Jour : 2 juin 2020

La belle montagne

Je suis monté avec confiance.

Opiniâtre restait derrière pour le cas où un coup de mou surviendrait. Mais non!

Dans la boucle serrée qui descend du Hundsrück au plan Diebold Scherrer, il y a les marques de la collision entre une moto et une voiture survenue dimanche.

Ce virage là surprend dans la descente.

Beaucoup de monde sur nos routes. Pas rassurant pour le vélo.

https://www.openrunner.com/r/11410413

Demain grosse pluie attendue.

Etes-vous VAE?

La Rolls du VTT, le Pivot à 9000 euros. Quand on aime on ne compte pas.

Il faut bien que j’en parle puisqu’on le rencontre de plus en plus.

A la ville, à la campagne, à la montagne. C’est à la montagne que j’en rencontre le plus. Ce n’est pas mon domaine, mais on se côtoie dans les enseignes et sur les chemins. Ne cherchons pas la supercherie même si le champion de VTT Julien Absalon s’est mis au guidon des VAE Moustache et en assure la promo, il faut admettre que le VAE est une autre discipline qui fait fureur dans le monde du vélo.

Deux types d’usagers…

  • les cyclistes qui abandonnent le muscu pour le VAE (muscu pour musculaire) Je sais, muscu, ça fâche certains, souvent ceux qui mutent pour raisons médicales et qui ne peuvent faire autrement et d’autres qui mutent par intérêt. Ils mutent par intérêt, je n’irai pas jusqu’à dire par faiblesse, pour se lancer dans de grands défis sans gloire qui les assurent de rentrer après des dénivelés de oufs, c’est bien leur droit. Même s’ils ne font pas la meilleure pub auprès des marcheurs du Club Vosgien.
  • les nouveaux venus au vélo. Ceux-là spontanément se lancent à corps perdus dans le VAE, persuadés qu’ils ne sont pas faits pour se faire suer le burnous. Le vélo, c’est dur. Surtout au début. On a vite mal aux fesses, aux jambes, et ailleurs pour peu qu’on ait acheté un vélo pas à sa taille. Je les comprends les nouveaux venus, ils n’ont pas envie d’attendre, ils veulent tout de suite goûter aux cimes. C’est bien leur droit aussi.

Faut dire que le marché en a fait son nouveau fonds de commerce.Le VAE, c’est souvent ce qui va maintenir en vie l’artisan du vélo. Sur un VAE, on « marge » un max et on flingue du matériel. Des chaines, des batteries et de l’électronique qui n’aime pas l’eau. Alors forcément, le client revient vite.

La cohabitation?

Méfiance, le VAE est une autre discipline qui ne se mélange pas facilement. D’abord parce que quand on pousse le muscu dans les cailloux, le VAE vous propulse en haut…et on vous attend avec compassion.

Alors ne pas s’aventurer avec n’importe qui!

J’ai été d’une mauvaise foi évidente, je le confesse. Ce n’est pas grave car dans le VAE, il n’y a aucune morale à rechercher. Juste le plaisir de se déplacer sans bruit.

Outil de déconfinement

J’ai vu le combat désespéré des libraires dans la presse quotidienne pour sauver leur marché. Bisey à Mulhouse notamment. Mais Bisey ne m’aurait jamais apporté un livre, confiné à 20 km de la ville.

Je n’avais pas non plus l’intention d’aller à Leclerc au rayon culture pour m’entendre dire « on peut vous le commander »…et « vous l’aurez dans trois semaines ».

Idem pour Amazon, les services de livraison bloqués, englués, obstrués.

J’ai donc choisi la solution de facilité. L’instantanéité. La liseuse. Ils sont plusieurs à se battre sur le marché, j’ai pris Kindle vendu par Amazon.

Une fois ce produit en mains, vous n’avez plus qu’à lire. C’est de l’encre électronique par de l’écran rétroéclairé comme les smartphones.

Il y a des petits plus qu’on n’a pas avec le livre papier. Le poids toujours le même, ultra-léger combien même votre bouquin ferait sept cents pages. C’est le cas de l’Année du Lion de Deon Meyer que je viens d’avaler en quinze jours. Ses prémonitions l’inquiètent, je vous le recommande, il se lit comme un thriller.

Le prix. Souvent moins cher si l’on ajoute l’envoi et les livraisons qui se font attendre…

La liseuse peut stocker environ 1000 livres avec ses 4 Go. Bien plus que ma bibliothèque! Elle se transporte facilement avec vous et elle comporte un accès lexicographique sur termes que vous surlignez. Elle se rallume à la page laissée en dernier. Et puis on choisit à son goût la mise en page, les temps de lecture à venir, la taille du texte, la luminosté,…et on pose le doigt en bas pour « tourner » la page.

De Luca, c’est ma génération et j’ai tout de suite aimé dès les premières pages le climat napolitain

L’autre plus, c’est l’achat « coup de cœur ». Vous venez de lire une bio, d’apprendre une parution, et hop c’est téléchargé immédiatement sur la liseuse.

La liseuse vous permet de devenir un ogre de lecture.

J’ai laissé de coté les professions intermédiaires, les libraires, les imprimeurs. Les éditeurs? oui, ils survivront puisqu’ils sont les promoteurs des écrivains.

Quoi de neuf? j’ai terminé l’Année du Lion et j’ai aussitôt téléchargé De Luca avec son Montedidio.

Un petit dernier en liseuse!

Moi aussi je suis en liseuse.4.99€ pour se remettre au vélo