Jour : 8 juin 2020

Comment perdre son surpoids?

Trinquer mais avec modération

Voila cinq mois que j’ai repris mon régime « minceur » avec l’aide de Yazio. Yazio ne vous dicte rien, il compte juste les calories ingurgitées…et vous discipline. Un type comme moi doit tenir le coup avec 1850 kilocalories journalières…auxquelles il est permis d’ajouter les calories dépensées en exercice physique. Par exemple courir une heure vous offre un bonus de 450 kcal.

Parmi nous, beaucoup ont la force de caractère suffisante de se contrôler sans aucune aide extérieure. Moi pas! j’ai un fin cordon bleu à la maison, cela explique peut-être cela et je tiens à rester un commensal fidèle.

J’ai fait la présentation de Yazio en 2018 et mon billet a encore du succès puisqu’il figure parmi les plus lus encore aujourd’hui.

Ne nous racontons pas d’histoires: pour maigrir il faut de la volonté et parfois trouver des astuces pour faire la jonction entre deux repas. Comme boire de l’eau.

La sensation de faim c’est souvent une question de mal-être et c’est autant dans la tête que dans l’estomac.

C’est contre ça que je lutte en permanence, vaincre une boulimie naturelle faite de grignotages, une tendance compulsive qu’on paie cash sur le vélo…et aussi si vous faites du jogging où le facteur surcharge est encore plus pénalisant.

Je sais que parmi mes lecteurs, il est des sportifs disciplinés qui n’ont naturellement aucun problème de surpoids ou alors que le surpoids ne dérange pas. Le surpoids se mesure avec l’Indice de Masse Corporelle dès lors qu’on dépasse 25.

On calcule l’IMC en divisant son poids par sa taille (en mètre) au carré (P/TxT)

Un IMC normal, c’est de 18 à 25….l’obésité commence à 30.

Je ne fais la leçon à personne car je sais que l’obésité est source de souffrances chez certaines personnes dont le métabolisme est déréglé . Notre poids est souvent à l’image de la société, de la malbouffe et génère toutes sortes de maladies, cardiaques, vasculaires, articulaires, le diabète ,…et le reste.

La pratique d’un sport est un argument « de poids » pour éviter le surpoids mais il déglingue aussi pas mal le corps lorsqu’on en abuse. J’ai des problèmes articulaires qui ne doivent pas être étrangers au sport.

Je sais aussi que si vous rentrez affamé du votre sortie vélo, mieux vaut faire gaffe à ne pas se vautrer dans le pot de rillettes ou de confiture!

Le 2 janvier 2020, catastrophe: mon IMC est à 27.9. J’ai fait semblant de ne pas le voir arriver, j’ai oublié jusqu’au jour où j’ai dit stop.

Le programme Yazio gère toutes sortes de paramètres comme le poids, le nombre de pas, les calories brûlées, les vitamines,…

Avec Yazio, j’ai donc déclenché le signal d’alarme au lendemain des fêtes de fin d’année, la période était propice! Et j’ai mesuré tout ce que je mangeais, converti en kilocalories, en protéines, en glucides, en lipides. Un travail avec la balance à coté de soi qui vous permet de manger moins vite pendant que vous pesez et qui vous apprend à gérer la fin du repas quand on voit le seuil haut approcher. Choix cornélien: fromage ou tarte?

Mon toubib est beaucoup moins compliqué, il m’a dit « réduisez la taille des assiettes ». Pourquoi pas!

Moins 10 kg en 5 mois. Suivre la décroissance de son poids quotidiennement, une nécessité incontournable

Cette semaine, je vois le bout du tunnel, mon IMC est à 25.5 et j’ai perdu 10 kg.

Je suis passé de 83.5 kg à 73,5 kg. Pour atteindre l’IMC de 25, je devrais encore perdre 1,5 kg.

Le plus difficile sera après: garder ses bonnes habitudes alimentaires!

La vélorue, un nouveau concept

Mulhouse (image Cadres)

Le CADRes Mulhouse consacre ce matin sur son site un article à la Vélorue.

On peut y accéder ici

Ce nouveau concept de mobilités urbaines vise à donner la priorité aux cyclistes dans certaines voies, les voitures devant rester derrière.

Dit comme ça, voila de quoi faire rugir les moteurs des 4×4, SUV et autres turbos coincés derrière. C’est un peu comme les sas au feu rouge mais là il est question de circuler à vélo devant les voitures.

Je vous le dis tout net, je n’aimerais pas me trouver sur ma bécane derrière un cortège d’automobilistes vociférants. Mais l’objet de la Vélorue semble séduisant puisqu’il s’agit d’inverser la tendance en faveur du vélo et tout en favorisant la baisse de la vitesse.

