!

Les semaines passent.

On ne dira rien du temps, du mauvais temps qui s’est emparé de la France depuis des semaines, pour ne pas dire des mois, tant le sujet ne passionne plus.

Ceux qui voudraient évoquer le dérèglement climatique en seront pour leur frais car les scientifiques peinent à établir la relation entre l’un et l’autre.

Il faudra donc attendre encore 500 ans pour en avoir la confirmation…ou la négation.

Il nous reste à implorer les dieux.

Mais je ne m’en plaindrai pas car les temps brumeux, nuageux ont ma préférence.

Im Elsass

En 70 les paysans voulaient garder leurs terres du Larzac. En 2016, l’Alsace craint la perte de son identité et de ses valeurs.

Curieux raccourci entre le Larzac et l’Alsace.

On les a vus fleurir les autocollants « Im Elsass » partout sur les panneaux d’entrée de villes et de villages.

Comme si on ne le savait pas qu’on était en Alsace. Où voulez-vous situer Ichtratzheim ou Niedermorschwihr ailleurs qu’en Alsace avec des noms pareils!

Après le Elsass Frei qui a précédé l’avènement de la région Grand Est, voici à présent le Im Elsass, en Alsace.

Les Alsaciens d’Alsace ont une crainte, c’est que leur terroir perde son authenticité, sa marque de fabrique…et au-delà ses traditions et sa culture.

Bref ils ne veulent pas d’une forme d’expropriation de leur pensée et de leur savoir-faire.

Ils ne veulent pas être fondus ni confondus dans une grande région qui pour eux n’a pas de sens.

Finalement cette grande fusion des régions aura fait plus de mécontents que de gens heureux.

Encore un flop!

On peut les comprendre car avec le mondialisme, tout change et notre adaptation au nouveau monde, aux mégalopoles, n’est pas facile.

Surtout quand derrière les réformes annoncées se cachent en fait une remise en cause de nos acquis et particulièrement en Alsace celui du droit local de plus en plus menacé.

J’étais en balade cette semaine dernière à Colmar surpris de voir autant d’asiatiques visiter notre beau chef-lieu de département.

On le sait, la découverte de l’Europe pour ces voyageurs venus de loin se fait au pas de charge et Colmar en est une halte.

L’Alsace a donc une belle carte de visite qu’elle ne veut pas voir fondre dans un Grand Est inconsistant et impossible à situer sur la carte.

Du pain et des jeux!

Le spectacle n’est pas  seulement dans la rue. Il est, me dit-on, aussi dans les stades.

Ah bon…

Pour ceux qui ne le savent pas, le verrou suisse a été inventé par Karl Rappan. C’est une tactique dans laquelle l’équipe se retire dans sa moitié de terrain et attend l’attaque de l’équipe adverse, laissant la possession du ballon au milieu de terrain.(wiki)

Je sais, je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans…

Bref, hier soir devant ma télé, je me suis branché sur Suisse-France un quart d’heure avant la mi-temps.

En désespoir de cause, puisque le talent de François-Xavier Demaison n’a pas su me convaincre qu’il était capable de faire revivre Coluche, je suis donc allé voir ce qui se passait sur la planète foot et pourquoi la moitié de la France, au moins!, était capable de tant d’idolâtrie à l’égard d’un sport qui pratique l’anti-jeu à merveille.

Le croche-patte, la France aime ça.

J’ai vu effectivement des types athlétiques faire les pitres autour d’un ballon et parfois même faire des pirouettes au-dessus des adversaires, j’ai vu des joueurs attachés à déconstruire toutes les tentatives de l’équipe adverse rendant définitivement toute action stérile et j’ai vu aussi que le tirage de maillot et le croche-patte étaient universellement la caractéristique dominante de ce sport dont seul le score compte au détriment de tout le reste.

Ne pas perdre. C’est le credo du joueur, de l’entraîneur et de tous ceux qui y ont intérêt.

Ils sont nombreux autour du foot à vouloir que « le meilleur gagne », surtout les sponsors.

Le footballeur hooligan aussi?

Les Suisses ont trouvé un nouveau marqueur de cet anti-jeu qui consiste à tirer le maillot: ils ont tout simplement inventé le maillot déchirable qui à la moindre traction  de l’hooligan-footballeur se transforme en lambeaux. Nul doute que le fabricant du maillot suisse va avoir des lendemains douloureux.

Heureusement, le coup de sifflet de la mi-temps a retenti et j’ai pu aller me coucher.

Manifestement la France n’a pas gagné: nul klaxon dans la nuit n’est venu me réveiller.

Je m’interroge encore, comment l’Euro de foot est-il capable de galvaniser autant les foules dans et hors des stades?

Cette vacuité du foot, cette indigence du jeu n’est-elle pas une caractéristique de notre temps pourvu que nos esprits se détournent de l’essentiel?

Du pain et des jeux! aurait dit Juvénal au deuxième siècle.

La Presse sauve d’avance l’honneur perdu du foot, « les Bleus maîtres de la situation » titre le journal l’Alsace ce matin.

Avec un match nul au propre et au figuré, les journalistes sportifs ne font pas les difficiles, ils doivent bien vivre…

Tout va bien, le cirque va pouvoir continuer et le suspense doit encore durer jusqu’au 10 juillet.

D’ici là, la France sera en vacances.

Ouf!

 

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