Jour : 1 octobre 2018

Week-end chez nos voisins

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La culture vélo allemande commence là, devant ce feu piéton ET vélo. En France, ce signal est méconnu, on tergiverse pour faire admettre qu’un vélo qui traverse n’a pas les mêmes droits qu’un piéton vis à vis des voitures: il faut descendre de son vélo pour traverser

Imaginez deux villes distantes de cinq kilomètres qui s’unissent et forment une agglomération de 80.000 habitants; c’est le cas de Villingen-Schwenningen en Forêt-Noire.

Aucune chance que cela advienne en France, c’est comme si on voulait fusionner Thann et Vieux-Thann qui se touchent, pourtant.

ô grand jamais!

Je me suis donc offert un week-end en Forêt-Noire.

A Donaueschingen en passant par Titisee, à Bad-Durrheim, à Triberg et donc à Villingen-Schwenningen.

Du vélo uniquement à Villingen.

Titisee, le lac, les coucous et la clientèle asiatique.

C’est réducteur pour qui ne sait pas voir, mais d’un clin d’œil, je m’arrête sur ce qui surprend mon regard.

Passons!

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Donaueschingen, Église baroque Sankt Johann. Impossible d’y échapper!

A Donaueschingen, c’était jour de mariages.

La future mariée attire les regards; elle est belle dans sa robe blanche toute brodée et son foulard discrètement ajusté.

Devant le Musée d’Art Moderne rutilant, sur les bords de la Brigach, ses deux amies lui tiennent compagnie, tandis qu’un groupe de jeunes hommes sont réunis pour la prise de photos-souvenirs sur les marches de l’édifice.

Puis le cortège de grosses berlines a traversé le cœur de ville dans un concert de klaxons en direction du restaurant italien du club de golf.

La communauté turque du Bade-Wurtemberg est pleine de jeunesse et d’allégresse.

Le Président turc Erdogan n’oublie pas ses résidents extérieurs, il est venu cette semaine inaugurer la toute nouvelle mosquée de Cologne.

Étonnante Allemagne!

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La quiétude allemande dans le parc de Donaueschingen

Puis, j’ai repris ma marche dans le Fürstenbergischer Park le long de la Brigach.

De larges allées où cohabitent piétons et cyclistes.

A neuf heures, deux degrés en ce dimanche 30 septembre à Villingen-Schwenningen

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La selle de mon cheval en aluminium est toute mouillée par la rosée du matin.

Il grelotte.

Et moi aussi.

Je n’avais rien préparé, je me suis donc fié à la signalétique abondante.

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Je pars de Kneippbad à l’ouest de Villingen et je longe la Brigach en bordure de la Germanwald

Admirons le pavage des voies.

Les Allemands sont orfèvres en chemins et trottoirs pavés, un travail méticuleux qui doit coûter bonbon…

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Une signalétique allemande pour randonneurs à pied ou à vélo.

Se perdre en forêt? difficile à admettre quand on considère le luxe de la signalétique.

L’Allemand aime la nature, il la bichonne et la nature sait lui rendre.

Je relativise car il s’agit du Bade-Wurtemberg et je ne connais pas les autres lands.

A force de longer la Brigach, je cherche à grimper dans la forêt voisine.

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Je vais prendre l’Oberhausweg. Des panneaux comme ceux-là en relief et en bois, c’est déjà des œuvres d’art
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au bord du Weiherweg

Puis je reviendrai au bord de la rivière.

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prise d’eau du moulin

 

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la piste est libre, y compris en traversant Feldner Mühle qui est aussi un centre de loisirs équestre. Je ne sais pas traduire Sonntag ist Bewirtung? (dimanche accueillant?)

Puis j’irai faire un tour en ville.

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J’ai repris la route en voiture.

A Triberg, je me suis délesté de cinq euros pour avoir le droit de monter le long des cascades.

Cinq bus de touristes patientent au carrefour…

Chemins goudronnés pour touristes en tong.

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les cascades de Triberg, chemin goudronné pour touristes.

Cinq caisses cernent les lieux.

A Kasse-Kenzele, on peut acheter des cacahuètes, un euro, pour les écureuils.

Je n’en ai pas vu.

A faire une fois!

Comme disent les Belges

 

 

 

 

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Les potins du lundi

Depuis janvier dernier, la pluie s’est faite discrète (Thann/tempête Eleanor)

Le cycliste vit au rythme des saisons.

A la ville comme à la campagne, il s’expose aux aléas climatiques, ceux de la pluie, du vent et du froid.

Pour la chaleur, on a déjà donné cet été avec cette canicule que les pouvoirs publics hésitaient à nommer.

Trop de mauvais souvenirs sans doute!

Pour la pluie en revanche, aucun problème, le cycliste ne connait plus l’imperméable et les marchands font grise mine.

Comme ceux qui vendent des parapluies.

La sécheresse est telle que tous nos petits cours d’eau le long des collines sous-vosgiennes sont à sec.

Triste décor!

Nos voisins du Territoire sont en restriction sévère et les professionnels doivent fermer leurs commerces de lavage-auto, sinon 1500 euros d’amende, m’a t-on dit.

La Haute-Thur est aussi souffreteuse, certains réservoirs sont ravitaillés par camions.

L’Alsace (la plaine) se sent forte avec sa nappe phréatique gigantesque comme si elle était assise sur un coffre-fort.

Un coffre-fort?

Oui, car l’eau douce de la planète fait défaut partout jusqu’à ces grands lacs que la cupidité a asséché.

Il nous reste donc à attendre le froid…s’il arrive un jour.

Ressortir les cuissards longs et les gants « à doigts ».

On a encore du temps devant nous.

Die weltgrößte Kuckucksuhr im Schwarzwald

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Après 48 heures passées en Forêt Noire, je rapporte dans ma besace un paquet de pixels d’images fixées sur le silicium.

Ainsi passe le temps.

Il y a vingt ans, on aurait dit des kilomètres d’images fixées sur la pellicule.

Je vous raconterai ce la plus tard.

On commencera par le Kuckucksuhr

Le coucou (Kuckucksuhr) made in Germany de Titisee, vous y croyez vous?

Moi, j’ai du mal…sauf si je voyais de visu les travailleurs s’atteler à monter ces bijoux romantiques au fond des vallées de la Schwarzwald.

Même si le coucou de Forêt Noire semble plutôt trouver son berceau ou son nid à Triberg, des importateurs asiatiques ont du trouver matière à s’intéresser à l’heure allemande.

Les petites étiquettes blanches font partie du décor, juste pour nous rappeler que le coucou de la Forêt Noire peut atteindre jusqu’à deux mille euros avec un mécanisme qui, je le présume, n’a rien de Suisse.

Ce qui est amusant, c’est de voir la clientèle asiatique qui se presse dans cette boutique.