A Mulhouse, l’avenue Kennedy et l’avenue de Colmar s’apprêtent à devenir Vélorues. Des avenues nullement indiquées à le devenir puisque comme le soulignent mes confrères du CADRes la vélorue est une rue à faible circulation de voitures.

A Thann, on pourrait imaginer que la rue de la Paix, la bien-nommée, devienne la première Vélorue de la ville.

Les potins du lundi

mai 68.

Alors?… c’est comme avant?…

Presque! En province, comme on dit dans les grandes métropoles, le virus ne fait plus beaucoup parler de lui. On ne sait pas si les jardins sont ouverts. Il suffit de constater les lambeaux de guidoline qui flottent au vent abandonnés par les services municipaux pour s’interroger. Est-ce ouvert? ou pas?

Après tout, je m’en fous, j’ai repris ma vie d’avant. Vexé d’avoir du me plier à ces injonctions attestant de mon bon comportement citoyen pendant des semaines. Quand d’autres se trouvaient ici ou là selon leur bon vouloir sans être inquiétés. C’est une humiliation citoyenne rentrée qui tôt ou tard rejaillira.

Je ne dirai pas « tout ça pour ça », mais il subsiste des doutes parmi la population. Si les morts affreuses et en nombre sont incontestables, les dégâts « collatéraux », l’immense recul de notre économie, les milliers de défaillances et d’emplois perdus sont un prix cher payé.

Voila maintenant comme un contre-coup, la société qui se venge.

La reprise des mécontentements, des contestations, des incivilités en tous genres. Pour le pouvoir, le désaveu persiste. Il n’a pas été à la hauteur, on le sait déjà, mais il ne peut que continuer à ne pas l’être.

Comment changer de politique avec une démocratie libérale et mondialiste qui délibérément a choisi de basculer par-dessus bord nos dogmes? Ceux des services publics à l’abri des surenchères mercantiles? ceux de la santé qui protègent au lieu de sabrer dans les effectifs, les lits, les moyens?

Oui, la société se venge.

En ordre dispersé! Les voyous excellent, jettent leurs ordures n’importe où, mieux qu’avant depuis que les masques jetables rivalisent sur nos routes avec les emballages de McDo. Les motards ont été les premiers de cordée à gravir nos cimes vosgiennes dans un grand raout pétaradant. Comme avant et même mieux!

Mais le plus insidieux n’est pas là.

Oui, le plus insidieux c’est cette sorte de silence qui s’installe autour du traitement des soignants. Encouragés chaque soir, reconnus pour leur dévouement, réhabilités dans leur statut, le gouvernement tergiverse; non il n’est plus question d’ouvrir les vannes budgétaires en grand afin de rattraper les écarts avec nos voisins. Cet abus de confiance de l’Etat restera dans les mémoires.

L’école est finie. Les enseignants semblent débordés par la vague de désaffection et le ministère peut peu d’ici fin juin. Revenez au moins un jour en juin déclare le ministre. On se pince pour entendre ça. L’énorme machine de l’Éducation semble à l’arrêt au milieu de l’océan. En panne de moteur.

Venons-en à cette nouvelle vague de protestations qui prend de court nos mesures de précautions sanitaires. Celle de la contestation contre le supposé racisme policier.

Pas facile d’en parler lorsqu’on est blanc et qu’on n’a pas connu de traitements circonstanciels appliqués à son statut de « nègre », de « black », de « clodo », de « pute », voire même de voyou. Moi qui suis un citoyen « de base », je subodore. Subodorer n’est pas une preuve. Je subodore cependant un climat relatif à notre histoire politique et sociale. La France n’est pas bien placée pour donner des leçons d’anti-racisme en dépit de son histoire révolutionnaire.

Qui peut douter aujourd’hui qu’on ne parle pas dans la police de viet, de jaune, de black, de pédé, de basané,… pour désigner des citoyens sous une forme qui implique des traitements différenciés et les stigmatiser, voire plus, d’une façon ou d’une autre avec le consentement tacite de la hiérarchie?

Il serait intéressant de voir comment sont recrutés nos policiers et les valeurs qu’on leur enseigne.

L’esclavage auquel la France a activement contribué, son passé colonialiste, ses ratonnades au moment de évènements d’Algérie sont dans les esprits. Au moins dans le mien. Souvenons-nous qu’en Afrique coloniale, seul le blanc votait, loin de l’Égalité affichée par la République!

On n’en a pas terminé avec nos vieux démons coloniaux. Le communautarisme, qu’on nie, est pourtant là dans la République, il faut en convenir et il est le résultat de chocs culturels permanents. L’assimilation ne s’est pas faite comme on aurait pu le souhaiter. Alors la police a fatalement à faire face dans ses rangs à une rémanence de nos comportements passés.

Ça ne nous excuse pas.