Jour : 22 octobre 2018

Les potins du lundi

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Jean-Luc Mélenchon, l’homme qui dérange la bien-pensance

Je n’avais rien à vous dire ce matin.

Et puis en cherchant un peu, j’ai rassemblé mes pensées de la semaine.

D’abord le volet politique.

En essayant d’abattre la France Insoumise, politiques, médias et justice se sont pris les pieds dans le tapis.

Le spectacle de Mélenchon toisant les policiers et filmé en direct, du pain bénit pour tous ceux, ils sont nombreux, qui détestent le personnage.

Seulement, il y a eu un coup de trop dans la campagne anti-Mélenchon; celui de la révélation de qui couche avec lui.

Ça rappelle un peu Giscard qui rentre chez lui à l’heure du laitier ou plus près de nous Hollande sur son scooter.

Ce coup bas de Médiapart, anti merluche de toujours, va lui coûter la perte de quelques milliers d’abonnés dont certains fidèles de la première heure.

Médiapart qui rejoint Closer en se vautrant dans la presse-caniveau, le coup est rude pour le journal fondé par Edwy Plenel, lui qui a été victime des écoutes de Mitterrand en d’autres temps lorsqu’il était au Monde. 

Remarquez que la presse française est prête à toutes les compromissions avec les pouvoirs en place…et les oligarchies. Ainsi Marianne, fondé par Jean-François Kahn vient d’être vendu à un jeune magnat tchèque Daniel Kretinsky qui ambitionne déjà de prendre des parts dans le journal Le Monde fondé à la Libération par Hubert Beuve-Méry.

Le journalisme d’opinion est devenu une profession sinistrée prompte à caresser la doxa en place, quitte à oublier ses principes…et ses lecteurs.

Il ne restera bientôt plus que les chiens écrasés à commenter dans nos journaux.

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Le gravage de nos vélos doit bien conduire, in fine, à un certificat et à une base données avec nos noms et adresses. Pour une voiture, ça s’appelle une carte grise. Et pour un vélo, comment doit-on l’appeler?

Venons-en au vélo…

Olivier Schneider a ramé toute la semaine pour dégonfler l’affaire des cartes grises pour vélo.

Olivier Schneider, c’est le Président de la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB).

Il a pas eu de chance, Olivier.

Il m’a même écrit pour qu’on en parle ensemble.

Incarnant une forme décomplexée du vélo en ville, il a voulu faire plaisir aux pédalants que nous sommes et qui se font piquer trop souvent leur bécane.

En glissant à l’oreille du Ministère des Transports que le Bicycode est une idée lumineuse pour ne plus se faire piquer nos demoiselles, Olivier Schneider a cru qu’il aurait une écoute au moins aussi efficace que le 80km/h suggéré à Edouard Philippe par Emmanuel Barbe de la Sécurité Routière l’été dernier.

Le problème, c’est que tout le monde (ou presque) s’en fout du Bicycode et ce qu’a retenu le Ministère et la Presse, c’est qu’on allait enfin pouvoir ficher tous les cyclistes dans un méga-base de données.

C’était oublier que parmi nous, il existe une frange de cyclistes libertaires non négligeables qui voient d’un très mauvais œil la perspective d’être fiché par la police.

On connait la chanson « on n’a rien à se reprocher, donc pourquoi pas? »

En 40 aussi on a dit ça à une certaine catégorie de notre population!

Youpie, une carte grise pour vélo!

Sûr que tous les bagnoleux qui exècrent le vélo en ville se sont réjouis à l’idée qu’on allait enfin faire la peau aux cyclistes qui grillent les feux et les stop.

Sur ce coup là, la FUB s’est un peu prise aussi les pieds dans le tapis roulant.