Jeanne à Vals-les-Bains


Jeanne à vélo passe ses vacances en Ardèche. Mais il ne se départit pas de son œil de cyclologue urbain.

N’accablons pas Aubenas ou Vals-les-Bains: leurs efforts pour rendre la ville cyclable sont semés d’embûches dans lesquelles sombrent corps et âmes les concepteurs d’ouvrages.

Des voiries étroites où l’on ne veut surtout pas mécontenter l’auto et des piétons qui font les frais de trottoirs partagés.

Voila de quoi nous sommes capables en ville! Tant que le législateur ne mettra pas fin à ce dogme du tout voiture en ville là où il n’y a pas de place, on ne s’en sortira pas. Pourtant les solutions existent:

  • laisser sa voiture à l’entrée de la ville et mettre des transports en commun gratuit
  • supprimer les places de stationnement
  • généraliser les voies uniques centrales banalisées

Dépenser autant de fric public et aboutir à des résultats aussi nuls et bâclés, c’est notre lot quotidien d’infamie. On se demande encore à quoi servent les recommandations du CEREMA.

Si vous êtes féru de vélo en ville, lisez le billet de Jeanne à vélo .

7 réponses sur « Jeanne à Vals-les-Bains »

  1. Lorsque tu dois demander le passage à trois ou quatre piétons (fraîchement descendus de leurs bouses à moteur) qui occupent l’intégralité du cheminement piéton et cyclable, ceux-ci sont surpris, voire énervés.
    Lorsque ceux-ci, remontés dans leurs merdasses à moteur doivent ralentir car plusieurs cyclistes ne roulent pas en file indienne dans les graviers du bas-coté pour leur laisser respectueusement le droit de rouler à toute allure, alors, ils sont scandalisés car les cyclistes, ils doivent, ils doivent, ils doivent . . . . . . .

  2. Merci. J’espère que mon billet ne laisse pas entendre que je jette la pierre trop sévèrement aux communes concernées (qui ont au moins l’immense mérite d’afficher des ambitions cyclables fondées sur des arguments solides).

    Il y a notamment du côté de la rue de l’église à Pont d’Aubenas peut-être des considérations techniques qui m’échappent (je ne travaille pas dans le VRD). Je souhaiterais presque que ce soit le cas !

  3. L’Ardèche, c’est le pays de l’Ardéchoise non ??!!
    En alsacien : Ka ma nur ?! (peut-on seulement faire des trucs (aménagements) comme ça ?)

  4. Faire du vélo en Ardèche est somme toute agréable car les cyclistes y sont respectés (contrairement à un autre département mitoyen situé au sud de celui-ci) En vélo-sacoches j’ai eu l’occasion de « retarder » des bus de lignes régulières et effet indirect de l’Ardéchoise lorsque l’autocar a pu me doubler j’ai eu un amical salut du chauffeur. Dans les villes quelque soient les départements il est vrai que de plus en plus « d’aménagements cyclables » relèvent d’un vrai parcours de gymkhana ou d’une pratique de vélo de cirque. Le plus gros problème de ces semblants d’aménagements c’est que lorsque vous ne les empruntez pas parce que vous êtes en ballade longue distance -ou en tandem- les « caisseux » ont de plus en plus tendance à vous rappeler que sur la chaussée vous n’êtes pas à votre place. Par contre dans la Drôme du coté de Crest dernièrement j’ai vu quelque chose d’osé (D93). Je ne sais pas si ça marche mais rien que pour avoir essayé il faut remercier le CG26. Sur cette départementale pas plus large que d’autres deux bandes cyclables généreuses ont été crées et la partie centrale réservée aux voitures ne permet plus le croisement. De fait pour croiser les voitures ralentissent, empiètent sur la bande cyclable s’il n’y a pas de vélo et accélèrent après. C’est surprenant mais si je me fie à l’impression que j’ai eue lorsque j’y suis passé ça a l’air de fonctionner du moins avec les usagers de la route avec qui j’ai partagé les m2 de macadam ce jour là. Bon cette départementale est doublée sur l’autre rive de la Drôme par une ex-nationale rouge et peut-être que cet aménagement re-aiguille une partie du trafic sur l’ex-nationale mais c’est aussi une solution pour remettre les voitures à leur place.

    1. Oui la chaussée à voie centrale banalisée est une généralité aux Pays-Bas. L’avantage est la réduction drastique de la vitesse des voitures obligées de mordre sur la bande cyclable pour se croiser

  5. Je crois que c’est ce qu’on dénomme aussi parfois la « chaucidou » (chaussée pour les circulations douces); il y en a aussi en Suisse ( » Kernfahrbahn »). Mais il doit quand même y avoir des recommandations importantes : du genre aménagement réservé pour des voies où la vitesse est limitée (à 50 km/h ?)
    https://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2019/01/03/que-penser-des-chaucidou
    http://velobuc.free.fr/kernfahrbahn.html

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