Jour : 17 octobre 2018

Nuitamment

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Avant le coucher, tisane? promenade du chien? carré de chocolat?

Non, vélo!

J’enfile ma chasuble rétro-réfléchissante et je pédale.

Ce soir là, j’ai fait quinze bornes.

Je quitte l’agglo et aussitôt la masse d’air se fait frisquette sur mes jambes nues.

Mon phare assure un champ de vision suffisant.

Le seul écueil viendrait des bas-cotés si un animal surgit.

Justement dans le virage, je dérange un renard qui s’éclipse le long du Leimbach.

A Aspach, je coupe le phare, je redeviens urbain sous les lampions.

Puis je pousse jusqu’à Cernay.

Le long de Saint-André, les voitures s’écartent et ralentissent, preuves que je suis vu.

Je passe sous le tunnel de la gare.

La remontée à Vieux-Thann par la piste de la Thur est sinistre.

J’ai mis la capuche, ma burqa de cycliste intégriste.

Pour agrandir mon champ de vision dans les virages, je progresse en dent de scie le long de la courbure.

Le mieux serait en plus le phare de casque.

 

 

 

Saint-Dié-des-Vosges, clichés

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Un peu d’Eole, un peu de Calder, beaucoup de ferraille. Je ne sais pas qu’en penser
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J’adore ce télescopage de choses hétéroclites, ce panneau Michelin, cette évocation de la guerre, ce deux roues abandonné et ce museau de TGV déjà antique
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En attendant le train, un jeu de croquet sous les arceaux?

J’ai arpenté les rues, longé la Meurthe.

Remontant la rue Thiers, j’ai contourné la cathédrale pour monter sur les hauteurs.

Mais je n’ai rien vu.

Des voix de femmes s’échappaient là-haut près de l’orgue, puis les premiers accords d’un cantique ont raisonné.

Reconstruite après 1944, l’édifice est massif. Il pourra rassurer les chrétiens.

Le Festival de Géographie est terminé.

Je ne verrai rien du petit jardin chinois encore signalé le long du fleuve.

Le long du quai Sadi Carnot, j’emprunte la passerelle face à la rue Maurice Jeandon.

Aussitôt les canards rappliquent dans l’espoir d’une friandise.