Jour : 29 août 2018

Pas bézef

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Au pied du gros tilleul de Rammersmatt, une bouteille de vodka abandonnée. Vide bien sûr. L’œuvre d’un marcheur échappé du sentier botanique, sans doute…

Je savais que le temps n’incitait pas à la balade.

Je suis donc parti avec l’espoir secret que le temps allait tourner au vinaigre à la pluie.

Gagné!

Au bout de quinze kilomètres, la pluie s’invite.

Ô pas une grosse pluie, juste quelques gouttes éparses.

Pour mesurer le taux de pluie, je compte les gouttes sur le compteur qui fait 16 cm2.

Toutes les dix secondes.

Ça occupe.

Puis j’efface lestement du revers de la main.

Quand je n’arrive plus à compter les gouttes, demi-tour!

Je grimpe à Rammersmatt en quatrième vitesse, puis sous le gros tilleul j’enfile l’imper.

J’ai accompli ma plus courte balade de l’année sur route: 25 kilomètres.

C’est pas bézef comme aurait dit Khalîl Ibn Ahmad Al Farâhîdî.

Barda

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image Gérald C.

C’est toujours une période fébrile pour moi.

La préparation d’un voyage est d’abord une accumulation d’effets de d’objets où il faut arbitrer.

Ce que j’emporte et ce que je laisse.

Bien sûr, on peut partir la fleur au fusil.

Mais là, pas question.

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la préparation d’un voyage à vélo conduit à un amoncellement d’objets et d’effets qui me mettent dans l’embarras

Je me prépare à une razzia de cols transalpins à VTT au départ de Tende.

Sept ou huit jours en refuges itinérants.

préparer son itinéraire, c’est indispensable dès lors qu’on sort des sentiers battus

L’inconnue, c’est le temps qui est de plus en plus facétieux puisqu’il a neigé dans les Dolomites il y a deux jours.

Pas question de solliciter les secours à la moindre alerte comme c’est la mode aujourd’hui.

Il faut être équipé et pouvoir faire face aux aléas.

Nous serons une vingtaine mais je ne compte pas sur l’autre, c’est ma nature.