Jour : 6 juin 2020

Néo-Tudor

La filature Gast d’Issenheim est devenue une pizzeria

Je suis retourné à la filature Gast à Issenheim avec sa façade extravagante, bien conservée, de style néo-Tudor. Les lieux ont été transformés en restaurant.

Le reste, c’est du vélo de plaine pour éviter autant que possible les bruines des collines.

J’ai poussé jusqu’à Ensisheim, puis je suis revenu par Soultz.

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Le Saint Népomusk d’Issenheim a fière allure
Seuls les habitués du lieu sauront dire où se trouve ce cycliste, à moins que vous soyez perspicace…
Encore un dos d’âne non réglementaire qui nous martyrise le dos. C’est à Cernay. Cet itinéraire est pourtant bien commode pour éviter de passer au centre-ville.ici le rampant fait tout au plus 50 cm.Les automobilistes ont trouvé la parade aux carters qui tapent: les SUV. Voila comment deux conneries s’accumulent!

Un ralentisseur doit avoir un rampant compris entre 1m et 1m40 et ne pas dépasser 10 cm de hauteur. La plupart des ralentisseurs sont non conformes.

Voir mon article à ce sujet

Le problème avec les ralentisseurs, c’est que les usagers n’arrivent pas à attaquer la puissance publique comme dans bien d’autres domaines.

Au retour, je suis un peu humide. Ce qui me fait enrager, c’est de ne plus pouvoir retirer mes chaussettes mouillées en restant sur un pied. C’est l’âge!

Et en plus je rentre en boule. Je rencontre le fondateur des chiens-guides de Cernay avec son Golden, je discute, je repars, une voiture me cède le passage en quittant la piste, mon pied dérape de la cale et je me prends un grand coup de pédale dans la cheville. Je termine la traversée de la rue à califourchon sur le cadre. Très agréable!

Roseanna

J’ai vu une femme dans une piscine. Alors je l’ai acheté. Pas la femme, le roman de M.Sjöwall et P.Wahlöö.

Vous avez vu? les auteurs ont des noms de meubles Ikéa. Normal, ils étaient Suédois. Ecrire une série d’umlaut à chaque nom est une torture.

Bon, j’achète souvent un bouquin sur un coup de cœur, une couverture bien faite, un titre accrocheur.

Mais là, je me suis méfié. Je voulais suivre une ligne de lecture, un cheminement de pensée, comme une route à vélo. Découvrir des auteurs étrangers qui marquent leur temps. Le temps qui passe maintenant que le grand bout de ma vie est déjà derrière.

Avec la pandémie, j’ai voulu lire les romans « d’épidémies ». J’ai commencé avec Camus et « sa » Peste à Casablanca. J’avais déjà lu avant Giono. Puis je suis passé à L’aveuglement de Saramago, un portugais. Pandemia de Thilliez? j’hésite, c’est un gros truc à avaler. Finalement je suis passé à L’année du Lion de Deon Meyer, un Sud-Africain avec un nom alsacien. L’année du lion se lit comme un roman policier, il y a du suspense tout le temps et retenir tous les noms des intrigants n’est pas difficile.

Puis je suis sorti de ma pandémie. Faut bien!

J’ai poursuivi avec l’Italien Erri De Luca et son Montedidio. C’est la vie napolitaine et sa pauvreté au lendemain de la guerre. Très humain, un livre d’espérance. Presque un conte.

Et maintenant?

Comprendre la fameuse social-démocratie suédoise décortiquée par ceux qui l’ont vécue de l’intérieur avant qu’elle ne plonge dans le grand bain capitaliste. Tout ça est romancé dans une dizaine de polars dont Roseanna est le premier de la série. Mieux vaut commencer par le début lorsqu’on ne sait pas où l’on met les pieds.

Avec le clic chez Amazon, le livre est déjà là. Instantanément sur ma Kindle.

Je sais que les puristes de la lecture trouveront la liseuse offensante sur le plan des principes. Mais j’ai déjà tout dit à ce sujet.