Les potins du lundi


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Sexe faible contre sexe fort, le romantisme marque le pas

Ça y est, la télé est réquisitionnée par les JO d’hiver.

L’olympisme coréen a bon dos.

Ce sont les chaînes publiques qui ont ramassé le fardeau de la diffusion avec l’obligation de virer tous les programmes habituels y compris le journal télévisé.

Cet olympisme là, vous le savez, m’insupporte.

Surtout que politiquement on tombe une fois de plus dans le mille avec en vedette le dictateur coréen Kim Jong-il, agitateur orfèvre en bombinette atomique.

Preuve que l’olympisme est bien un alibi politique puisque dès le premier jour il était plus question des deux Corées que de sport olympique.

Du Vert au vert-galant

Nos politiques n’en finissent plus de trébucher sur les histoires de sexe.

On parle maintenant de règlements de compte camouflés entre les partisans de La République En Marche (LREM) et les autres, les déchus de la classe politique.

C’est vrai que les déchus déçus sont nombreux; en marge du jeu politique, ils peuvent être tentés de tirer les ficelles via les médias. On ne compte d’ailleurs plus les politiques recasés dans le journalisme, preuve d’une proximité génétique entre les deux institutions.

Si l’un de mes lecteurs pouvait en dresser une liste…je la publierais.

La dernière affaire, celle de l’ex journaliste et Vert Hulot, révélée par un obscur Ebdo sent le complotisme à plein nez.

Après Baupin, Hulot! Décidément les Verts sont abonnés au vert-galant.

 

Linky…quineur

edfLe service public n’est plus ce qu’il était.

Souvenez-vous « des hommes au service des hommes » des années 70!

C’était la pub de l’EDF qui se voulait citoyenne et pleine de bravitude comme dirait Ségolène.

Gare à Marlène!

Plus personne ne veut entendre parler de ce slogan qui du reste paraitrait machiste aujourd’hui.

EDF est devenu à présent une entreprise à abattre…surtout depuis qu’elle montre d’énormes fragilités financières avec son nucléaire qui peine à convaincre face aux énergies alternatives.

Le service public n’est plus ce qu’il était…ou ce qu’il voudrait être.

La fée électricité est devenue une fée maléfique depuis que le nucléaire est passé par là.

L’atome, c’est comme une grosse cocotte-minute que personne ne peut approcher et que les Etats surveillent comme le lait sur le feu. Plus ou moins bien d’ailleurs.

Alors comme Zorro, Linky est arrivé

Linky, c’est le compteur qu’on a voulu intelligent et capable de tout dire et de tout voir à distance. C’est vrai qu’il a tout de Zorro.

Intelligent pour EDF ça veut dire qu’il permet de tout contrôler à distance sans déplacer un agent EDF renifleur de fraudes, ni même vous déranger.

Les détracteurs de cette merveille ont tout de suite perçu le danger: flicage généralisé des chaumières, atteinte aux mœurs!

Ils ont un peu raison, les détracteurs.

Plus possible de frauder sur sa puissance souscrite (autrement qu’en organisant un branchement pirate), plus de factures estimées source de contestations, plus d’index inaccessibles dans les maisons closes (!) et…suprême innovation: réduction automatique de la puissance disponible si vous êtes indigent et coupure automatique si vous oubliez de payer dans les délais.

De quoi améliorer le solde de trésorerie instantanément, ce que les comptables appellent pudiquement « l’énergie en compteur » consommée mais non encaissée

On comprend pourquoi la fronde s’organise dans les campagnes avec le concours des maires ruraux et plus récemment celui inespéré de la Cour des Comptes.

Linky est devenu Linkyquineur de la France rurale, de la France paupérisée.

EDF de son coté n’a pas vu venir le coup et rame maladroitement pour réhabiliter son Linky qui a été mal vendu, alors qu’il s’agissait en fait, ni plus ni moins, de s’aligner sur les pratiques des opérateurs téléphoniques.

EDF est devenu notre Big Brother national, un exutoire de toutes les rancœurs de ceux qui exècrent la numérisation à marche forcée de la société mondialisée.

Ce qui fait mal aujourd’hui à EDF, c’est sa position de monopole.

Les grands monopoles industriels de l’après guerre se sont tous effondrés pour renaître sous forme d’oligopoles et de cartels mondialisés.

EDF qui au départ était producteur d’électricité pour la France ne se prive pas de s’affranchir de sa tutelle pour aller batifoler chez les voisins  où l’aventure Hinkley de deux centrales nucléaires anglaises risque de nous coûter bonbon tant le naufrage est redouté.

Si l’Etat garde la main sur les manettes de ce mastodonte à la dérive, c’est bien pour lui éviter la faillite et pouvoir mieux nous taxer en cas de malheur.

PS: j’avais déjà consacré une chronique à Linky ici (sous un angle plus technique)

livre en parution Nuclaire, danger immédiat, par Thierry Gadault et Hugues Demeude, 286 pages, Flammarion, 21€.

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